le VPH ou virus du papillome humain

Des maladies transmises sexuellement, le VPH ou virus du papillome humain est certainement un des plus fréquent au Canada et dans le monde. Les hommes et les femmes peuvent être infectés par le VPH. Le groupe de personnes qui semble le plus affecté se situe autour des 15 à 25 ans.

Plus de 100 génotypes de papillomavirus (VPH) ont été identifiés, dont une quarantaine qui infectent la zone génitale et dont certains peuvent causer des cancers et d'autres des lésions cutanées (comme des verrues anogénitales « végétations vénériennes », les verrues vulgaires et les verrues plantaires des pieds et des mains).

Cette infection est transmise lors de relations orales vaginales ou anales, ou lors de contacts intimes avec la peau d'une personne infectée. Il existe des cas rares de transmission de la mère à l'enfant lors de l'accouchement.

Virus du papillome humain

On estime à 75 % le nombre de femmes et d'hommes qui auront au moins une infection au VPH durant leur vie. Heureusement, 90 % des personnes en bonne santé seront capables de l'éliminer grâce à leur système immunitaire.

Quatre types seulement de VPH causent 70 % des cas de verrues génitales (types 6 et 11) et la plupart des cas de cancer du col de l’utérus (types 16 et 18). Deux vaccins qui aident à prévenir l’infection à certains types de VPH offrent une protection contre 70 % la plupart des cancers cervicaux et. 90 % des verrues génitales. Les types de VPH 16 et VPH 18 provoquent aussi des cancers de la bouche et du pénis. Le VPH 16 est particulièrement responsable du cancer de l’anus.

Symptômes du virus du papillome humain :

Une majorité des personnes infectées au VPH ne montrent aucun signe d'infection ou elles peuvent se manifester quelques semaines ou quelques mois après un contact avec une personne infectée . Les verrues anogénitales (ou condylomes) peuvent être petites ou grosses, plates ou bombées, simples ou multiples. Quelquefois elles ne sont même pas visibles. On détecte plus facilement celles situées à l'extérieur du vagin, autour de l'anus ou sur de pénis. Elles ne sont pas généralement cause du cancer de l'utérus, mais une cellule inactive peut devenir active et se transformer en cellule cancéreuse.
Chez l'homme l'infection se manifeste par l'apparition de verrues sur le pénis, le scrotum, l'anus, le rectum ou dans l'urètre.
Les virus du papillome humains sont également associés aux cancers du pénis, de l’anus, de la vulve, du vagin ainsi que de la cavité buccale et de la gorge. Pour la transmission du VPH chez les couples du même sexe, les mêmes critères de symptômes et de dépistage doivent être utilisés.

Dépistage :

Au cours d'une étude à répartition aléatoire à laquelle ont participé 10 154 femmes âgées de 30 à 69 ans, on a démontré que le test de dépistage du VPH visant à détecter le cancer du col de l'utérus et ses précurseurs offre une sensibilité significativement supérieure à celle du test cytologique, et une spécificité légèrement inférieure.
Malgré son succès comme méthode de dépistage du cancer, le test Pap présente un certain nombre de limites importantes; en effet, on a rapporté que ce test cytologique permet de déceler correctement de 34 à 80 % des cas de lésion précancéreuse, tandis que le test de dépistage du VPH a une sensibilité de 95 % à cet égard. Le test de dépistage permet la détection des VPH à risque élevé, lesquels sont les principaux responsables du cancer du col de l'utérus. Il est offert au Canada, mais seulement dans certaines régions. Même si le test du dépistage du VPH est offert, le test Pap est utilisé pour déterminer si la femme est à risque de mutations précancéreuses ou cancéreuses des cellules du col utérin.

Conclusion : Les stratégies intégrant le dépistage du VPH sont non seulement plus efficaces que le dépistage uniquement basé sur la cytologie, mais elles sont aussi très rentables. Les stratèges provinciaux devraient donc songer à les intégrer dans les lignes directrices actuelles sur le dépistage du cancer du col utérin.

Les femmes prélèvent leurs propres spécimens vaginaux à la clinique en utilisant un coton-tige qui est plus mince qu’un tampon vaginal.

La plupart des femmes ne trouvent pas ces prélèvements inconfortables. Chez les hommes, le prélèvement de cellules épithéliales sur la peau du pénis pour dépister le VHP est une méthode très sécuritaire.

Traitement du VPH :

Les condylomes génitaux doivent être traités par un médecin. Tous les partenaires sexuels doivent être aussi examinés par un médecin.
Les traitements médicaux comprennent la cryothérapie (qui consiste à utiliser l'azote liquide), le courant électrique, le laser où l'on utilise un faisceau laser ou des lumières intenses pour détruire les condylomes), la pommade d'imiquimod (crème Aldara). C'est une pommade que le patient ou le médecin applique sur les condylomes génitaux externes et sur les condylomes péri anal. L’imiquimod a montré une efficacité relative dans les dysplasies génitales avec une réponse complète dans 50% des cas seulement. L'interféron, un médicament antiviral , sous forme d'injection ou de pommade.

Protection et prévention :

Santé Canada a homologué deux vaccins pour prévenir les infections causées par les types les plus courants de VPH, Gardasil© (pour femmes et hommes) et Cervarix© (pour femmes seulement). Ces deux vaccins semblent très efficaces pour prévenir l'infection au VPH et les mutations des cellules du col utérin liées à ces types de VPH.
Le vaccin est homologué pour utilisation chez les femmes et les hommes âgés de 9 à 26 ans, et la dose initiale est suivie d'une deuxième dose un mois plus tard et d'une troisième six mois après la première dose. Il n'est pas recommandé pour les femmes enceintes ou celles allaitantes.
Votre médecin pu un professionnel de la santé pourra vous renseigner davantage. Si la personne a déjà eu une des infections à VPH visées par le vaccin, celui-ci la protège quand même contre les autres types d'infection. Il est important que la femme vaccinée continue à subir le test Pap régulièrement et adopte des pratiques sexuelles protégées.

L'emploi de préservatifs en latex ou en polyuréthanne pendant les rapports sexuels aide à réduire le risque de transmission, mais celle-ci peut toujours avoir lieu si les verrues se trouvent sur des parties du corps non recouvertes par le préservatif. Limitez le nombre de vos partenaires sexuels.

Références:

Affection.org

Gardasil - le vaccin quadrivalent

Le vaccin Cervarix®,

Université de Montréal : Geneviève Morin

Santé-Canada

Association des obstétriciens et des gynécologues du Québec

Prise en charge du VPH - hpvinfo.ca

Verrues génitales externes: M. Bourcier, M.D., FRCPC1; D. R. Thomas, M.D., FRCPC2

Les condylomes génitaux externes

www.hasslefreeclinic.org/GenitalWarts

Virus du papillome humain (VPH)

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