L'arthroscopie

Arthroscopie

L'arthroscopie est une technique de chirurgie découverte au Japon et connue en Europe grâce au docteur Henri Dorfmann. Elle donne la possibilité de procéder à des prélèvements, de pratiquer des petits actes chirurgicaux ou de seulement voir les articulations. Elle se pratique en salle d'opération sous anesthésie générale, locorégional ou sous péridurale. L'arthroscope est un tube de quelques millimètres de diamètre, équipé d'un système optique ainsi que d'un système d'éclairage, avec une caméra vidéo, reliée à son tour à un écran de télévision couleur.

Pour en savoir + :
WEB-LIBRE.ORG

Os normal-Os ostéoporique

Ostéoporose :

Fréquence de la maladie

Deux (2) millions de Canadiens sont atteints d'ostéoporose.
Une femme sur quatre de plus de 50 ans est atteinte d'ostéoporose. Un homme sur huit de plus de 50 ans est aussi atteint de la maladie. Cependant, la maladie peut frapper à tout âge. Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes de plus de 50 ans ayant déjà subi une fracture devraient discuter de l'ostéoporose et des facteurs de risque de fracture avec leur médecin.

Toutefois, cette maladie peut survenir à tout âge. Environ 30 000 fractures de la hanche se produisent chaque année au Canada. Les données sur les fractures de la colonne vertébrale sont limitées. Cependant, on estime que 65 pour cent des fractures vertébrales demeurent non détectées.

L'ostéoporose est une maladie du squelette qui des os et non des articulations, comme l'arthrose. Elle consiste en une diminution accélérée de la masse osseuse et en une altération de l’architecture du tissu osseux. En conséquence, les os deviennent plus fragiles, plus facilement cassants en particulier:

  • La fracture de l’extrémité inférieure de l’avant-bras (poignet) qui n’est pas une fracture spontanée, mais elle est souvent la conséquence d’une chute avec un réflexe de protection (chez une femme âgée de 50 et 65 ans on doit faire procéder à un examen de sa densité osseuse et à une prise en charge de l'ostéoporose éventuelle.
  • La fracture vertébrale dite « tassement » affecte plus tardivement les femmes, environ une dizaine d’années après la ménopause, à partir de 65 ans . Souvent, elle révèle l’ostéoporose. Le symptôme principal est alors l’apparition brutale de douleurs violentes de la colonne vertébrale.
  • La fracture du col du fémur survient encore plus tardivement (à partir de 75 ans) et est souvent la conséquence d’une chute sur un os très fragilisé par l’ostéoporose. Elle présente un certain degré de gravité du fait de la possibilité de survenue de complications postopératoires générales liées à l'intervention (phlébites, embolies pulmonaires, infections). (1)

L'ostéoporose touche plus souvent les femmes que les hommes. À un âge plus avancé, la maladie se manifeste presque aussi souvent chez les hommes que chez les femmes. Cette maladie peut toucher les hommes alors qu’environ un homme sur cinq peut souffrir d’une fracture due à l’ostéoporose après 50 ans. Et non seulement les hommes sont touchés, mais ils le sont également plus gravement : le taux de mortalité après une fracture serait deux à trois fois plus élevé chez l’homme que chez la femme !

Le risque se souffrir d'ostéoporose augmente avec l'âge, vraisemblablement parce que le cartilage se régénère moins bien chez les personnes âgées. Dans le langage populaire, l'ostéoporose associe âge et usure. Ceci ne correspond toutefois pas à la réalité.

Les hormones sexuelles :

Le tissu osseux chez l'être humain est en perpétuel remaniement. Il croit, se détruit et régénère continuellement. Il est fabriqué par un dépôt de sel minéral (calcium) sur un réseau de fibres collagènes. Il est continuellement détruit, puis reconstruit. L'ostéoporose apparait lorsque le processus de reconstruction ralentit. Les ostéocytes, qui sont les cellules de maintenance, synthétisent le collagène, et facilitent le dépôt de calcium.

La carence oestrogénique semble être la cause principale de l'ostéoporose chez la femme à partir de la 5e décennie, et ainsi être directement impliquée dans l'augmentation de l'incidence des fractures par fragilité osseuse liée à l'âge. Les hormones sexuelles (estrogène chez la femme et testostérone chez l'homme) jouent un rôle important dans ce processus. Lors du déclin de la production de ces hormones, le processus de régénération diminue, affectant la production de substances osseuses nécessaires au bon maintien des os. La densité minérale de l'os en calcium et en phosphore est réduite d’un à deux tiers et le canal médullaire s'élargit, des lacunes apparaissent entre les lamelles et fragilise le tissu osseux.

Efficacité du traitement hormonal substitutif :

Pour la prévention de l'ostéoporose, de nombreuses études ont montré que le traitement hormonal substitutif protégeait contre la perte osseuse postménopausique. L'effet protecteur persiste aussi longtemps que le traitement est maintenu.

Os normal-Os ostéoporique

LA DENSITÉ OSSEUSE :

La densité osseuse peut être quantifiée par un appareil (absorptiométrie à rayons X ou ostéodensitométrie *) qui mesure la baisse de la densité minérale osseuse en fonction de l'âge .
Cette partie minérale de l'os contient surtout du calcium, mais aussi du phosphore. Elle détermine la masse osseuse et explique en partie la solidité des os.
La réalisation d'une ostéodensitométrie au niveau du rachis lombaire et l'extrémité supérieure du fémur est essentielle. Ceci est l'examen de référence pour mesurer la densité minérale osseuse, autrement dit la teneur en minéraux de vos os. Votre densité minérale osseuse pourra être comparée à celle d'un adulte jeune et si votre T-score est < -2,5, l'ostéoporose est confirmée. En fonction des scores obtenus sur l'ostéodensitométrie et des facteurs de risques associés, un traitement pourra être envisagé.

TRAITEMENTS :

Il existe plusieurs classes de médicaments : ceux qui favorisent la formation osseuse (le tériparatide), ceux qui diminuent la destruction osseuse (les biphosphonates, le raloxifène) et les médicaments d'action combinée (le ranélate de strontium ).
Le médecin choisira le traitement le mieux adapté à chaque patient.
Il est plus fiable de déterminer le risque global de fractures de la patiente sur 10 ans. On évalue de nombreux facteurs : âge, densité osseuse, fractures antérieures dues à la fragilité des os, prise de stéroïdes, antécédents familiaux d’ostéoporose, risque de chutes et autres comorbidités comportant un risque de fractures.
Les bisphosphonates ou diphosphonates sont des molécules indiquées dans le traitement de l’ostéoporose et dans certains cas de métastases osseuses.

Traitements

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

Outre ces médicaments mentionnés dans ce tableau, il existe plusieurs médicaments contre l’ostéoporose sur le marché, tels que les bisphosphonates par voie intraveineuse (Aclasta© et pamidronate), l’hormonothérapie substitutive, l’Evista© (raloxifène) et le Miacalcine©. Chacun de ces médicaments a un mécanisme d’action différent qui lui permet de traiter l’ostéoporose.

PROLIAM© (denosumab) récemment approuvé par Santé-Canada. Il s'agit d'un inhibiteur du ligand du RANK. Le ligand du RANK est une protéine qui stimule les cellules qui décomposent les os (ostéoclastes). PROLIA bloque le ligand du RANK et empêche ainsi l'action des cellules qui décomposent les os. Cet effet renforce les os en augmentant la masse osseuse et en diminuant les risques de fractures de la hanche, de la colonne vertébrale et d'autres os. PROLIA© est une solution pour injection; il est offert en seringue préremplie.

Le Forteo© (tériparatide) n’est approuvé que pour un seul cycle de traitement continu de 18 ou 24 mois. Des études se poursuivent pour déterminer l’efficacité et l’innocuité de ce médicament (et d’autres analogues d’hormones parathyroïdes.

Le « ranélate de strontium » un médicament contre l’ostéoporose disponible sur ordonnance. Celui-ci est approuvé et utilisé dans l’Union européenne depuis 2004. Il n’est pas encore approuvé au Canada ou aux États-Unis.

Un traitement optimal de l’ostéoporose, quelle qu’elle soit, nécessite également un apport en calcium et vitamine D chez des patients carencés.
Il existe d'autres médicaments contre l’ostéoporose sur le marché, tels que les bisphosphonates par voie intraveineuse (Aclasta et pamidronate), l’hormonothérapie substitutive, l’Evista (raloxifène) et le Miacalcine. Il est important d’examiner vos options de traitement avec votre médecin afin de peser les risques et les bienfaits éventuels dans votre situation particulière.

FACTEURS DE RISQUE :

Le tissu osseux est en grande partie composé d'une partie minérale (environ 65 %), dont les deux principaux éléments sont le calcium et le phosphate inorganique. Ces deux éléments forment des cristaux ou des sels de calcium. L'autre partie constituante de l'os est dite organique et est constituée à 90 % de collagène, ainsi que des protéines et des lipides.

  1. Les personnes âgées et notamment les femmes du fait de la perte de protection par les estrogènes qui disparaissent après la ménopause. Après 50 ans, la maladie touche une femme sur trois et un homme sur cinq.
  2. Le tabagisme, la consommation excessive d’alcool (en diminuant l'absorption digestive du calcium).
  3. Un poids trop faible. Être mince prédispose à la diminution de la masse osseuse.
  4. L'absence d'activité physique : La sédentarité et l'immobilisation prolongée favorisent la perte osseuse.
  5. Une insuffisance en vitamine D. Les rayons ultraviolets solaires permettent la synthèse de la vitamine D au niveau de la peau. La vitamine D favorise l'absorption du calcium par le tube digestif. L'alimentation ne nous apporte que 10 à 20 % des besoins en vitamine D, le reste étant synthétisé par la peau sous l'action des rayons ultraviolets.
  6. La prise de certains médicaments: il existe des traitements favorisant la survenue d’une ostéoporose comme les corticoïdes, s'ils sont pris à des doses élevées sur une période prolongée, certains médicaments anticonvulsivants, l'héparine les médicaments utilisés pour traiter certains types de cancer.
  7. Appartenance ethnique : Les blancs et les asiatiques sont plus fréquemment atteints. Hérédité. Les enfants dont les parents ont une ostéoporose ont une plus faible masse osseuse et ont ainsi un risque accru d’ostéoporose.

ALIMENTATION :

Le calcium est le plus abondant des minéraux dans l'organisme (environ 1,2 kg dans le corps). 99 % du calcium se retrouve dans le squelette, assurant ainsi force et rigidité. Afin de couvrir les besoins de votre organisme en calcium, consommez suffisamment de produits laitiers et d'eau minérale riche en calcium.
Si vous ne tolérez pas les produits laitiers, vous pouvez les remplacer par de l'eau minérale riche en calcium, des légumineuses comme les lentilles ou les haricots secs, des fruits secs comme les figues ou les amandes et des poissons gras comme le saumon ou le hareng.

Les sources de calcium comprennent les aliments et les suppléments. Les recommandations varient quelque peu quant à l’apport quotidien de calcium nécessaire (toutes les sources confondues : alimentation et suppléments), mais on recommande généralement 1 200 mg/jour aux femmes de moins de 70 ans et 1 000 mg/jour aux femmes plus âgées.

Afin de couvrir vos besoins en vitamine D, on doit s'exposer à la lumière du jour environ 15 minutes par jour (promenades en plein air, jardinage, sports, etc.). Santé Canada recommande un supplément en vitamine D. Adultes de 19-50 ans (200 IU) par jour, de 51-70 ans (400 IU) par jour, et plus de 70 ans (600 IU).

Les personnes ayant souffert de pierres rénales ou d’hyperparathyroïdie devraient consulter leur médecin au sujet de l’apport recommandé en calcium et en vitamine D.

EXERCISE PHYSIQUE :

Il est toujours salutaire de solliciter activement son squelette afin de prévenir la diminution de la perte osseuse. Il convient de renforcer les os les plus sujets aux fractures, soit le poignet, la colonne vertébrale et la hanche. Effectuez des exercices favorisant vos avant-bras, votre dos, vos hanches ainsi que vos cuisses.
La modération : l'excès d'activité physique n'est pas moins nocif pour vos os que la sédentarité. En effet, une activité physique intense peut fragiliser vos os.
Certaines activités à risque sont à bannir pour les personnes à risque de souffrir d'ostéoporose, comme ski, le vélo tout-terrain , et les activités nécessitant de soulever des charges importantes.
Les exercices recommandés sont la marche, la gymnastique aérobique sans impact, la danse. Les exercices avec résistance comme des étirements.
Pour les personnes déjà atteintes, il est important de s’adresser à son médecin afin de connaitre les mouvements recommandés ou interdits.

www.femmesenaction.ca

  

  

www.osteoporose-grio.com
www.arthrolink.com
www.osteoporosecanada.ca
www.gfmer.ch
www.femmesensante.ca
Guide Alimentaire Canadien
www.sigmamenopause.com/pdf
www.prolia.ca/

* Ostéodensitométrie ou DEXA (absorptiométrie à rayons X en double énergie)
Il s’agit d’une intervention simple et non invasive, réalisée en quelques minutes au moyen d’un appareil qui émet des rayons X en quantité très faible, soit beaucoup moins qu’au cours d’une radiographie thoracique ordinaire. De façon générale, on utilise ce type d’examen pour évaluer la densité minérale osseuse de la colonne lombaire (bas du dos) et de la hanche.

** L'ostéopénie n'est pas une maladie, elle représente une baisse de la densité de l'os. Il s'agit d'un état physiologique. C'est un précurseur de l'ostéoporose. On estime que jusqu'à 11 % de baisse de la densité osseuse, il s'agit d'ostéopénie, raréfaction osseuse, fragilisation du tissu osseux. Au-delà, il s'agit d'ostéoporose. L'ostéopénie est donc un état intermédiaire entre l'os normal et l'ostéoporose.

haut de page