Notre dossier sur les maladies cardiovasculaires

Coeur

L'expression «maladie cardiovasculaire» englobe plusieurs maladies de l'appareil circulatoire, constitué du cœur et des vaisseaux sanguins, qui alimentent les poumons, le cerveau, les reins ou d'autres parties du corps. La maladie cardiovasculaire est la première cause de décès chez les Canadiens d'âge adulte. [1]

Les maladies cardiovasculaires (MCV) constituent un fardeau majeur pour notre société puisqu’elles représentent la principale cause de morbidité et de mortalité. Même si la mortalité attribuable aux MCV a diminué progressivement depuis les années 1960, la prévalence a augmenté significativement. Par conséquent, un nombre croissant d’individus vit avec une MCV chronique et cette situation constitue une charge importante pour notre société. À partir de l’âge de 40 ans, la probabilité de décès par une MCV est de 50% pour un homme et de 33% pour une femme. Ces chiffres démontrent aisément que la prévention et le dépistage des facteurs de risque sont d’une importance capitale. [1][2]

L’appareil circulatoire ou système cardiovasculaire. Sous l’impulsion du cœur, chef d’orchestre vital, les vaisseaux sanguins, les artères et les veines, assurent le transport du sang (et par conséquent de l'oxygène, des nutriments, des hormones...) indispensable à tout notre organisme. Il joue également un rôle dans la thermorégulation*. [3]

Le cœur et ses vaisseaux jouent un rôle essentiel tout au long de la vie de l' individu. Une défaillance de ces organes peut avoir de graves répercutions sur la santé des organes irrigués et même sur la survie de l'individu. Le cœur est un muscle creux, qui réunit deux parties indépendantes : le cœur droit et le cœur gauche. Chaque partie droite et gauche, est formée d'une oreillette qui reçoit le sang des veines, puis d'un ventricule qui en se contractant expulse le sang dans l'artère. Les contractions rythmiques du ventricule droit et du ventricule gauche mettent le sang en mouvement.

Les vaisseaux qui sortent du coeur pour amener le sang aux organes sont les ARTERES. Les vaisseaux qui ramène le sang des organes vers le coeur sont appelés VEINES.

Le sang suit un double trajet dans l'organisme :

  • - La circulation pulmonaire, issue du cœur droit, permet les échanges respiratoires avec les poumons. Le sang quitte le cœur par l'artère pulmonaire, passe dans les réseaux des capillaires pulmonaires, où il y a des échanges de gaz avec l'air contenu dans les alvéoles pulmonaires puis retourne au cœur gauche par 4 veines pulmonaires.
  • - La circulation générale, issue du cœur gauche, permet les échanges avec tous les autres organes. Le sang quitte le cœur par l'artère aorte, il est conduit dans les capillaires de tous les organes du corps, puis retourne au cœur droit par les veines caves.

Une bonne alimentation, une pratique du sport et une bonne hygiène de vie sont importantes pour conserver un système circulaire en bon état de fonctionnement, et limiter les risques de maladies cardio-vasculaires, d'athérosclérose et d'infarctus. [4]

Agence de la Santé Publique du Canada et la plupart des organismes de santé mondiales reconnaissent six ou sept types suivants de maladie cardiovasculaire:

   

   

   

1. La crise cardiaque (Angine de poitrine, infarctus du myocarde) :

C'est le type de maladie cardiovasculaire le plus répandu au Canada (50 000 Canadiens meurent chaque année d'une crise cardiaque). Une crise cardiaque survient à la suite de dommages au cœur causés par un blocage de la circulation sanguine. Elle signifie la mort des tissus provoquée par l'absence de sang. Les crises cardiaques peuvent être très graves. Il est possible de prévenir certaines de ces morts en apportant sans délai des soins médicaux à la victime. Un blocage partiel d'une artère coronaire, ou des deux, peut entraîner une insuffisance de sang oxygéné (ischémie), provoquant des symptômes comme l'angine de poitrine (douleur thoracique) et la dyspnée (essoufflement). Le blocage complet d'une artère provoque une nécrose (dommage aux tissus) ou un infarctus du myocarde, couramment appelé crise cardiaque.[1]

Les signes avant coureurs d’une crise cardiaque :[5]

Apprenez à reconnaître les signes avant-coureurs d’une crise cardiaque afin de pouvoir réagir rapidement pour sauver des vies;

  • Douleur malaise soudain ou douleur soudaine qui ne disparaît pas avec du repos;
  • Douleur à la poitrine, au cou, à la mâchoire, à l’épaule, aux bras ou au dos;
  • Douleur qui se manifeste par une sensation de brûlure, de serrement, de lourdeur, de tension ou de pression; chez les femmes, la douleur peut être plus vague;
  • Douleur ou malaise thoracique qui apparaît à l’effort et qui disparaît au repos;
  • Essoufflement;
  • Difficulté respiratoire;
  • Nausée;
  • Indigestion;
  • Vomissements;
  • Sueurs froides, peau moite;
  • Peur,anxiété,déni.
Si vous ressentez l’un ou l’autre de ces signaux, vous devriez : [5] COMPOSER LE 9-1-1 ou le numéro d’urgence local immédiatement, ou demander à quelqu’un de le faire pour vous. Conservez la liste des numéros d’urgence près du téléphone en tout temps; cesser toute activité et vous asseoir ou vous allonger, dans la position dans laquelle vous êtes le plus confortable;

si vous prenez habituellement de la nitroglycérine, en prendre une dose normale;
si vous ressentez des douleurs thoraciques, mâcher et avaler un comprimé pour adultes de 325 mg d’AAS (acide acétylsalicylique communément appelé Aspirine) ou deux comprimés de 80 mg. Les analgésiques comme l’acétaminophène (p. ex., Tylenol) ou l’ibuprofène (p. ex., Advil) n’agissent pas de la même façon que l’AAS (p. ex., Aspirine) et, par conséquent, ne vous seront d’aucun secours dans la situation d’urgence décrite ci-dessus;
vous reposer confortablement et attendre l’arrivée des services médicaux d’urgence (ambulanciers). [5]

2- L’accident cérébrovasculaire :

C'est la plupart du temps la formation d'un caillot à l'intérieur d'un vaisseau sanguin. C'est un blocage de l'afflux normale du sang vers le cerveau. On utilise souvent l'expression accident ischémique. Un blocage à long terme constitue une thrombose cérébrovasculaire ou un accident vasculaire cérébral (accident hémorragique) (AVC). [1]

Le (Mini-AVC) dont les symptômes s'apparentent à ceux d’un AVC, mais ne dure que quelques minutes ou quelques heures, peut survenir sans que l'on en soit conscient. Il nous expose à un risque de souffrir ultérieurement d’un AVC.

Des signes d'un AVC peuvent survenir (pas nécessairement tous): [6] [7]

Si vous faites soudainement l’expérience de l’un des signes ou des symptômes mentionnés ci-dessous, vous pourriez être victime d’un AVC:

  • Faiblesse: faiblesse soudaine, engourdissements ou fourmillements du visage, d’un bras ou d’une jambe. Ce déficit peut être total ou partiel. Dans ce dernier cas, on parle d'hémiparésie.
  • Trouble de la parole: perte temporaire et soudaine de la parole ou difficulté à comprendre les propos d’autrui (aphasie sensitive dite de Wernicke).
  • Difficulté soudaine à parler, à bouger la langue,impossibilité d'avaler la salive (aphasie motrice dite de Broca)
  • Troubles de la vue: perte de vue soudaine; difficulté à voir d’un œil ou des deux yeux.
  • Mal de tête: maux de tête violents et intenses sans raison particulière.
  • Étourdissements: perte soudaine d’équilibre, difficulté à marcher, étourdissements ou chute soudaine, accompagnée en particulier de l’un des signes avant-coureurs mentionnés ci-dessus.
  • Trouble soudain de l'équilibre et de la marche, pouvant conduire à la chute
  • Vision: perte soudaine de la vision d'un œil, diplopie (vision double) ou vision trouble, due à des troubles de l'accommodation (Cette vision troublée peut apparaître 12 heures avant l'AVC, pendant quelques minutes, puis disparaître).

Quelle que soit la cause de ces signes (AVC ou autre), il s'agit d'une urgence vitale qui doit être traitée le plus rapidement possible. Il importe donc d'avoir une prise en charge médicale immédiate lorsqu'un de ces signes survient, en appelant les urgences médicales. Tout retard dans le traitement peut conduire à des séquelles importantes (paralysie) voire au décès. [7]

Facteurs de risque [7]

Voici quelques facteurs de risque importants de l’accident vasculaire cérébral :

  1. Âge et sexe – Le risque augmente avec l’âge. Il est plus élevé chez leshommes âgés de plus de 55 ans et chez les femmes ménopausées. La plupart des AVC surviennent chez des personnes âgées de plus de 65 ans.
  2. Antécédents familiaux – Si un membre de votre famille immédiate (parent, frère ou sœur ou enfant) a subi un accident vasculaire cérébral avant l’âge de 65 ans, votre risque d’AVC est plus élevé.
  3. Ethnicité – Les membres des Premières Nations et les personnes d’origine africaine ou sud-asiatique sont exposés à un risque plus élevé d’hypertension et de diabète. Ces troubles médicaux leur font également courir un plus grand risque de subir un AVC.
  4. Antécédent d’accident vasculaire cérébral ou de mini-AVC – Si vous avez déjà subi un accident vasculaire cérébral ou un mini-AVC, vous risquez, dans une probabilité de 20 %, d’être victime d’un autre AVC en moins de deux ans.
Habitudes de vie – Vos risques de subir un AVC augmentent également :
  • si vous fumez;
  • si vous souffrez d’hypertension;
  • si vous souffrez d’athérosclérose (durcissement des artères);
  • si vous êtes diabétique ou si vous avez des antécédents familiaux de maladies cardiaques.

3. La Maladie Vasculaire Périphérique (MVP):

Affecte principalement la circulation sanguine dans les jambes. Les personnes atteintes se plaignent habituellement de douleurs aux mollets, en particulier en marchant. Ils résultent principalement d'une circulation altérée au niveau des extrémités inférieures. Les patients présentent souvent des douleurs au repos dans les jambes et les pieds. Cependant, si l'altération vasculaire atteint un point critique, les orteils et les pieds peuvent présenter des ulcères et ultimement, si les ulcères ne peuvent pas être guéris, une amputation est nécessaire. Les MVP sont une cause majeure d'amputation en Amérique du Nord. Les méthodes actuelles d'évaluation et de diagnostic des MVP sont souvent longues et peu pratiques, car elles nécessitent une visite supplémentaire du patient dans un laboratoire spécialisé dans les vaisseaux sanguins, où de nombreux tests sont pratiqués, tels que la mesure de l'index cheville/bras, l'ICB, et le monitorage de l'oxygène transcutané, le TcpO2 [8].

Il s'agit principalement de lésions d'athérosclérose dont les facteurs favorisants sont l'âge avancé, l’HTA, le tabac, l’hyperlipidémie, le diabète, l'hérédité. Tous ces facteurs se potentialisant, le traitement préventif doit permettre de minimiser les risques de survenue ou d'évolution de l'athérosclérose.

4. L'insuffisance cardiaque

Survient lorsque l'activité de pompage du cœur ne permet pas d'atteindre le niveau de circulation sanguine dont le corps a besoin. Cet état peut être la conséquence de dommages au muscle cardiaque, par exemple une crise cardiaque, d'une consommation excessive d'alcool, ou d'une maladie du muscle cardiaque appelée myocardiopathie.

- Les personnes atteintes d'insuffisance cardiaque éprouvent habituellement un essoufflement et une enflure des jambes. L’insuffisance cardiaque survient fréquemment en raison d’une affection actuelle (ou passée), comme par exemple une coronaropathie, une crise cardiaque ou une hypertension artérielle, qui a endommagé ou exercé une surcharge sur votre cœur.

- L’insuffisance cardiaque peut se produire à tout âge, mais elle est bien sûr plus fréquente à mesure que l’on vieillit. Environ 1 % des personnes de moins de 65 ans souffrent d’insuffisance cardiaque, tandis que 7 % des personnes de 75 à 84 ans en sont atteintes et ce pourcentage passe à 15 % chez les personnes de plus de 85 ans.

L’insuffisance cardiaque représente la cause la plus fréquente d'hospitalisation des patients de plus de 65 ans.

L'insuffisance cardiaque n’implique pas que votre cœur est sur le point de s’arrêter. Comme son nom l’indique, l’insuffisance cardiaque désigne les difficultés que votre cœur rencontre à répondre aux besoins de votre corps, et cela particulièrement au cours d'activités physiques.

Les deux principaux types d’insuffisance cardiaque

L'insuffisance cardiaque chronique et l'insuffisance cardiaque aiguë.
1- L’insuffisance cardiaque chronique est plus fréquente. Les symptômes apparaissent lentement au fil du temps et bien souvent ils ont tendance à s'aggraver.
2- L’insuffisance cardiaque aiguë apparaît de manière soudaine et les symptômes sont d'emblée sévères. L’insuffisance cardiaque aiguë se produit soit à la suite d’une crise cardiaque ayant entraîné des lésions sur une région de votre cœur, soit, plus fréquemment, à la suite d'une soudaine incapacité du corps à compenser une insuffisance cardiaque chronique.
Si vous présentez une insuffisance cardiaque aiguë, la maladie peut être d'emblée sévère mais ne durer qu'un bref moment et s'améliorer rapidement. Cette situation nécessite généralement un traitement rapide et l’administration d'un médicament par injection (par voie intraveineuse)[9].

5. Le rhumatisme cardiaque

Autrefois répandu au Canada, demeure un grave problème dans de nombreux pays pauvres. La maladie a son origine dans une infection bactérienne subie pendant l'enfance, qui affecte les articulations et les valvules cardiaques. Les problèmes cardiaques se manifestent de nombreuses années plus tard, et il faut souvent procéder à une intervention pour remplacer les valvules [1]. D'autres infections peuvent attaquer les tissus internes du cœur, y compris les valvules (endocardite), ou l'enveloppe externe du cœur (péricardite). Le rhumatisme articulaire aigu se manifeste, entre une et quatre semaines après l'angine, par l'inflammation d'une ou de plusieurs articulations. Les articulations (souvent celles des genoux, coudes, chevilles, plus rarement celles des poignets, doigts et colonne vertébrale) sont rouges, chaudes, gonflées et très douloureuses lorsqu'on les fait jouer. L'articulation touchée est pratiquement immobilisée, et laisse parfois filtrer un petit épanchement. L'enfant est fatigué, pâle, fébrile. Il perd l'appétit et ressent une impression de malaise. L'atteinte articulaire dure deux ou trois jours au bout desquels la guérison semble complète.

Le traitement

Le véritable traitement du rhumatisme articulaire aigu consiste à soigner correctement à l'aide d'antibiotiques toute angine streptococcique qui se déclare. Cependant, si l'enfant présente l'un des symptômes décrits ci-dessus, il faut immédiatement appeler le médecin. L'enfant devra rester au lit et se reposer jusqu'à la fin de la maladie. Il sera l'objet d'une surveillance biologique (analyse de prélèvements de gorge et analyse de sang) et clinique (examen périodique du cœur, des articulations), qu'il est plus facile de réaliser dans le cadre d'une hospitalisation. [10]

6. La cardiopathie congénitale

Désigne un problème de structure du cœur, découlant d'une anomalie présente à la naissance. Il peut s'agir d'une anomalie très simple, comme une petite perforation de la paroi interne du cœur, ou d'un problème très complexe affectant la circulation sanguine dans le cœur et les poumons. Certaines cardiopathies congénitales peuvent causer automatiquement le décès si l'on ne procède pas à une intervention chirurgicale immédiate pour les corriger. D'autres entraînent un degré variable d'invalidité, et peuvent être traitées par chirurgie au laser à un âge ultérieur, exigeant parfois plusieurs interventions. [1]

La qualité de vie des enfants atteints de cardiopathies congénitales s’est considérablement améliorée depuis la première opération à coeur ouvert il y a une cinquantaine d’années (fermeture d’une communication inter-auriculaire en 1953). De nos jours, pratiquement toutes les cardiopathies congénitales peuvent être traitées de façon curative ou palliative. [11]

7. La fibrillation auriculaire:

Durant un battement de cœur régulier, les deux cavités supérieures (les oreillettes)envoient un signal électrique qui fait en sorte que le cœur pompe le sang dans tout le corps [1]. La fibrillation auriculaire se manifeste lorsque l'activité électrique devient irrégulière et cause des contractions rapides et désordonnées des oreillettes. Ces contractions anormales des oreillettes peuvent causer le pompage inefficace du sang dans tout le corps. le symptôme le plus courant est celui d'un battement de cœur irrégulier.
D'autres symptômes à surveiller :
- battements de cœur rapides
- douleur à la poitrine
- essoufflement
- fatigue
- étourdissement
- évanouissement [1] .

Comment diagnostiquer la fibrillation auriculaire ?

Si votre pouls est rapide (soit plus haut que 100 battements par minute) et si votre fréquence cardiaque est irrégulière, votre médecin peut soupçonner une fibrillation auriculaire. Un test, qui ne cause aucune douleur, montrant un graphique de l'activité électrique du cœur, appelé un électrocardiogramme (ECG), peut confirmer si oui ou non vous avez une fibrillation auriculaire. On peut vous demander de porter un enregistreur ambulatoire de longue durée, qui est un petit appareil portable qui enregistre et télécharge une série de ECG sur une période de temps donnée (couramment une période de 24 heures)[1].

Autres cardiopathies

Le collapsus cardiovasculaire

En médecine, on utilise le terme collapsus précisément pour désigner une chute de la pression d'un liquide corporel qui crée un «effondrement» d'un organe creux et mou. La plupart du temps, il est utilisé pour désigner le collapsus cardio-vasculaire (chute de la pression sanguine). Lorsqu'il se prolonge, le collapsus peut entraîner un état de choc, c'est-à-dire une souffrance cellulaire dû au déficit d'apport en oxygène à la cellule. Un état de choc ne débute pas toujours par un collapsus (par exemple, notion de choc «chaud» du sepsis), mais la souffrance cellulaire prolongée, en particulier myocardique, aboutit généralement au collapsus (notion de choc «froid»). Néanmoins, en pratique, les notions de collapsus et de choc se recoupent souvent, le collapsus (chute de pression artérielle) pouvant être considéré comme la première étape menant au choc (souffrance cellulaire).

Le collapsus cardio-vasculaire

Bien qu'étant un phénomène de défense, il va provoquer en soi une détresse vitale qui peut mener au décès. Les premiers gestes consistent, après suppression de l'agression (protection, arrêt des hémorragies…), à rechercher une hémorragie cachée par les vêtements ou la position de la victime, et le cas échéant l'arrêter;

  • À allonger la victime si possible (attention aux éventuels traumatismes) afin de faciliter la circulation du sang (en position debout ou assise, le sang va vers les pieds);
  • À la rassurer (même si elle est inconsciente) pour faire ralentir le rythme cardiaque; et à la couvrir pour empêcher le refroidissement.
Collapsus pulmonaire

Le collapsus pulmonaire est un affaissement des poumons, qui peut être dû à un épanchement pleural, une tumeur, ou bien à un pneumothorax. La collapsothérapie était un traitement de la tuberculose, avant la découverte d'antibiotiques efficaces, qui consistait à créer volontairement un collapsus pulmonaire local.

Collapsus ventriculaire (cerveau)

Le collapsus ventriculaire est dû à une chute de la pression du liquide céphalo-rachidien, ce qui provoque un aplatissement des ventricules cérébraux [13] .

Le rythme cardiaque

Le rythme (fréquence) cardiaque est le nombre de battements cardiaques (pulsations) par unité de temps (généralement la minute)
Un synonyme usuel est le pouls, bien que ce dernier terme désigne plus précisément la perception au toucher de l'artère battante, permettant, certes d'évaluer les battements cardiaques, mais apportant également d'autres renseignement (cf article pouls).
Chez l'adulte en bonne santé, au repos, le pouls se situe entre 45 (sportif pratiquant l'endurance) et 80 pulsations par minute. Pendant un effort, la fréquence cardiaque maximale théorique est de 220 moins l'âge (exemple : 180 à 40 ans).
Plusieurs conditions peuvent faire accélérer ou ralentir le rythme cardiaque. Sa mesure est un outil diagnostique très important [14].

[1] Agence de la Santé Publique du Canada
[2] Institut Universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec
[3] Wikipédia
[4] Athénée Fernand Blum (Bruxelles)
[5] Fondation des maladies du coeur
[6] Wikipedia.org/wiki/Accident_vasculaire
[7] Saine alimentation Ontario
[8] Conseil national de recherches Canada
[9] Heart FailureMatters.org
[10] Femme Zoom
[11] Screening des cardiopathies congénitales. PDF
[12] Agence de la Santé Publique du Canada – Fibrillation Auriculaire
[13] Le collapsus cardiovasculaire-Wikipedia
[14] wikivisual.com//Rythme_cardiaque

*Thermorégulation - cela signifie que nous devons en cas de besoin fabriquer nous-mêmes de la chaleur, de façon à ce que la température de notre organisme soit toujours aux environs de 37,5°C.

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