Le cancer : Tumeurs malignes ou néoplasmes malins :

Le cancer est un terme général désignant toute maladie pour lesquelles certaines cellules du corps humain se divisent d'une manière incontrôlée (prolifération cellulaire anormale). Les nouvelles cellules résultantes peuvent former une tumeur maligne (un néoplasme) ou se propager à travers le corps.

Ces cellules dérivent toutes d'un même clone, cellule initiatrice du cancer qui a acquis certaines caractéristiques lui permettant de se diviser indéfiniment.
On parle aussi de tumeurs malignes ou de néoplasmes malins. L'un des traits caractéristiques du cancer est la prolifération rapide de cellules anormales qui, au-delà de leur délimitation normale, peuvent envahir des parties du corps adjacentes et essaimer dans d'autres organes formant ce qu'on appelle des métastases. Elles sont la principale cause de décès par cancer.

Au cours de l'évolution de la maladie, certaines cellules peuvent migrer de leur lieu de production et former des métastases. Pour ces deux raisons, le dépistage du cancer doit être le plus précoce possible. Plusieurs types de cancers semblent en augmentation, pour des raisons environnementales ou de modes de vie, ainsi que pour une partie des cas en raison du vieillissement de la population. Le fait que les cancers sont mieux détectés ajourd'hui joue un rôle dans l'augmentation du nombre de cancers dans les statistiques des populations.

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs297/fr/index.html

Dans le monde, plus de 70% des décès par cancer surviennent dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire. D’après les projections, leur nombre devrait augmenter pour atteindre, selon les estimations, 12 millions en 2030 à l’échelle mondiale. Les types de cancer les plus fréquents, en fonction du nombre de décès au niveau mondial, sont:
chez l’homme: les cancers du poumon, de l’estomac, du foie, du colon et rectum, de l’œsophage et de la prostate.
chez la femme: les cancers du sein, du poumon, de l’estomac, du colon et rectum et du col de l’utérus.

Au Canada on dénombrera cette année plus de 171,000 nouveaux cas de cancer, soit plus de 4500 de plus que l'année dernière. Au Québec on en recensera 44, 200.

Il existe presque autant de sources de cancer que de tissus dans l'organisme. Certains sont toutefois plus fréquents que d'autres. Polype ou fibrome Tout polype, tout fibrome ou toute tumeur de l’utérus n’est pas forcement un cancer. Les polypes du col sont, le plus souvent, des tumeurs bénignes.

Une tumeur

C’est une masse tissulaire en excès constituée par une prolifération tissulaire ou cellulaire anormale, échappant aux mécanismes de régulation de l'organisme.Une tumeur possède les caractères suivants :
Elle se développe à partir des cellules d'un tissu organisé. C’est une prolifération, qualitativement et quantitativement, anormale
Elle grossit de manière excessive et incoordonnée par rapport aux tissus voisins. Elle continue de proliférer après arrêt du « stimulus » qui lui a donné naissance.
Elle est insensible aux signaux régulant la prolifération cellulaire. La prolifération tumorale est alors « biologiquement autonome ».

Une tumeur bénigne

C’est une tumeur dont l'évolution spontanée, strictement locale, n'aboutit pas à la mort du sujet qui en est porteur hormis le cas de complications mécaniques, comme pour les tumeurs du cerveau ou métaboliques, comme pour les tumeurs endocriniennes. Une tumeur bénigne ne donne jamais de métastase.

Une tumeur maligne ou cancer

Par rapport aux tumeurs bénignes, les cancers se présentent sous la forme d’une masse mal limitée avec des prolongements. C’est cette caractéristique qui est à l’origine du nom «cancer» qui veut dire «crabe» en latin.
Surtout, le cancer se distingue par son évolution. Il augmente de volume de façon plus rapide qu’une tumeur bénigne. Non traité, le cancer se propage aux ganglions lymphatiques, aux organes de voisinage, ainsi qu’aux organes à distance.

Cavité buccale

Cancer bucchal

Les cancers buccaux sont des tumeurs malignes qui peuvent atteindre plusieurs régions de la bouche, incluant les lèvres, la langue et le pharynx. Chaque année au Québec, plus de 700 nouveaux cas de cancer de la bouche sont recensés, et environ 300 personnes en décèdent, dont une majorité de fumeurs. Même s’il figure parmi les cancers les plus meurtriers, les Québécois ignorent à peu près tout de cette maladie. Afin de remédier à la situation, l’Ordre des dentistes du Québec (ODQ) a effectué en avril, mois de la santé buccodentaire, une vaste campagne de sensibilisation et de dépistage.
Le cancer de la bouche s’attaque deux fois plus aux hommes qu’aux femmes. Il frappe surtout les personnes de plus de 45 ans. Ses principales causes sont le tabagisme et la consommation excessive d’alcool qui, combinés, ont des effets multiplicateurs. « Un gros fumeurs court 18 fois plus de risques de développer le cancer de la bouche qu’un non-fumeur, et s’il consomme aussi beaucoup d’alcool, le ratio grimpe à 80 », explique le Dr Robert Salois, président de l’Ordre des dentistes du Québec. Peu répandu au pays, l’usage de tabac à chiquer et à priser augmente les possibilités d’être un jour atteint ; c’est également le cas d’une alimentation pauvre en fruits et légumes. (1)

Symptômes :

  • Des plaies ou des ulcères qui ne guérissent pas au bout de deux semaines.
  • Des excroissances aux lèvres.
  • Des taches rouges ou blanches sur les gencives, la langue ou le rebord des lèvres.

Il y a bien sûr d'autres affections qui peuvent présenter les mêmes symptômes. Il est alors recommandé de s'examiner la bouche de temps en temps, et de consulter un professionnel de la santé si un deCancer buccal s symptômes mentionnés se présentait. Un examen régulier chez le dentiste permettrait de détecter ce genre de lésion.

Prévention :

1- L'arrêt complet de la consommation de tabac.
2- La consommation d'alcool modérée.
3- Examens réguliers chez un dentiste.
4- Examens plus fréquents si une personne a déjà eu un autre cancer, ou si elle souffre de déficience immunitaire.

Un cancer de la cavité buccale est une lésion tumorale des tissus de la bouche, apparue directement ou indirectement par métastase à partir d'un autre tissus touché par un cancer, ou par extension d'une tumeur située dans une région voisine comme la cavité nasale ou les sinus.

Les cancers peuvent apparaître dans différentes zones de la bouche et peuvent être de différents types histologiques:

tératome ;
adénocarcinome issu d'une glande salivaire ;
lymphome dans les tissus lymphatiques ;
mélanome des cellules productrices de pigment dans la muqueuse buccale.

Le cancer de la bouche le plus courant est le carcinome spinocellulaire, qui démarre généralement dans les tissus de la bouche ou des lèvres.

Les cancers de la bouche les plus fréquents touchent :

les lèvres
la langue
et un peu moins souvent le bas de la bouche, l'intérieur des joues, les gencives, les glandes salivaires ou le palais.

Beaucoup de cancers de la bouche se ressemblent au microscope, et sont baptisés carcinome spinocellulaire. (2)

C'est le prélèvement de tissu (biopsie) qui permet de porter le diagnostic avec certitude. En effet, Grâce à ce prélèvement il est possible d'examiner des cellules confirmant ainsi le diagnostic.

L'évolution du cancer de la bouche est directement dépendant de la précocité du diagnostic. La complication majeure est liée à l'intervention chirurgicale ayant pour but de retirer la tumeur, ce qui entraîne le plus souvent l'apparition de séquelles au niveau du visage.

Le traitement du cancer de la bouche est avant tout chirurgicale.

Il consiste à procéder à l'ablation de la tumeur puis à une coagulation électrique et ensuite à une radiothérapie. Plus précisément il s'agit d'une curiethérapie consistant à la mise en place de filaments de métal radioactif au milieu de la tumeur ce qui permet de détruire les cellules cancéreuses.

Chez quelques patients il est procédé à l'irradiation (en soumet la tumeur à des rayons X) externe. La chimiothérapie est rarement employée en cas de cancer de la bouche.
La prévention de ce type de pathologie nécessite la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme. (3)

Références:
(1) www.info-tabac.ca
(2) fr.wikipedia.org
(3) www.vulgaris-medical.com


Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Cancer du cerveau

Les plus récentes statistiques estimées en 2008 pour le cancer du cerveau font état de 2600 nouveaux diagnostics et de 1700 décès. Les tumeurs se forme dans n'importe quelle partie du cerveau en particulier le long des nerfs cérébraux ou dans les tissus qui enveloppent le cerveau.

L’encéphale est une masse de tissus mous et spongieux. Trois fines membranes appelées méninges enveloppent l’encéphale. Toutes les activités de que nous accomplissons se commandent à partir de trois zones de l'encéphale:

Le cerveau :

Occupe l'espace le plus important de l'encéphale. Le cerveau est composé de substance blanche et de substance grise. Il commande la plupart des actions de notre corps comme voir, ressentir des émotions, penser, parler et bouger. Divisé en deux parties, l’hémisphère droit du cerveau contrôle le côté gauche du corps et l’hémisphère gauche contrôle le côté droit. L'hémisphère se subdivise elle-même en sections, ou lobes.

Le cervelet :

Se situe sous le cerveau, dans la partie arrière de l’encéphale. Il contrôle l’équilibre et la coordination.

Le tronc cérébrale :

Il est responsable des fonctions de base essentielles à la vie.(tension artérielle, battements du cœur, respiration et réflexes). Au bas de l’encéphale il sert à relier celui-ci à la moelle épinière.

Deux types de cellules sont présentes dans l’encéphale :

1- les cellules nerveuses (neurones)
2- les cellules gliales (gliomes)
Les cellules gliales entourent les cellules nerveuses et les maintiennent en place. Ce sont 50 % à 60 % de toutes les tumeurs cérébrales malignes et bénignes trouvées chez les enfants et les adultes.

On classifie les tumeurs cérébrales en tumeurs primaires et tumeurs secondaires.

Tumeurs primaires :
Les gliomes ( tumeurs gliales)
représentent la moitié des cancers de type primaire chez les adultes et pour plus de 75 % chez les enfants. Ils naissent dans les couches profondes du cerveau. Elles vont se répandent plus ou moins rapidement et infiltrer le cerveau sain. Ces tumeurs malignes se divisent en quatre catégories.
Le glioblastome multiforme étant le plus grave de ces cancers.
On a récemment identifié les mutations des gènes IDH1 et IDH2 dans 70 % des types de giomes les plus présents. Cette découverte est très importante pour mieux cibler les mutations de gènes qui produisent des cellules cancéreures malignes.
Chez les enfants, certaines tumeurs cérébrales proviennent de tissus irrités de l'embryon. Les gliomes du tronc cérébral (astrocytomes) qui représentent jusqu'à 25% des tumeurs cérébrales dans ce groupe se développent généralement vers l'âge de 5 à 10 ans. Chez les moins de 2 ans, environ 70 % des tumeurs cérébrales sont des médulloblastomes, épendymomes, et plus rarement des gliomes.
Les tumeurs secondaires : Plus fréquentes que les tumeurs primaires, les tumeurs secondaires sont des métastases de cancers provenant du poumon, des reins, de la peau ou des seins.
Toutes ces tumeurs cancéreuses peuvent affectés l'équilibre, la vision, provoquer de la toux et la déglutination.

Symptômes :

Les cellules cancéreuses se multiplient et augmente la taille de la tumeur dans la boite cranienne provocant des maux de tête et des crises d'épilepsie par la pression exercée par la masse tumorale autour de la tumeur et de la membrane externe.
Les premiers symptômes sont chroniques ou intermittents; ce sont souvent de violents maux de tête plus ressentis le matin. La toux ou l'effort physique peuvent intensifier la douleur, qui peut s'accompagner de nausées et de vomissements.
La perte de mémoire peuvent se manifester ainsi que la difficulté à calculer.

Traitements :

La radiothérapie :

Deux types de radiothérapie sont utilisés, la radiothérapie externe utilisant les rayons X ou la radiothérapie interne utilisant des substances radioactives à l'intérieur de la tumeur.

La chimiothérapie :

C'est l'emploi de médicaments pour agir directement sur la tumeur et tuer les cellules cancéreures. Ces médicaments sont administres par voie orale ou en injection intraveineuse ou musculaire.

La biothérapie ou immunothérapie :

C'est l'utilisation de notre systhème immunitaire pour détruire les cellures cancéreures. Il utilise des substances produites par notre organisme ou développées en laboratoire pour augmenter les méchanisme de défenses naturels contre les mutations génétiques.

Les métastases impliquent de traiter le cancer initial.

Les tumeurs bénignes :

  • Les chordomes (moëlle épinière ou à la base du nerf crânien)
  • Les hémangioblastomes (tumeurs des vaisseaux sanguins)
  • Les méningiomes (tumeurs de la membrane du cerveau)
  • Les ostéomes (os du crâne)
  • Les pinéalomes (tumeurs de la glande pinéale)
  • Les adénomes hypophysaires (tumeurs de l'hypophyse)
  • Les schwannomes (tumeurs des cellules de Schwann)

Ces tumeurs sont habituellement traiter chirurgicalement par incision. Certaines de ces tumeurs bénignes peuvent devenir malignes (chordomes et méningiomes en particulier).

www.wikipedia.org
www.cancer.ca
www.prevention.ch/lestumeursducerveau.htm

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Cancer colorectal

Bien que le nombre de personnes atteintes d'un cancer colorectal soit à la baisse, il s'agit encore de la deuxième forme de cancer la plus fréquente chez les hommes et de la troisième forme de cancer la plus fréquente, après le cancer du sein et du poumon, chez les femmes. Environ 20 800 nouveaux cas seront diagnostiqués au Canada cette année, et environ 8 700 Canadiens mourront des suites d'un cancer colorectal. En moyenne, on diagnostiquera cette forme de cancer chez 400 Canadiens et 167 en mourront chaque semaine. (1)

Définition :

Le cancer du côlon se développe à partir de la muqueuse du «gros intestin» ou côlon. Dans 70% des cas, la tumeur se développe dans le sigmoïde (boucle située dans la fosse iliaque gauche). Les cancers du côlon et du rectum étant assez semblables, on les regroupe sous le terme de cancer colorectal. Il s'agit toujours d'une tumeur maligne; adénocarcinome liebekunien, développé à partir de la muqueuse.

Causes ou facteurs de risques :

L'âge: rare avant cinquante ans, les cancers colorectaux deviennent assez fréquents vers 65 ans.
L'hérédité ou des mutations: le risque d'avoir un cancer colorectal est plus élevé si un proche a (eu) un cancer colorectal.
Le risque est d'autant plus fort qu'il y a plus de gens atteints dans la famille, que ce(s) cas sont proche(s) (père, mère, frère, sœur), et que ce(s) cas sont jeunes.

On a identifié des familles à très haut risque, où les gens ont une mutation spécifique qui les prédispose à ce cancer. Ces familles ne représentent cependant que 5% des cancers colorectaux:

Les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI), notamment la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse: après une vingtaine d'années, le risque d'avoir un cancer est d'environ 1/3 si tout le côlon est atteint.

Le mode de vie joue aussi un rôle important, comme indiqué ci-dessous dans le paragraphe «prévention». En effet, si nous ne pouvons changer notre âge ou notre hérédité, nous pouvons cesser de fumer, boire moins d'alcool, manger moins de charcuteries mais plus de légumes, et faire plus de sport.

On sait que des causes environnementales sont également en jeu;
Une alimentation riche en graisse d'origine animale prédispose à ce cancer, soit directement à cause de la richesse de celle-ci, soit à cause de substances toxiques persistantes lipophiles (solubles dans le gras) (certains pesticides, certains organochlorés, dont les Poly Chloro Biphenyls (PCB)...), apportées par cette alimentation (viande, chair de mammifères marins, poissons gras ou situé en tête de la pyramide alimentaire). (2)

Diagnostic :

Dans 10 à 20 % des cas, les cancers colorectaux sont révélés par la découverte de métastases à distance, en particulier au niveau du foie. Cependant, dans la majorité des cas, ils sont découverts par des symptômes liés à la présence d’une tumeur du côlon ou du rectum.

En dehors d’une perte de poids et d’une fatigue générale, les symptômes les plus fréquents des tumeurs primitives sont les troubles du transit (constipation, diarrhées, etc.). Vu leur fréquence et leur banalité, ils ne sont pas spécifiques. C’est donc un changement du transit habituel qui doit alerter. Un vieil adage garde toute sa valeur : « Tout trouble du transit récent passé la cinquantaine doit être exploré. » Tendance à la diarrhée ou à la constipation, alternance des deux, ballonnement inexpliqué sont des signes qui doivent faire consulter à cet âge.

Les saignements digestifs sont assez souvent révélateurs ; ils doivent inquiéter et inciter à consulter. Il s’agit de sang rouge quand le saignement est abondant ou survient dans la partie basse de l’intestin ou de sang plus noir lorsqu’il provient de la partie haute de l’intestin. Ces saignements sont souvent mêlés aux selles. L’erreur serait de les attribuer à une cause banale, comme les hémorroïdes, et de ne pas faire réaliser une coloscopie indispensable. Un saignement chronique non visible peut par ailleurs provoquer une baisse des globules rouges, appelée anémie. La découverte d’une anémie, à l’occasion d’une prise de sang réalisée pour une quelconque raison, peut aussi être révélatrice d’un cancer qui doit être exploré par endoscopie en l’absence de cause évidente.

Les douleurs abdominales qui font le tour du ventre (coliques) constituent aussi une alerte et doivent pousser à consulter. Une région de l’abdomen peut parfois être plus sensible. Ces troubles du transit sont parfois accompagnés d’un ballonnement, appelé météorisme, de gaz ou de gargouillements.
Des douleurs violentes et une envie d’aller à la selle permanente, appelé ténesme, ainsi que des émissions de glaire ou de sang, exacerbées ou provoquées par le passage des selles, traduisent un « syndrome rectal » souvent causé par le cancer du rectum surtout lorsqu’il atteint sa partie basse.

À l’opposé, le cancer du côlon droit ou le cancer du cæcum, peuvent être longtemps sans aucun signe apparent et se révéler par une masse (grosseur) au niveau de la partie droite de l’abdomen, une anémie, des douleurs, de la fièvre qui peuvent faire penser à une appendicite.

Quels sont les différents moyens de diagnostic?

Le diagnostic de certitude, indispensable, repose sur la mise en évidence de cellules tumorales à l’examen anatomopathologique. C’est dire l’importance de la coloscopie qui non seulement visualise le cancer, mais en plus permet un prélèvement de la tumeur.
Ce prélèvement est appelé biopsie.

La coloscopie est un examen, pratiqué par le gastro-entérologue, qui explore la totalité du côlon et du rectum à l’aide d’un appareil souple constitué de fibres optiques et d’instruments permettant des prélèvements et même l’exérèse (ou l’ablation) de polypes. Cet examen est le plus souvent fait sous anesthésie légère, ce qui le rend indolore. Par contre, il nécessite une consultation d’anesthésie auprès d’un anesthésiste, une prise de sang pour vérifier la coagulation sanguine et surtout une préparation de l’intestin qui n’est pas toujours très agréable. En effet, cette préparation consiste à purger l’intestin par l’absorption d’une grande quantité de liquide laxatif. Une bonne préparation est indispensable, il faut la faire consciencieusement.

La coloscopie ne nécessite pas d’hospitalisation, elle dure en moyenne une demi-heure et, après quelques heures de surveillance, il est possible de rentrer chez soi. Il faut se faire accompagner si l’examen est réalisé sous anesthésie générale. Parfois il n’y a pas d’autre moyen de faire le diagnostic en dehors d’une opération. Et celle-ci peut être nécessaire si le cancer est à l’origine de complications survenant avant que la coloscopie n’ait pu être réalisée.

La coloscopie virtuelle par scanner, qui évite d’introduire un instrument dans l’intestin, est encore en évaluation. Elle permet de visualiser un cancer ou un polype, mais ne permet pas de prélèvement. Elle nécessite souvent la préparation de l’intestin. Par contre, elle évite les exceptionnelles complications de la coloscopie comme la perforation intestinale qui survient surtout sur les côlons fragilisés par l’inflammation du côlon (ou colite) ou les diverticules (petites cavités en cul-de-sac communiquant avec l’intérieur de l’intestin) - et l’anesthésie générale.

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Le lavement aux produits de contraste, lavement opacifiant l’intérieur de l’intestin et permettant ainsi de visualiser la muqueuse intestinale à la radiographie, est un examen moins performant que la coloscopie virtuelle car il ne permet pas de dépister les petites anomalies. Cela dit, il peut être utile en cas d’occlusion, combiné le plus souvent avec un scanner. Les marqueurs tumoraux sanguins qui sont des substances présentes dans le sang susceptibles de témoigner de l’existence de certains cancers (en particulier l’antigène carcinoembryonnaire ou ACE) n’ont pas d’intérêt diagnostique. Ils sont d’ailleurs le plus souvent normaux lorsque le cancer n’est pas métastasé (3).

Traitements :

Quand le cancer est détecté à un stade précoce, on le guérit (90% de guérisons pour les stades I). Si le cancer est découvert tardivement, les chances de guérison sont beaucoup plus faibles (moins de 5% de guérison au stade IV).

Le premier traitement est la chirurgie, qui permet d'enlever la tumeur et les ganglions environnants (curage ganglionnaire). (Les cancers très superficiels sont parfois totalement réséqués par voie endoscopique, sans chirurgie complémentaire nécessaire s'il n'y a pas franchissement de la musculaire muqueuse).
On y associe des traitements adjuvants: chimiothérapie, si le curage contient des métastases ganglionnaires ou s'il existe des métastases hépatiques ou pulmonaires; radiothérapie si l'exerèse chirurgicale n'a pu être totale, avec reliquat tumoral individualisé sur un organe vital.

Dans le cas du cancer du bas rectum, la présence de ganglions visibles sur le scanner ou l'échoendoscopie est une indication de radio-chimiothérapie préopératoire.
La majorité des cancers du côlon et du rectum pourraient être évités par une surveillance accrue, un mode de vie approprié et, probablement aussi, la prise orale de produits de chimioprévention. (2)

Références:
(1) www.hc-sc.gc.ca
(2) fr.wikipedia.org
(3) www.infocancercolorectal.com
Autre Référence:
Société canadienne du cancer
Diagnostic et traitement initial du cancer chez les adolescents de 15 à 19 ans
www.phac-aspc.gc.ca


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Cancer de l'estomac

Il existe plusieurs types de cancer, comme le cancer lié au tabagisme, qui est le cancer faisant le plus grand nombre de victimes, avec 1,4 million de morts chaque année, le cancer de l'estomac avec 866 000 victimes est le deuxième plus important dans le monde. On estime que 2 800 Canadiens en sont victimes chaque année du cancer de l'estomac.

L'estomac est la portion du tube digestif dilatée en forme de poche faisant suite à l'oesophage, située entre l’œsophage et le duodénum, elle peut contenir jusqu’à 4 litres de mélange d'aliments et de sucs gastriques (eau, acide chlorhydrique, enzymes). Ce produit de la transformation par l’estomac est une pâte, appelée chyme qui se déverse dans l'intestin grêle. La durée de la digestion dans l’estomac varie environ entre 3 et 7 heures. Son rôle est de transformer les aliments en énergie et d’éliminer les déchets de l’organisme.

Les cancers de l'estomac sont, dans environ 90 % des cas, des adénocarcinomes développés aux dépens de l'épithélium gastrique.

Le cancer de l'estomac est une maladie grave se développant aux dépens des tissus de l'estomac. Par définition, adénocarcinome gastrique est une tumeur épithéliale dont le centre est à plus de 2 cm en dessous de la jonction œso-gastrique.

La paroi de l’estomac est constituée de quatre couches. Le cancer de l’estomac prend naissance dans les cellules de la couche interne, appelée muqueuse. Il peut graduellement s’étendre aux autres couches de la paroi stomacale.
Le cancer peut se former dans n'importe quelle partie de l'estomac pour se propager vers le haut, atteignant l'oesophage, ou vers le bas, envahissant l'intestin grêle.
Les cancers de l'estomac comme les lymphomes ( type MALT) et les sarcomes ou les tumeurs stromales (gastro-intestinale) sont plus rares (moins de 10 %) , et doivent être traités différemment de l'adénocarcinome gastrique.

La reconnaissance d'états précancéreux, principalement la dysplasie et la gastrite chronique atrophique (auto-immune ou plus souvent secondaire à une infection à Helicobacter pylori) devrait permettre l'individualisation et la surveillance de populations à risque.

Métastase :

Le cancer de l’œsophage, du pancréas, de la vésicule biliaire, du foie, du poumon et de la peau (mélanome), peuvent se propager à l’estomac. Il ne s'agit pas de cancers de l'estomac mais de cancers d'une autre origine.

Les symptômes :

Au début, le cancer de l’estomac ne provoque que peu de symptômes.

De plus les symptômes du cancer de l’estomac ne sont jamais caractéristiques ce qui rend le diagnostic précoce encore plus difficile. Lorsqu’il existe, le symptôme le plus fréquent est une douleur située à la partie haute et médiane du ventre. Parfois aussi, on peut constater chez le patient un amaigrissement, des vomissements, une baisse des globules rouges appelée anémie provoquant une fatigue, une présence de sang dans les selles rendant les selles noires.

Diagnostique :

Endoscopie ou fibroscopie oeso-gastro-duodénale :
L’endoscope est un tube souple composé de deux réseaux de fibre optique, l’un véhiculant un faisceau de lumière blanche, l’autre étant muni d’une caméra vidéo. Un 3ème canal, nommé canal opérateur, permet l’aspiration des sécrétions digestives ou l’introduction de divers instruments tels qu’une pince à biopsie ou d’autres outils permettant une action thérapeutique locale.

Radiographie :
Pour connaître exactement la localisation et l'étendue de la tumeur, on peut parfois, mais rarement maintenant, faire une radiographie de l'estomac à l'aide d'une substance opaque (transit baryté).

Traitements : (options)

Chirurgie :
L'enlèvement d'une partie ou l'enlèvement total de l'estomac sont souvent pratiqués comme traitement du cancer de l'estomac. ( gastrectomie partielle ou gastrectomie totale) .

Chimiothérapie :
Dans le traitement du cancer de l'estomac, on fait appel à une chimiothérapie générale, administrée par voie intraveineuse ou parfois, par la bouche. Il existe maintenant une large éventail de médicaments de la catégorie des immuno-suppresseurs.

Radiothérapie :
La radiothérapie vise à détruire les cellules cancéreuses à partir d'une source externe. On dirige des faisceaux de rayonnement ionisant sur la tumeur afin d'en réduire le volume. Dans certains cas, la radiothérapie peut précéder la chirurgie pour réduire le volume de la tumeur et faciliter l'opération.

www.fibroscopie.fr
wikipedia.org/

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Le cancer de l'intestin

Le cancer de l'intestin aussi appelé cancer de l'intestin grêle, cancer du côlon, cancer du rectum ou cancer colorectal. Ce sont des cancers qui sont diagnostiqués souvent à un stade trop avancé et qui dans plusieurs des cas en sont au stade de métastases ou l'espérance de vie en est réduite à 12 ou 15 mois.

Dépisté précocement, le cancer de l'intestin peut être éradiqué soit part :

  • L'intervention chirurgicale
  • La radiothérapie
  • La chimiothérapie

Pour en savoir plus sur le cancer du côlon et le cancer du rectum, appelés cancer colorectal cliquez ici.

L'intestin grêle

L'intestin grêle, long d'environ 7 mètres, comprend successivement le duodénum, le jéjunum et l'iléon. Le jéjunum et l'iléon forment 15 ou 16 grandes boucles appelées anses intestinales, flottant librement dans la cavité intestinale.
La muqueuse de l'intestin grêle est tapissée de villosités à travers lesquelles s'effectue presque toute l'absorption des aliments. L'intestin grêle est relié au cordon ombilical pendant la vie fœtale. [1]

Le cancer de l'interstin grêle

Le cancer de l’intestin grêle est rare. Le risque de développer ce type de cancer croît avec l’âge. Il touche habituellement les personnes de plus de 60 ans et est plus fréquent chez les hommes.

L’intestin grêle ou petit intestin est divisé en trios parties :

  • le duodénum: la première section, reliée à l’estomac
  • le jéjunum: la partie du milieu
  • l’iléum: la dernière section, rattachée au gros intestin

Les adénocarcinomes de l’intestin grêle sont des tumeurs malignes rares qui représentent moins de 2 % des tumeurs digestives, mais pour l’intestin grêle il s’agit des tumeurs les plus importantes devant les tumeurs endocrines et les lymphomes. Les données annuelles de la fréquence de l’adénocarcinome de l'intestestin grêle est de 2 à 5 cas par million d’habitants [2] .

Ces tumeurs se développent sur la paroi interne du petit intestin, souvent dans le duodénum.

Symptômes :

Le cancer de l'intestin grêle peut exister sans présenter de symptômes, il peut se manifester par un émission de sang dans les selles (melæna), visible ou non, qui engendre à la longue une anémie. À plus long terme apparaitront des douleurs abdominales et des signes d'obstruction intestinale et d'une diarrhée survenant très rapidement après l'ingestion et dans laquelle on retrouve des aliments non digérés. Il peut aussi présenter un syndrome carcinoïde [3]

Traitements :

Le traitement est essentiellement chirurgical (résection de toute la partie de l'intestin envahie par la tumeur). [4] Le pronostic est fonction du type de tumeur et de la précocité du diagnostic.

[1] Définition du Larousse:
www.larousse.fr

[2] Thésaurus de cancérologie digestive:
www.snfge.org

[3] Tumeur carcinoïde
Tumeur bénigne ou maligne peu volumineuse qui se développe surtout dans les muqueuses digestives, parfois dans la muqueuse bronchique, aux dépens des cellules endocrines dites argentaffines (colorables par certains sels d'argent). Syndrome carcinoïde, syndrome dû à la présence d'un carcinoïde malin et comportant des métastases ganglionnaires et hépatiques.
www.larousse.fr

[4] Résection :
Ablation chirurgicale d'un organe ou d'un tissu (nerf, muscle, os.) sain ou malade. Chez les patients cancéreux, la résection consiste à õter la tumeur (tumorectomie).

Cancer de l'oesophage :

L'oesophage est un tube musculaire creux situé entre le pharynx et l'estomac. Il assume le transit des aliments de la bouche à l'estomac. Il se contracte pour laisser les aliments liquides ou solides se déverser dans l'estomac en passant par la jonction de l'oesophage - estomac. Le muscle à cet endroit contrôle le bol alimentaire de façon à laisser entrer les aliments dans l'estomac et empêche l'acide gastrique de remonter dans l'oesophage ce qui engendrerai un reflux gastro-oesophagien.

Symptômes :

C'est la sensation d'un blocage au niveau de l'estomac, souvent accompagné de douleurs aiguës et de sensation de brûlure très forte sont généralement les symptômes les plus fréquents du cancer de l'oesophage.

La progression dans la difficulté à ingurgiter des aliments d'abord solides puis semi-solides et même les produits liquides peuvent révéler la présence d'une masse suspecte au niveau de la paroi de l'oesophage ou de la jonction œsophago-gastrique.
La perte de poids et souvent la fréquence importante de reflux gastro-oesophagiens devraient inciter à la consultation médicale.
Un diagnostic précoce est important dans les cas de cancer de oesophage dont l'évolution agressive demande une intervention rapide. Bien que plusieurs types de cancers primaires et secondaires puissent se développer dans l’oesophage , le carcinome épidermoïde et l’adénocarcinome sont de loin les deux cancers de l’oesophage les plus fréquents.

Le cancer de l'oesophage se développe aux dépens de la paroi intérieure de l'oesophage qui est constituée de cellules malpighiennes.

  • Le carcinome épidermoïde prend naissance dans les cellules squameuses (cellules malpighiennes) qui tapissent l’intérieur de l'oesophage. Cette forme de cancer touche habituellement la partie supérieure ou médiane de l'oesophage. Elle est associé à une consommation excessive d'alcool et de tabac, de certains aliments, de carences nutritives (riboflavine, niacine, fer) et d'oesophagite chronique.
  • L’adénocarcinome est issu des cellules glandulaires de la partie inférieure de l’œsophage et plus relié aux brûlures d'estomac et à des facteurs environnantaux. Autrefois, l’adénocarcinome était responsable d’environ 10 % de tous les cancers oesophagiens. Cependant, sa fréquence a augmenté à un point tel au cours des dernières décennies qu’il représente maintenant près de 50 % des cancers de ce type en Amérique du Nord. Il y a une relation entre l’adénocarcinome et les personnes atteintes du syndrome de Barrett. (les cellules de l’œsophage subissent des modifications et ces cellules devenues anormales sont précancéreuses). Un œsophage de Barrett peut être la conséquence de plusieurs années de reflux gastro-oesophagien (la plupart des gens souffrant de reflux gastrique chronique ne développent pas un œsophage de Barrett), mais en l'absence de traitement de cette maladie, ce patient est plus exposé à un cancer de l'oesophage.

Traitement du cancer de l'oesophage :

Thérapies sont utilisés pour traiter le cancer de l’oesophage.
1 - Prélèvement chirurgical de l'oesophage. (Souvent ce cancer est trop avancés pour être traités)
2 - Chimiothérapie
3 - Radiothérapie et la thérapie endoscopique (le traitement par chimiothérapie et radiothérapie combinées)
4 - Le stent, un dispositif métallique et tubulaire glissé dans l’oesophage étroit pour maintenir une ouverture dans le canal de l'oesophage
5 - Le laser ou la brûlure électrique du cancer du cancer.
6 - La thérapie de photodynamique, utilisée pour le traitement de l’oesophage de Barett.
7 - La mucosectomie endoscopique est un des traitements curatifs du carcinome épidermoïde superficiel de l'œsophage. Il a effectivement été montré que le taux de résécabilité complète est important et que le taux de récidive précoce est faible.

Malheureusement, en raison de sa nature agressive, les perspectives pour les patients vivant avec le cancer de l’oesophage, ne sont pas aussi optimistes. Moins que 5% des patients survivent plus de 5 ans. (Le Dr Joseph Connon, l’Université de Toronto)

Références :
www.snfge.asso.fr
www.cancer.ca
www.gastroresource.com
www.cdhf.ca

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Cancer des ovaires

Les ovaires sont deux glandes situés de chaque côté de l'utérus. Ces glandes font partie de l’appareil reproducteur féminin. Leur fonction est de sécréter les hormones telles que les oestrogènes et la progestérone ; ils sont également responsables de l'ovulation.

   

Définition :

Le cancer de l'ovaire est une tumeur maligne et ne doit pas être confondu avec les kystes de l'ovaire, qui sont des lésions bénignes totalement différentes. Le cancer de l'ovaire est un cancer insidieux. Il est le plus souvent diagnostiqué à un stade avancé. Les cellules cancéreuses peuvent se détacher et gagner la circulation sanguine, coloniser d’autres organes comme le cerveau, les os, les poumons ou les viscères.

Il faut différencier (3) sortes de cancer de l'ovaire selon le type de cellules affectées:

  • Le cancer épithélial qui se développe à partir des cellules de la surface externe de l’ovaire.
  • Les tumeurs des cellules germinales, plutôt rares qui se forment dans les cellules productrices d’ovules. Ces tumeurs se reproduisent chez les jeunes femmes et les fillettes.
  • Les tumeurs stromales des tissus conjonctifs qui lient les éléments de l’ovaire.

On dénombre 2400 nouveaux cas et 1500 décès chaque année. Le cancer des ovaires est mortel dans 60 % des cas, détecté tôt, le taux de guérison est de 90%.

Synptômes :

Le cancer ovarien ne cause souvent aucun symptôme apparent. La plupart des femmes ne connaissent pas ces symptômes. (selon un sondage de l’Association nationale du cancer des ovaires)
1- Saignement gynécologiques;
2- Gain ou perte soudain de poids;
3- Cycles menstruels anormaux;
4- Ballonnements abdominaux en permanence mais non d'une façon temporaire.

En général ces symptômes sont imprécis. La plupart du temps le cancer des ovaires est diagnostiqué à un stade avancé.

Facteurs de risques :

Le fait de n'avoir pas eu de grosseses ou d'être infertile ce qui signifie pas de période de repos pour l'ovulation pourrait-être un facteur de risque.
Il peut exister dans une minorité de cas une prédisposition génétique, c'est-à-dire un risque familial de cancer de l'ovaire, du cancer du sein, du cancer intestinal ou colorectal. Un cancérologue pourrait établir une mutation génétique de cellules cancéreuses.
Avoir plus de 40 ans.
Obésité
Des facteurs nutritionels.

Diagnostic :

Des examens radiologiques peuvent permettre d'orienter le diagnostic, c'est-à-dire de préciser l'origine de douleurs abdominales par échographie et à l'aide du scanner.

Par intervention chirurgicale, l'examen au microscope de la tumeur (examen anatomopathologique). Par cœlioscopie (petite ouverture abdominale)
Par laparotomie (large ouverture abdominale). Le chirurgien prélèvera de la tumeur au cours de l'intervention et celle-ci sera analysée par le médecin anatomopathologiste pour porter le diagnostic.
Par analyse sanguine: Pour les cancers de l'ovaire de type adénocarcinome, le marqueur tumoral est le CA125. L’utilisation de ce marqueur tumoral à eté proposée pour le dépistage sérologique du cancer ovarien. Il s’agit d’un déterminant antigénique d’une glycoprotéine de haut poids moléculaire qui est reconnue par l’anticorps monoclonal OC 125

Traitement du cancer de l'ovaire :

La chirurgie et la chimiothérapie.
La radiothérapie n’est que rarement utilisée dans les cancers de l’ovaire.
La chirurgie consistera à retirer les ovaires, l’utérus et les lésions intra-abdominales.
La chimiothérapie sera utilisée pour éliminer les lésions.

Références :
www.igr.fr
www.cancer.ca
www.phac-aspc.gc.ca
www.avmaroc.com/actualite/cancer

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Cancer de l'utérus :

L'utérus est l'appareil de reproduction de la femme. Il est composé de deux parties : le corps et le col. C'est dans la première partie du clycle ovarien que s'épaisi graduellement la muqeuse utérine pour facilité la nidation de l'ovule fécondé par le spermatozoïde en vus d'une grosesse éventuelle. En dehors d'une fécondation, l'endomètre est éliminé au cours des menstruations.

Le cancer de l'utérus est un cancer l'appareil génital féminin. Ce cancer se présente sous deux formes:

Le cancer du corps de l'utérus (appelé aussi cancer de l'endomète)

C'est le cancer qui se développe à partir des cellules tapissant l'intérieur de la cavité utérine. Il ne doit pas être confondu avec le cancer du col de l'utérus car les causes et les caractéristiques de ces deux cancers sont différentes.
Il se développe progressivement à partir de lésions précancéreuses, il correspond à plus de 38 à 40 % des cancers génitaux de la femme. Ce poucentage suit une courbe ascendante en amérique. Il se manifeste habituellement après l'âge de 40 ans, après la ménopause, et en général chez la femme n'ayant pas eu de grossesse.

De nouvelles pertes de sang à la ménopause ou entre les règles chez une femme qui n'est pas ménopausée sont parfois révélatrices. On doit absolument consulter son médecin ce qui permettra de poser rapidement un diagnostic.
Le diagnostic se fait par examen biopsique :
Le médecin et son équipe prélève une petite partie de la zone concernée et l'examine au microscope. Ce prélèvement se fait normalement lors d'une endoscopie ou d'une hystéroscopie.

Symptômes :

Le cancer de l'endomètre se manifeste par :

1- Des saignements irréguliers
2- Des écoulements vaginaux inhabituels
3- Des douleurs pelviennes

Ces symptômes surviennent généralement dès le début de la maladie. il ne s’agit pas nécessairement d’un problème grave. Il est important de communiquer immédiatement avec votre médecin afin de procéder à un diagnostic plus précis et d'établir un traitement le plus rapidement possible.

Il existe trois types de traitements de base :
La chirurgie,
La radiothérapie,
L’hormonothérapie

Les saignements surgissant après la ménopause sans aucun autre trouble constituent le principal symptôme du cancer de l'endomètre.

2- Le cancer du col de l'utérus

Le col de l'utérus est un organe creux ; il met en communication le corps de l'utérus avec le vagin et l'extérieur. Le cancer se développe à partir de l'épithélium du col de l'utérus dans la partie étroite et inférieure de l’utérus soit le passage reliant l’utérus au vagin. L'infection génitale par le virus du papillome humain (VPH) généralement transmise par l'activité sexuelle en est généralement la cause.

C'est la deuxième forme la plus fréquente de cancer chez les femmes à l’échelle mondiale après le cancer du sein.

On doit distinguer deux types de cancer du col de l'utérus:

Le carcinome épidermoïde

Il se développe à partir du revêtement épithélial du col. C'est le plus important.

L'adénocarcinome

Il se développe à partir du revêtement glandulaire du col. Ce cancer est directement en rapport avec l'activité sexuelle. Le dépistage des lésions précancéreuses est possible grâce à la pratique du frottis de dépistage. Le frottis est effectué à titre préventif et diagnostique pour dépister des anomalies du col de l'utérus qui pourraient avec le temps se transformer en cancer (lésions précancéreuses), ou pour dépister un cancer déjà déclaré.

Dépistage:

Le cancer du col de l'utérus, comme le cancer du sein ou le cancer du colon, est une maladie que l'on peut dépister au stade d'anomalie précancéreuse (dysplasie). Ainsi, grâce au frottis, le nombre de décès par cancer du col de l'utérus a diminué dans les pays développés de plus de 80% durant les dernières décennies.
Le cancer du col de l'utérus est généralement traité avec succès et ce d'autant mieux que sa détection a été faite à un stade précoce de lésion précancéreuse . A ce stade la guérison est de 100%.
La réduction de l'incidence du cancer invasif est en effet de 93 % si les frottis sont réalisés tous les ans, de 91 % en cas de frottis trisannuel, de 84 % en cas de frottis réalisés tous les 5 ans et de 64 % en cas de frottis réalisés tous les dix ans.

Traitements :

Le traitement du cancer du col de l’utérus dépend du stade d’évolution de la maladie, de la taille de la tumeur, de l’âge de la patiente, de son état de santé général et de son désir de conserver sa fertilité.

Prévention :

Le vaccin est un moyen d’empêcher l’apparition de la maladie. Il s’attaque directement aux Papillomavirus. Cependant, les Papillomavirus se divisent en plusieurs virus et le vaccin ne les combat pas tous.

Consultez un médecin généraliste ou un gynécologue de votre choix. Ce vaccin n'est pas un vaccin pour les autres infections sexuellement transmissibles (MTS). Il est donc important de continuer à se protéger pour les personnes à risques.

Gardasil© *:

Vaccin recombinant quadrivalent contre le virus du papillome humain (types 6, 11, 16 et 18) Les femmes qui ont de multiples partenaires sexuel(le)s ou qui deviennent sexuellement actives à un jeune âge sont plus à risque de développer un cancer du col de l’utérus. Les femmes qui reçoivent le vaccin contre le VPH doivent être prévenues du risque de développer une fausse impression de sécurité relativement à leur vie sexuelle.
Le vaccin contre le VPH n’élimine pas le besoin de se protéger lors des relations sexuelles ou d’être prudente quant à ses choix de partenaires sexuel(le)s et la fréquences des relations. L’utilisation de méthodes anticonceptionnelles obstructives (comme les condoms) est toujours nécessaire pour prévenir le VIH/sida et d’autres types d’infections qui ne sont pas ciblées par le vaccin.

Programmes de vaccination provinciaux et territoriaux :

Toutes les provinces ainsi que le territoire du Yukon ont mis sur pied des programmes de vaccination volontaire contre le VPH à l’école pour les jeunes filles de 9 à 13 ans.

Avis important:

Les femmes de tout âge qui présentent ces symptômes :

  • menstruations irrégulières ou anormalement abondantes;
  • pertes sanguinolentes ou saignements entre les menstruations, après une activité sexuelle, une douche vaginale ou après la ménopause, doivent consulter leur médecin pour en discuter.

Références:
www.alliance-cxca.org
www.canceronet.com
wikipedia.org
www.cancer.ca
www.pagesperso-orange.fr/cancer

* Gardasil© est une marque de commerce de Merck and Co. Inc.

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Cancers de la peau

Les cancers de la peau sont les plus fréquents des cancers au Canada. Il y a plus de 60 000 Canadiens environ qui seront atteints d'un cancer de la peau chaque année. Ce type cancer est en progression.

Trois formes de cancer de la peau sont les plus fréquents :

1- Les mélanomes
2- Les carcinomes baso-cellulaires et épidermoïdes
3- Les carcinomes spinocellulaires

Les mélanomes :

Parmi les cancers de la peau les mieux connus mais les moins fréquents. Le nombre de mélanomes dans le monde double tous les dix ans. Environ 25% des cas apparaissent sur un grain de beauté déjà existant, les autres sur une peau normale. Plus fréquent chez les populations blanches d'Amérique du Nord, d'Europe, de Nouvelle-Zélande et d'Australie.
Les mélanomes les plus graves qui se développent à partir de grains de beauté (mélanocytes *) peuvent se répandent sur tout le corps. Le mélanome superficiel extensif est la variété la plus fréquente (70 % des cas), il correspond à la description précédente. Ce mélanome touche le plus souvent des sujets âgés de 40 à 50 ans - parfois beaucoup plus jeunes. Le mélanome superficiel extensif se développe sur n'importe quelle zone du corps, mais plus souvent au niveau du dos chez les hommes et au niveau des membres inférieurs chez les femmes.

Le mélanome peut aussi toucher n'importe quelle région de la peau, du cuir chevelu, des muqueuses (bouche, organes génitaux…) ou des ongles. Les métastases des mélanomes sont difficiles à traiter.

Soyez en alerte avec les grains de beauté. Voici un moyen mnémotechnique pour différencier un mélanome :
A B C D E

  • (A) Asymétrie (une forme irrégulière)
  • (B) Bords déchiquetés
  • (C) Couleurs (souvent de deux couleurs
  • (D) Diamètre (supérieur à un demi centimètre)
  • (E) Évolution (souvent l'aspect change avec le temps) et c'est valide pour un nouveau ou un ancien mélanomes

Vaut mieux consulter un médecin ou un dermatologue si un de ces critères est identifié.

Faite une auto-examen de votre peau après chaque exposition au soleil. Les mélanomes identifiés rapidement seront plus faciles à traiter.

  • 1- Éviter l'exposition au soleil principalement entre 11 heures et 15 heures.
  • 2- Appliquer une crème solaire avec un indice de protection de plus que 20
  • 3- Après une exposition de deux heures, rappliquer une autre couche de crème solaire ainsi qu'après chaque baignade.
  • 4- Porter des vêtements protecteurs ainsi qu'un chapeau si nécessaire.

Carcinomes baso-cellulaires et épidermoïdes:

Il sont considérés comme les plus important des cancers de la peau. Il constitue près de 50 % des cancers au Canada et aux États-Unis et touchent 70 personnes sur 100 000. Ils se développent à partir de l'âge de 40 ans et rarement chez les jeunes. Les kératinocytes *, une variété de cellules de la portion superficielle de l'épiderme, seraient responsable de la formation de ces carcinomes basocellulaires et épidermoïdes.

L'exposition au soleil et aux rayons ultraviolets en sont la cause principale. Les personnes au teint claire (blonds ou roux) sont les plus exposées à cette forme de cancer.

Description :

Les carcinomes baso-cellulaires ( tête et du cou, nez, lèvres, joues, front, tempes, angle interne de l'œil ou sur les paupières). Ils ressemblent à une masse de chair à l'aspect d'une perle translucide ou d'un bouton de couleur rouge ou rosée.
Les Carcinomes épidermoïdes ressemblent à une croûte blanche qui s'ulcère pour former une plaie à bordure surélevée (kératose). Les carcinomes épidermoïdes ( tête et cou, décolleté, haut du corps, avant- bras, mains et ongles) Ils ressemblent à une croûte blanche qui s'ulcère pour former une plaie à bordure surélevée (kératose).

Traitement :

On procède par une opération qui consiste a extraire chirurgicalement la petite masse cancéreuse en s'assurant que la tumeur à été complètement enlevée.

Les carcinomes spino-cellulaires :

Le carcinome spino-cellulaires est plus superficiel que le carcinome basocellulaire. Ils ont une évolution rapide. Les métastases se font par voie lymphatique ou sanguine.

Le carcinome spinocellulaire des muqueuses, plus superficiel que le carcinome basocellulaire, a la particularité de pourvoir métastaser, d'où son caractère malin plus important. Ils touchent le sujet âgé, ou très âgé. Ils se développent sur des lésions précancéreuses comme cicatrices ou kératoses. Ils peuvent se localiser particulièrement sur les muqueuses (lèvre inférieure), le cuir chevelu, les pavillons des oreilles, les mains, pieds, bras, poignets ainsi que sur les organes génitaux.

Description : (1)

L'aspect clinique est celui d'une tumeur plus ou moins globuleuse, régulière ou bosselée, végétante ou ulcéro-végétante, la pression des bords de l'ulcération fait apparaître des grains blanc-jaunâtres qu'on appelle les vermiottes. Les carcinomes spino-cellulaires des muqueuses ont un pronostic plus méchant car leur pouvoir métastasant est plus important.

Traitement :

L'incision et l'extraction chirurgicale large doit être pratiquée le plus tôt possible avant les métastases.

* Cellules qui produisent la mélanine et colorent la peau.

(1) www.atlas-dermato.org

Références :
www.abimelec.com
www.abimelec.com/phototherapie
www.hc-sc.gc.ca
www.fr.wikipedia.org

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Adénome prostatique et Cancer de la prostate

On estime qu'en 2008, 24 700 Canadiens recevront un diagnostic de cancer de la prostate et que 4 300 en mourront. Le cancer de la prostate représente environ 11 % de tous les décès dus au cancer chez les hommes.
On prévoit que 1 homme sur 7 aura un cancer de la prostate au cours de sa vie, surtout après l'âge de 60 ans et que un homme sur 27 en mourra. (1)

La prostate est une glande de l'appareil génital masculin qui produit le liquide séminal qui entre dans la composition du sperme.. Cette glande de la taille d'une noix, est située sous la vessie. Elle entoure l'urètre, canal évacuateur de la vessie vers l'extérieur. Elle a un volume estimé à 20cm3 environ chez l'homme jeune. Sa situation explique les troubles urinaires lorsque son volume augmente par la formation d'une tumeur.

Localisation des tumeurs de la prostate :

L'adénome (hypertrophie bénigne de la prostate) se développe dans la partie centrale de l'urètre. Accessible par toucher rectal, le cancer de la prostate se situe près de l'anus.

Adénome prostatique :

L'adénome est du à l'hypertrophie des glandes dans la partie entourant l'urètre. Près de 50% des hommes de 70 ans ou plus en sont atteints. Cette tumeur non cancéreuse ne provoque que très peu de symptômes, mais peu devenir gênante pour l'évacuation de l'urine, en obstruant le col vésical et en déformant l'urètre.
Les causes exactes de l'adénome de la prostate sont inconnues. Il n'y a aucun moyen connu d'éviter l'apparition d'un adénome de la prostate. Ce n'est pas une affection héréditaire.

L'adénome peut se détecter par l'échographie. Elle ne présente peu ou pas de symptômes cliniques.

Un tel cancer pris au tout début guérit dans 100 % des cas. Il est ainsi nécessaire de ne pas attendre dès l'apparition des symptômes, d'autant plus si vous avez 50 ans ou plus et que vous présentez une rétention ou même un peu d'incontinence. N'hésitez pas à vous faire opérer sans délai.

L'intervention chirurgicale est le plus souvent simple. Le chirurgien retire l'adénome en passant son doigt autour de l'urètre. La durée d'hospitalisation est très courte.

Cancer de la prostate :

Caractéristiques du cancer de la prostate :
Le cancer de la prostate est le plus fréquent des cancers chez l'homme. Il survient surtout après 50 ans. Le cancer de la prostate évolue, dans la plupart des cas, lentement, sur plus de 10 à 15 ans, et reste longtemps localisé. 30 % des hommes âgés de 60 ans ont des foyers microscopiques de cancer dans la prostate, mais ces petits foyers ne sont pas forcément évolutifs.

Dans la majorité des cas, il n'existe aucun facteur de risque particulier. Le risque familial n'existe que dans 5 à 10 % des cas. L'existence d'un cancer de la prostate chez un parent du premier degré (père, frère) double ou triple le risque. Les formes familiales de cancer de la prostate sont particulièrement soupçonnées lorsqu'il existe au moins trois membres de la famille atteints et que l'âge de découverte est inférieur à 55 ans. La surveillance précoce et régulière est donc conseillée dans ce cas là.

Il existe un facteur ethnique important et la population masculine noire-américaine est la plus touchée; à l'inverse, le cancer de la prostate est rare dans la population asiatique.

Diagnostic de cancer de la prostate :

  • 1- Le toucher rectal (geste par lequel le médecin va palper votre prostate avec le doigt)
  • 2- Le dosage des PSA * (substance fabriquée par la prostate et qui reflète son activité. Tous les hommes en ont dans leur sang.
    Avec un ratio PSA libre/PSA total > 15 %, le diagnostic d'adénome prostatique bénin est le plus probable. Quand le ratio est < 15 %, le diagnostic de cancer de la prostate doit être suspecté
  • 3- L'échographie prostatique par voie anale (L'échographie utilise des ultrasons pour produire une image de la prostate. Les ultrasons sont produits par une sonde qui est introduite par l'anus).
  • 4- La biopsie de la prostate. Les biopsies prostatiques sont faites actuellement sous contrôle échographique. Cet étape est importante pour diagnostiquer définitivement la présence de tumeurs malignes, après examen au microscope des fragments prélevés. La biopsie médicale est réalisée sous anesthésie.
  • 5- Le scanner, ou tomodensitométrie, utilise une source de rayonnements tournante pour produire des images du corps selon différents angles. Le scanner est utilisé pour détecter des ganglions ou l'extension du cancer à d'autres organes.
  • 6- L'imagerie par résonance magnétique (IRM) avec sonde rectale ressemble à un scanner mais utilise un champ magnétique au lieu de rayons. Utilisé peut détecter des ganglions augmentés de volume.
  • 7- La scintigraphie osseuse pour détecter l'extension du cancer de la prostate aux os. Un produit légèrement radioactif est injecté par voie intraveineuse et va se fixer sur les os où il est détecté par une caméra.

Traitements :

On doit en premier lieu vérifier la gravité du cancer de la prostate en procédant à une évaluation de la taille de la tumeur et de son évolution (score de Gleason de 1 à 10).

Avant d'envisager les différents traitements et leurs indications, il n'est pas inutile de rappeler que l'espérance de vie pour les hommes de 60, 70 et 80 ans est de 17,5, 11 et 6,5 années, respectivement. La proportion d'hommes survivant 10 ans à partir de 60, 70 et 80 ans est de 77,6 %, 52,2 % et 19,7 %, respectivement. Au total, 28 % des hommes de 70 ans ont une survie d'au moins 15 ans. En France, 20 % de la population a plus de 60 ans, mais ce pourcentage va doubler dans les 10 ans.
Pour les patients ayant une espérance de vie supérieure à dix ans, le problème est en fait de savoir si le cancer de la prostate a le potentiel de se développer et d'entraîner le décès du patient avant le décès de celui-ci d'une autre cause. En effet, beaucoup des patients ayant un cancer de la prostate vont mourir "avec", et non pas "de" leur cancer. Le vrai problème, celui de pouvoir identifier avec certitude les cancers potentiellement agressifs, reste entier. (2)

Hormonothérapie :

Le traitement hormonal est utilisé chez les patients dont le cancer s'étend au-delà de prostate (métastases). Le but du traitement hormonal est de diminuer le taux des hormones mâles (androgènes). La testostérone secrétée par les testicules joue un rôle important pour la prostate. L'hormonothérapie reste le traitement de choix en cas de métastases. Ce traitement est aussi utilisé pour diminuer le volume de la prostate. Utilisé souvent avec d'autres modes de traitement après la chirurgie ( si les ganglions sont atteints) ou avec la radiothérapie.
L'objectif du traitement est de s'opposer à l'action des hormones mâles (androgènes) qui stimulent la prostate, soit par castration chirurgicale (ablation des testicules), soit par l'administration d'oestrogènes ou d'agonistes de la LH-RH, soit par le recours à un anti-androgène.

Prostatectomie totale :

Cette opération qui consiste à enlever toute la prostate et les vésicules séminales qui lui sont rapprochées et qui produisent et stocke le sperme. On pratique cette intervention sous anesthésie générale ou sous péridurale et seulement si l'on est certain que la prostate est affectée.
L'intervention est faite sous anesthésie générale ou sous péridurale. Habituellement l'intervention est faite par une ouverture au bas du ventre. On fait le prélèvement des ganglions autour de la prostate et les fait vérifier durant l'opération. Si les ganglions sont indemnes, on fait la prostatectomie totale.
Même si les techniques d'intervention sont bien conçues, les risques sont les mêmes pour tous les interventions chirurgicales: hématomes, infections, phlébites. L'incontinence, bien que la plupart du temps temporaire pour deux à trois semaines, est souvent présente après cette intervention. La rééducation et les exercices du périnée peuvent améliorer le fonctionnement du sphincter.
Mentionnons aussi les problèmes au niveau sexuels, comme les difficultés d'érection. Cette opération supprime la possibilité d'éjaculation mais non le plaisir.
Après la prostatectomie totale, il faut faire le suivi de l'état du patient avec le dosage du PSA qui doit-être inférieur à 0.1ng/ml. (nanogrammes par millilitre). Une augmentation du PSA peut signifier un ajout de traitement par hormonothérapie ou radiothérapie.

La curiethérapie : (brachythérapie)

Traitement réservé à un cancer de la prostate qui est bien localisé et sans métastases. Ce traitement exige souvent la mise en place d'implants permanents ou temporaires d'iridium, de grains d'iode 125 ou de palladium 103.
Ces sources radioactives sont directement introduites dans la tumeur et suivit parfois par une hormonothérapie. Les étapes du traitement se fond sous la direction du radiothérapeute dans une chambre plombée, qui absorbe les rayonnements. Il y a différentes techniques d'implantation des sources radioactives qui permettent au traitement de se se faire en une seule séance avec plus de précision et une meilleure efficacité.

La radiothérapie interstitielle :

La radiothérapie réaliser grâce à un scanner spéciale est utilisée pour traiter les cancers qui sont localisés à la prostate, ou qui ont atteint les tissus voisins. (métastases). Elle permet de réaliser des images en 3D et sert surtout à diminuer le volume de la tumeur ou éviter des complications (rétention urinaire, incontinence etc). On utilise soit la radiothérapie externe avec la curiethérapie ou radiothérapie interstitielle. Le traitement se fait cinq jours par semaine pour environ 30 à 40 séances.
Ces traitements peuvent provoquer des difficultés pour uriner et des brûlures, des envies d'uriner plus fréquemment. Les irradiassions peuvent atteindre le rectum et causer des saignements ou des diarrhées.

Traitement par ultrasons :

Certains centres spécialisés pratique la technique de l'ultrason. L'interversion se fait sous anesthésie locale et dure de deux à trois heures. Habituellement réservée aux petites tumeurs non agressives avec un PSA * inférieur à 10.

* L'antigène spécifique prostatique (PSA) est un marqueur tumoral utilisé pour la détection du cancer de la prostate. Le PSA est spécifique de la prostate et non pas du cancer.
Le taux de PSA dans le sang est exprimé en nanogrammes par millilitres (ng/ml) et le résultat est habituellement considéré comme normal si le taux est inférieur à 4 ng/ml.

(1) Agence de la Santé Publique du Canada
www.phac-aspc.gc.ca
(2) L'antigène spécifique prostatique (PSA)
www.uropage.com

Autres références :
Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse :
www.artac.info
Cancer de la prostate - Cancer de la prostate et test PSA-Tous les hommes sont différents :
www.health.gov.on.ca
Société Canadienne du Cancer :
www.cancer.ca/Quebec
Le cancer de la prostate :
wikipedia.org/wiki/Prostate

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

La glande thyroïde et les cancer de la thyroïde:

Elle produit et libère les hormones thyroïdiennes. En forme de papillon, elle est située à la base du cou (juste sous la pomme d'Adam). Les parathyroïdes sont situées aux quatre pôles postérieurs de la thyroïde. Cette glande produit des hormones thyroïdiennes qui régularisent de nombreuses fonctions du corps (battements cardiaques, la température du corps, le transit.
Chez les jeunes enfants, les hormones thyroïdiennes ont un rôle de croissance et de développement. les femmes sont deux à trois fois plus concernées que les hommes, probablement en raison de phénomènes hormonaux qui stimulent la croissance de la thyroïde. Rarement le cancer de la thyroïde soit d'origine familial.

La glande thyroïde se régule elle-même par l'hormone de stimulation de la thyroïde (TSH), fabriquée par la glande pituitaire située dans le cerveau. Normalement élevé, elles inhibent la sécrétion de TSH, empêchant ainsi la thyroïde de fabriquer davantage de T4 et de T3 . Les maladies surviennent lorsque l'activité de la glande thyroïde devient soit insuffisante (hypothyroïdie) soit excessive (hyperthyroïdie) Le cancer peut aussi se développer dans la glande thyroïde.

Cancer de la thyroïde :

Le cancer de la thyroïde est parfois visible, comme une petite bosse en forme de « boule », à la base du cou. Si la maladie est parfois responsable d’une mutation (voix rauque) et de troubles de la déglutition. D'autres symptômes, comme la constipation, la diarrhée, la prise de poids ou amaigrissement, l'impression de fatigue allant jusqu'à la dépression peuvent se manifester. Moins de 1 % de tous les nouveaux cas de cancer au Canada ont pour siège la thyroïde. Il existe divers types de cancers thyroïdiens, mais les plus courant (80 % ) se présente sous la forme suivante :

Différents cancers thyroïdiens :(1)

1- Les cancers papillaires et vésiculaires (ou folliculaires des auteurs de langue anglaise), sont des cancers différenciés qui se développent à partir des cellules thyroïdiennes. Les cancers papillaires sont les plus fréquents (environ 70% des cancers) et prédominent chez les sujets jeunes. Ils ont un bon pronostic. (1)
2- Les cancers médullaires dérivent de la cellule C sécrétrice de calcitonine. Ils représentent 5% des cancers de la thyroïde ; 25% des cas sont des formes familiales en rapport avec une mutation constitutionnelle du gène RET. Ils sont inclus dans les statistiques de mortalité qui ne distinguent pas les différentes formes histologiques.
3- Les cancers indifférenciés ou anaplasiques, heureusement rares (moins de 5% des cas), sont d’une gravité extrême.

Traitement :

La chirurgie de la thyroïde, qui consiste en l’ablation complète de la glande (thyroïdectomie) est délicate eu égard à la proximité des cordes vocales et des glandes parathyroïdes. Un curetage ganglionnaire est souvent nécessaire. La chirurgie est habituellement complétée par un traitement à l'iode radioactif.
Le traitement des cancers thyroïdiens nécessite souvent des médicaments anti-cancéreux et d'inhibition hormonale.

Suivi du cancer de la thyroïde :

La thyroïde après un chirurgie n'est plus capable de produire d'hormones, il faudra prendre des médicaments à base d'hormones thyroïdiennes pour le reste de sa vie.
Un test très fiable est recommandé, en l’occurrence le dosage de la thyroglobuline dans le sang. (Une thyroglobuline détectable traduit la persistance de cellules thyroïdiennes, cancéreuses ou non, tandis que l’absence de thyroglobuline et celle de tissu thyroïdien résiduel à l’imagerie sont considérées comme des signes de guérison)

(1) www.sante.gouv.fr/htm

Fondation Canadienne de la Thyroïde
www.thyroid.ca
Cancer chez les jeunes adultes au Canada
www.phac-aspc.gc.ca
Fondation Canadienne de la Thyroïde (Outaouais)
www.ottawa_thyroid.ncf.ca/guides

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Cancer de la vésicule biliaire :

vésicule biliaire

Vésicule biliaire :

La vésicule biliaire est un organe en forme de poire qui stocke la bile dont la paroi très mince est recouverte à l'intérieur d'une muqueuse et de fibres musculaires lisses. Elle est connectée au foie, au duodénum, au canal cholédoque par le canal cystique.

Cancer de la vésicule biliaire :

C'est un cancer très rare, qui touche de 2 à 3 fois plus la femme que l'homme. Il se déclare généralement après 65 ans. Dans 90% des cas, le cancer de la vésicule biliaire est associé à une lithiase (formation de calculs) de la vésicule. La grande majorité de cancers vésiculaires sont associées aux calculs biliaires. Il développe chez certains individus à partir d'un adénome (tumeur bénigne) qui se transforme en adénocarcinome ou tumeur maligne.
Le cancer de la vésicule biliaire ne provoque que très peu des symptômes et surtout après s'être métastaser.

Symptômes :

  • Nausées
  • Vomissements
  • Douleurs au thorax et à l'épaule droite.
  • Perte d'appétit
  • Perte de poids
  • Fièvre du à l'infection des canaux biliaires et de la vésicule biliaire

Traitements :

Quand une tumeur est décelée à temps, on peu procéder par chirurgie en enlevant la vésicule biliaire. La chimiothérapie et ou la radiothérapie ne semble pas efficace et le risque de récidive est important.

Pronostic :

Si la tumeur a commencé à se propager à un ou des organes voisins, le pronostic est beaucoup plus réservé et grave. Le carcinome primaire de la vésicule biliaire est un tumeur rare mais fortement maligne donnant rapidement des métastases au foie et aux ganglions portales et donc le pronostic est sévère. Le taux de survie à cinq ans est moins de 20%, bien que le pronostic pour des patients avec la tumeur limitée à la paroi de la vésicule soit beaucoup mieux. Malheureusement, environ 80% des patients ont une invasion tumoral hépatique ou des métastases ganglionnaires au moment du diagnostic.(1)

(1)
Société Canadienne du Cancer

Références:
wikipedia.org/wiki/vesicule/biliaire

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Cancer de la vessie :

Après le cancer de la prostate c'est la deuxième cause de cancer en urologie. Il touche surtout les hommes à partir 50 ans.

Il existe 2 types de cancers de la vessie : des cancers superficiels (non-invasives) et des cancers invasives, beaucoup plus dangereux.

Description sommaire de la vessie :

La vessie est un organe musculo-membraneux située dans l’abdomen. Il emmagasine l’urine produite par les reins.
La vessie se compose de 2 parties :

Le dôme ou calotte vésical :

Cette partie de la vessie, qui ressemble à un ballon, stocke l'urine reçu des deux reins (droit et gauche) jusqu'à un maximum d'environ 250 à 300 ml. Cette urine est transmise des reins à la vessie par deux canaux que l'on nomme uretères. Lorsque pleine, la vessie à une forme quasi sphérique.
Ce dôme vésical est entouré d'un muscle, le détrusor qui permet en se contractant l'évacuation de cette urine vers l'urètre et de fermer les uretères afin d'empêcher l'urine de remonter aux reins.
Le phénomène de contraction et de relaxation provoqué par ce muscle (détrusor) nous permet de retenir cette urine et de l'évacuer lorsque que le remplissage est a son maximum. On compare souvent ce principe d'évacuation de l'urine a une chasse d'eau.

Le col vésical :

Cette autre partie de la vessie contient un muscle appelé sphincter urétrale qui joue un rôle important dans le phénomène de la miction ou vidange de l'urine. En forme d'entonnoir c'est le canal de sortie de la vessie. Il a une fonction excrétrice dans les deux sexes (sortie de l’urine) et de plus chez l’homme une fonction reproductrice (passage du sperme).

Cancers de la vessie :

La paroi interne de la vessie est tapissée de cellules transitionnelles ou urothéliales qui sont à l'origine de la plupart des tumeurs de la vessie (90 %). Ce sont des tumeurs dites non-infiltrantes.
Ce polype ou tumeur ressemble à une tache rouge framboise ou à une anémone dont les franges se ramifient sur la paroi intérieure de la vessie.

D'autres types de tumeurs sont issus des couches profondes de cette paroi et sont plus difficiles à traiter (tumeurs infiltrantes). Ce sont les mélanomes, phéochromocytomes, lymphomes , choriocarcinomes, le carcinome épidermoïde.

Le stade de la tumeur est caractérisé par la classification dite "TNM", la plus utilisée actuellement. Les tumeurs non-infiltrantes sont du type TIS – TA – T1(a et b) tandis que les tumeurs infiltrantes sont classées T2 – T3a – T3b – (T4a – T4b) . Le stade (T4a – T4b) désignent les cancers qui vont profondément dans la paroi de la vessie et envahissent les organes voisins (métastases) .

Signes annonciateurs des cancers de la vessie :

Présence de sang dans l’urine :
La coloration des urines constitue généralement un premier signe qui doit être pris très au sérieux. La présence de sang est certainement le signe le plus révélateur d'un cancer au niveau de la vessie. En cas de saignement abondant, les urines peuvent être rouge vif, où rouge brunâtre. On appelle hématurie terminale lorsque le saignement survient à la fin du jet. Il peut ne pas avoir de sang visible dans l'urine car la quantité peut-être infime et détectée seulement après analyse en laboratoire.
Envie fréquente d’uriner :
Les tumeurs ou polypes peuvent souvent entraîner des envies d'uriner fréquentes de jour comme de nuit.
Miction difficile, brûlures et douleurs au niveau de la vessie.

Tous ces symptômes ne sont pas nécessairement reliés à un cancer de la vessie. Ils sont souvent provoqués par d'autres problèmes comme les infections urinaires, les cystites chez la femme etc.

Origine des cancers de la vessie :

Le tabac est le premier facteur le plus soupçonné comme cause du cancer de la vessie. Après l'inhalation de la fumée, les substances chimiques et toxiques qu'elles contiennent passent dans le sang pour être éliminées dans l'urine.
Les autres facteurs sont l'exposions aux toxines en milieu de travail. Ces toxines les plus fréquentes sont les peintures, les colles ou les solvants. Les désherbants et les pesticides sont aussi parmi les causes importantes des cancers de la vessie.
Les infections chroniques de la vessie.
L'histoire familiale ou un membre a déjà développé un cancer de la vessie.

Prévenir le cancer de la vessie :

  • Arrêter de fumer
  • Faites des tests de dépistage régulièrement si vous travaillez avec des produits cancérigènes ou suspectés de l'être.
  • Si vous avez des membres de votre famille qui ont déjà développé ce type de cancer, faites des tests de dépistage régulièrement.
  • Buvez beaucoup d’eau car elle favorise l’élimination des toxines.

Dépistage du cancer de la vessie :

  1. Examen cyto-bactériologique des urines :
    C'est la première examen à passer afin de détecter ou non, la présence de sang dans les selles. Elle confirme en général la présence de sang mais permet également de dépister une infection urinaire associée.
  2. Fibroscopie vésicale (cystoscopie) :
    Cet examen permet l'examen de l'urètre et de l'intérieur de la vessie avec un système optique. Il est quasiment indolore et ne nécessite qu'une anesthésie locale et aucune hospitalisation. La fibroscopie permet de confirmer l'existence d'un polype vésical.
    Cette instrument est souple, L'introduction dans l'urètre est indolore, elle remplace la cystoscopie (faite avec un instrument rigide).
  3. Cytologie urinaire : (Frottis urinaires)
    Elle permet de dépister des anomalies sur les cellules d'origine vésicale émises dans les urines. C'est l'examen des cellules desquamées qui sont éliminées naturellement dans l'urine du patient. Leur étude permet de détecter des anomalies, ce qui est très utile pour le diagnostic, la surveillance et en particulier la détection des récidives après traitement.
  4. Urographie intraveineuse (UIV) :
    Cet examen radiographique permet l'étude de tout l'appareil urinaire, depuis les reins jusqu'à l'urètre. Il recherche l'existence d'éventuelle tumeur associée. Elle se fait avec injection d'un produit iodé par voie intraveineuse. L'examen est peu fiable pour diagnostiquer une tumeur de vessie (la fibroscopie est bien meilleure), mais permet surtout d'étudier les reins et les uretères pour vérifier l'absence d'une tumeur associée.
  5. Échographie vésicale :
    C'est l'étude de la vessie par ultrasons. C'est un examen important. La vessie est facilement analysée par cet examen qui révèle le plus souvent l'existence des polypes.
    C'est souvent par hasard qu'une échographie faite pour une autre raison (bilan pour adénome de la prostate chez l'homme, échographie gynécologique chez la femme), permet de découvrir un polype.
  6. Scanner :
    On fait un scanner pour évaluer l'extension en cas de tumeur infiltrante de la vessie, la recherche de ganglions ou la présence de métastases.

Traitement du cancer de la vessie :

1- La résection endoscopique de tumeur de vessie :
Dans tous les cas de polypes de vessie, la première étape du traitement et d’enlever le polype par les voies naturelles.

2- La cystectomie :
La cystoscopie est un examen médical permettant d'étudier la paroi interne (muqueuse) de la vessie afin de déceler les anomalies. Si le cancer est non-infiltrant et dépisté assez tôt un chirurgien peut brûler les cellules cancéreuses à l’aide d’un cystoscope. Ce type de traitement offre l’avantage de conserver la vessie mais il y a des risques de récidive.

3- La cystectomie par laparotomie * :
À ce jour, le traitement de référence du cancer infiltrant de la vessie demeure la cystectomie par laparotomie. Après la cystectomie, il faut recréer un réservoir pour les urines.
Il y a deux possibilités :
- la première est de relier les deux conduits qui vont du rein à la vessie avec un morceau d'intestin, on le fait ensuite aboucher à la peau, et les urines sont recueillies dans une poche.
- Il est également possible de reconstruire la vessie grâce à un segment d'intestin. On reconstitue en fait les voies naturelles qui nécessite d'apprendre à uriner d'une façon particulière.

La chimiothérapie peut aussi être administrée directement dans la vessie afin de prévenir les risques de récidive. La cystectomie est conseillée en cas de cancer à un stade avancé. La vessie est entièrement enlevée afin de stopper la propagation de la maladie aux autres organes du corps. A un stade avancé, la chimiothérapie est aussi administrée en intraveineuse afin de détruire les cellules cancéreuses dans le corps.

* Intervention chirurgicale qui consiste à ouvrir l'abdomen pour y prélever des tissus. Une laparotomie peut être à but exploratoire ou thérapeutique.

www.uropage.com
wikipedia.org/wiki/vesicule/Cancer de la vessie
www.stop-tabac.ch
Statistiques Canadiennes sur le Cancer 2008 :
www.cancer.ca/canada-wide

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Cancer du foie :

Cancer du foie

Le foie est situé dans la cavité abdominale sous les côtes du côté droit. C'est une glande intervenant dans le métabolisme et dans l’épuration du sang. Il synthétise la bile et autres substances essentielles à la vie. C'est avant tout son tissu hépatique très vascularisé et son rôle de filtration qui expose cette organe au cancer. Le foie a la capacité de se régénérer en cas d'ablation partielle et même importante.

Carcinome hépatocellulaire : (Hépatocarcinome)

C’est un cancer qui se développe aux dépens des cellules hépatiques ou hépatocytes, d’où sont nom d’hépatome. Cette tumeur cancéreuse (maligne) généralement unique du foie constitue le 8e cancer dans le monde par ordre de fréquence et le plus fréquent des cancers primitifs du foie. Dans les pays développés, son incidence a particulièrement augmenté ces vingt dernières années en raison de l’augmentation de la cirrhose due au virus de l’hépatite B ou de l'hépatite C.

Cette tumeur maligne primaire du foie survient le plus souvent sur un foie cirrhotique (dans plus de 90% des cas) ou chez des personnes souffrant d'hépatites virales, tout particulièrement les hépatites B et C. Exceptionnellement sur un foie sain.

Les premiers signes d'apparition de cette tumeur cause une détérioration brusque de l'état général, une anorexie marqué et une perte de poids et des douleurs bien localisées.

Les cirrhoses d'origine alcoolique, ou résultantes d'une maladie chronique qui engendre l'inflammation du foie comme: l'hémochromatose (1), et le déficit en alpha1-antytripsine. (2).
(1) L'hémochromatose est le trouble génétique le plus répandu au Canada à l'heure actuelle. Cette maladie entraîne chez la personne atteinte une accumulation de fer dans certains organes vitaux, articulations et tissus. Les conséquences sur la santé de la personne atteinte sont graves.
Pour en savoir + ...
(2) Maladie génétique considérée comme rare.

Diagnostic :

  1. Par examen de routine : Le patient peut présenter une grande fatigue, des signes d'amaigrissement et éventuellement une coloration jaune de la peau (ictère) et des globes oculaires quand la tumeur comprime les voies biliaires. Par palpitation de l'abdomen, il est possible de détecter une masse au niveau du foie.
  2. Par examen du sang : L’AFP est un marqueur tumoral du foie. Cette molécule si présente dans le sang permet de dépister un cancer et de suivre l'efficacité du traitement. Le taux sanguin de l’AFP peut être augmenté en cas de cancer du foie, mais pas toujours systématiquement. Le dosage de l'alpha-foetoprotéine (AFP) est un examen important permettant de contribuer au diagnostic de cancer primitif du foie : il augmente en effet dans 90% des cas
    Pour en savoir +
    http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/sujet-1304-cancer-du-foie-diagnostic-et-depistage
  3. Par échographie ou par tomographie informatisée : Le cancer du foie est visible à l’échographie.

Les examens par imagerie de résonnance magnétique (I.R.M.) sont réalisés à l'aide d'un tomographe à résonance magnétique de la nouvelle génération, du type fermé, particulièrement puissant. Les examens rendent une image particulièrement précise et détaillée de la structure des organes internes.
Les examens de l'I.R.M. sont très informatifs lors du diagnostic des maladies oncologiques de divers organes et pour l'évaluation de leur étendue (métastases).

Chez les personnes atteintes de maladie chronique du foie, il est souvent nécessaire de pratiquer une échographie hépatique et un dosage sanguin régulier de l'alfa-foetoprotéine( AFP). Pour en savoir + http://www.medcentras.lt/fr/second-menu/diagnostic/analyses-instrumentales/

Pronostic :

le pronostic va dépendre du degré d’extension de la tumeur. S'il s'agit d'un cancer primitif avec l'existence de la cirrhose sur le foie non tumoral, le diagnostic dépendra de l'évolution de cette tumeur . Le pronostic global est mauvais en raison de l'existence de la cirrhose sur le foie non tumoral qui limite les possibilités de traitements. En fait, la détection de petites tumeurs et les progrès thérapeutiques modifient son pronostic. Les taux de survie atteignent, à 5 ans, de 50 à 70%.

Traitement :

  1. La chirurgie :
    Si elles sont diagnostiquées assez tôt, l'intervention chirurgicale ou la transplantation hépatique orthotopique d’un foie sont les méthodes utilisées pour traiter les petites tumeurs. La résection chirurgical sera privilégiée. Elle consiste à retirer la ou les tumeurs tout en conservant suffisamment de foie sain . Le foie se régénère assez rapidement. Souvent quelques semaines suffisent. La chimiothérapie et la radiothérapie ne s’avèrent pas efficaces. Dans certains cas de larges tumeurs, elles peuvent ajouter à la chirurgie pour améliorer les chances de réussite.
  2. La chimi-embolisation :
    Est un traitement contre le cancer (tout tissu malin résultant d’une division anormale et non contrôlée des cellules) directement au niveau de la tumeur dans le foie. En se guidant grâce aux rayons X, le médecin insère un petit cathéter (petit tube flexible en plastique ou en caoutchouc) dans l’artère (vaisseau qui transporte le sang du cœur aux organes) au niveau de l’aine. L’extrémité du cathéter est insérée dans l’artère du foie qui alimente la tumeur. On injecte dans la tumeur, par le cathéter, une chimiothérapie (traitement d’une maladie – en général un cancer - par des substances chimiques ou des médicaments) mélangée à des particules qui embolisent (bloquent) le flux sanguin vers le tissu malade.
    En savoir + ...
  3. La radio-fréquence :
    La RF est une technique relativement récente avec un développement actuel exponentiel. La RF a démontré un taux de contrôle local élevé avec cependant des reculs courts, mais aucune notion d'augmentation de survie n'est à ce jour disponible. Les indications de cette technique ne sont pas totalement établies en raison de la jeunesse de la technique d'une part, et des évolutions régulières de celle-ci d'autre part. Il est nécessaire de tenter de traiter les patients dans des protocoles d'évaluation afin de déterminer rapidement la place de cette technique par rapport au reste de l'arsenal thérapeutique.
    En savoir + ...
  4. L'alcoolisation :
    Elle consiste en l'injection intra-tumorale d'alcool absolu, le plus souvent sous contrôle échographique. C'est un traitement simple, peu onéreux, nécessitant une expertise.
    En savoir + ...

Ces techniques autres que la chirurgie visent à détruire spécifiquement la tumeur tout en préservant le tissu hépatique sain.

Les autres cancers primitifs du foie :

  1. Les formes mixtes de carcinome hépatocellulaire et de cholangiocarcinome
    Dans environ 5 % des carcinomes hépatiques, il est possible de retrouver au sein de la même tumeur les caractéristiques du carcinome hépatocellulaire et du cholangiocarcinome. Les caractéristiques sont approximativement les mêmes que le carcinome hépatocellulaire.
  2. Le carcinome cholangiocellulaire intrahépatique
    Cette tumeur maligne se développe à partir des voies biliaires intrahépatiques. Cela signifie que la maladie à comme point de départ les voies biliaires situées à l’intérieur du foie.
  3. L'hépatoblastome
    C’est une tumeur rare mais représente la tumeur maligne primitive du foie la plus courante chez l'enfant. Il représente environ 1% de toutes les tumeurs pédiatriques.
    En savoir + ...

Les cancers secondaires du foie :

Ils sont 30 fois plus fréquents que les cancers primitifs ...Ce sont surtout les cancers drainés par la circulation des organes de l'abdomen (circulation splanchnique *) qui donnent des métastases hépatiques. Il s’agit des cancers affectant le colon, le pancréas et l'estomac. Tous les cancers métastasers peuvent envahir le foie du à sa grande vascularisation.

* La circulation splanchnique est la vascularisation de l'appareil digestif ( et irrigue en sang le foie, le pancréas et la rate). La circulation splanchnique reçoit la plus grande partie du débit cardiaque.

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Cancer du larynx :

Cancer du larynx

Le larynx est la partie la plus rétrécie de l'appareil respiratoire, situé à l'extrémité supérieure de la trachée, c'est le principal instrument de la voix. C’est grâce au larynx qu’on peut émettre des sons.
Chez l'enfant, le larynx est plus étroit et plus sujet à l'inflammation, ce qui explique la fréquence et la sévérité des laryngites. La région du larynx est très importante car elle permet de laisser passer l’air. Les cordes vocales en vibrant émettent des sons. Chez l'être humain c'est notre moyen principal de communication soit la parole.
Ils représentent 90 % des cancers de cette catégorie. Plus rares chez les femmes, le cancer du larynx touche principalement les hommes à partir de 50 ans. La consommation du tabac et de l’alcool constituent les facteurs de risque les plus importants. Les 10 % restant sont des tumeurs plus rares, mentionnons les cancers des fosses nasales, des sinus et des glandes salivaires.

Le larynx se trouve dans le cou, immédiatement derrière la pomme d’Adam. C'est un conduit qui fait suite au pharynx. Intérieurement le larynx comprend trois parties:

  1. L’épiglotte ( partie supraglottique) situé à la partie supérieur et muni d’un clapet. Il recouvre les voies respiratoires lorsque nous avalons afin d'éviter de suffoquer.
  2. La partie moyenne, c’est l’étage glottique, ou sont situées les cordes vocales.
  3. La partie inférieure qui mène vers la trachée. Cette partie sous-glottique est la voie de passage obligatoire de l’air. On peu l'apercevoir à l'exrérieur sous le menton c'est la pomme d’Adam.

Le larynx joue un rôle essentiel au niveau de la phonation, de la respiration et de la déglutition.

Le cancer du larynx peut se développer n’importe où dans le larynx, mais c'est dans la partie moyenne où sont situées les cordes vocales qu'on les retrouvent le plus souvent. Mais rarement sur les cordes vocales. Ce type de cancer affecte les cordes vocales dès le début et rend la voix rauque.

En plus du cancer du larynx représenté par plus de 90 % à 95% (carcinome épidermoïde), le larynx peut être le siège de nombreuses tumeurs bénignes (lipome , l'angiome , les tumeurs glomiques, les chondromes, les tumeurs glandulaires, les fibromes) et les tumeurs malignes ( liposarcome, angiosarcome, chondrosarcome) plus rares. Celles-ci se manifesteront par de la toux et des changements dans la voix.

Symptômes du cancer du larynx :

  1. Difficulté à amorcer la déglutition (dysphagie) une fois la nourriture introduite dans votre bouche.
  2. Difficulté à avalé, vous avez souvent l'impression que la nourriture est coincée dans votre gorge.
  3. Votre voix devient grasse et enrouée parce que le cancer affecte les cordes vocales
  4. Votre voix devient alors enrouée (dysphonie) parce que le cancer affecte les cordes vocales. Les cancers supraglottiques peuvent également rendre la voix enrouée.
  5. Les leucoplasies. C’est une affection chronique des muqueuses qui se caractérise par la formation d’une plaque blanche. Elle concerne surtout les muqueuses de la bouche, mais aussi génitales au cours de certaines maladies. Elles sont pour la plus part précancéreuses.
  6. L’irritation de la gorge, les laryngites chroniques, la douleur aux oreilles (otalgie) ou la sensation d’une masse dans le cou.

Causes du cancer du larynx :
Certains facteurs augmentent le risque de développer la maladie et les hommes de 50 ans et plus sont plus à risque que la femme en général.

  1. Le tabagisme est un des facteurs les plus souvents présent dans le cancer du larynx.
  2. La consommation d'alcool surtout s'il est associé de tabagisme.
  3. L’exposition à certaines substances chimiques par exemple l’amiante, les vapeurs d'acide sulfurique, etc.
  4. Consommation insuffisante de fruits et légumes dans son alimentation.
  5. Aussi d'autres facteurs de risques non encore bien identifier peuvent causer ce cancer.

Diagnostic médicale :

Après avoir reconnu certains symptômes présents dans votre cas, votre médecin vous recommandera de voir un spécialiste en oto-rhino-laryngologie (ORL). Le médecin spécialiste dispose de puissants appareils pour confirmer son diagnostic. Avec l'aide d'une minuscule caméra de fibre optique (laryngoscope flexible), il pourra voir tout le passage de votre gorge et jusqu’à vos cordes vocales. Un examen sans douleur et très utile et efficace pour reconnaître les tumeurs du larynx.

Avec un tomodensitométre (IRM) *, il pourra aussi vérifier le stade de la tumeur, si elle sait métastasiée, et d'évaluer les traitements à appliquer immédiatement.

La lette «T» désigne l’extension locale de la tumeur primitive :

  • Cancers T1: Sans atteinte des cordes vocales
  • Cancers T2: La mobilité des cordes vocales est atteinte
  • Cancers T3: Les cordes vocales sont paralysées et ne peuvent plus bouger
  • Cancers T4: la tumeur s’est déplacée au-delà du larynx et du cartilage thyroïde

Les métastases les plus féquentes se forment au niveau des poumons

La lettre «M» pour les métastases :

  • M0: aucun métastase dans le corps
  • M1: métastases dans le corps, c.-à-d. cancer du larynx avec métastases aux poumond

Traitements :

Les petites tumeurs et les tumeurs de taille moyenne sont traitées par souvent par radiothérapie. Leur probabilité de guérison est élevée et la voix est généralement préservée.

Le choix entre chirurgie et radiothérapie* fait après discussion avec l'équipe multidisciplinaire après avoir identifié les caractéristiques du cancer (taille «T», métastase «M»)

La laryngectomie partielle: Cette chirurgie n’enlève qu’une partie du larynx.

  • 1- Cordectomie: Cest une laryngectomie partielle. Seules les cordes vocales sont enlevées. Ce processus est utilisé pour les tumeurs des cordes vocales mais uniquement si la tumeur est petite et ne s’est pas étendue
  • 2- La laryngectomie supraglottique: C'est aussi une laryngectomie partielle. Cette chirurgie ne retire que l’étage supraglottique; les cordes vocales ne sont pas touchées.
  • 3- L’hémilaryngectomie : Cette chirurgie partielle retire la moitié du larynx, préservant ainsi une des cordes vocales. Après cette intervention, vous avez encore la capacité de parler.

La laryngectomie complète:

Cette chirurgie enlève tout le larynx. Cela signifie que le lien entre votre nez ou votre bouche et vos poumons n’existe plus, de telle sorte qu'une nouvelle ouverture permettant à vos poumons d'obtenir de l'air est créée devant votre cou.

Les cancers plus avancés requièrent souvent un traitement combiné par chirurgie et radiothérapie, chimiothérapie et de médicaments capables de cibler de manière spécifique la tumeur.
La radiographie *, la tomodensitométrie [TDM] * et l’imagerie par résonance magnétique [IRM]* sont des moyens pour votre équipe soignante d’obtenir une image de la tumeur et de vérifier si elle s’est étendue.

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Le cancer du pancréas :

Cancer du pancréas

Description du pancréas :

Le pancréas est un organe abdominal digestif profondément enfoui dans la partie supérieure de l’abdomen situé derrière l'estomac, devant et au-dessus des reins. Ses fonctions dichotomiques de glandes à sécrétions exocrine et endocrine font du pancréas une glande amphicrine. Le pancréas mesure environ 15 cm de long pour son poid est de 70 à 100 g. chez l'homme.
Les cellules dites exocrines fabriquent les sucs et enzymes digestifs et interviennent dans la digestion Les cellules endocrines interviennent dans la fabrication d'hormones telles que l'insuline et le glucagon toutes pour la régulation du taux de sucre sanguin (la glycémie). L'insuline est la principale hormone sécretée par le pancréas. Son importance est vitale car c'est la seule substance capable de faire baisser le taux de sucre dans le sang.

Le cancer du pancréas :

Le cancer du pancréas, ou adénocarcinome pancréatique (environ 90 % des cancers du pancréas) touche les cellules exocrines du pancréas. Il est un cancer digestif dont le pronostic est sombre.
Un autre type de cancer du pancréas que l'on appelle aussi carcinome endocrine (environ 5 %) qui provient des cellules endocrines ont un pronostic radicalement différent.
Le reste consiste en des cystadénocarcinomes, des carcinomes épidermoïdes et des carcinomes à cellules géantes.

Le plus souvent, les tumeurs se logent dans la tête du pancréas, soit dans 70 % des cas, alors que 20 % siègent dans le corps et 10 %, dans la queue. Il peut aussi prendre naissance dans les cellules qui produisent l'insuline (îlots de Langerhans).

Pronostic :

L'importance de diagnostiquer ce cancer dès le début de la maladie est primordiale car le taux de survie global à cinq ans est inférieur à 3 %. Deux fois plus d’hommes que de femmes souffrent du cancer du pancréas et l'age moyen des personnes atteintent de ce cancer se situe surtout entre 40 et 80 ans. Deux fois plus d’hommes que de femmes souffrent du cancer du pancréas, l’incidence maximale survenant entre 50 et 80 ans.

Des études épidémiologiques ont bien établi que le tabagisme pratiqué sur une longue période était un facteur de risque. Les diabétiques courent deux fois plus que la population en général le risque d’avoir le cancer du pancréas. Un régime riche en protéines et en graisses pourrait causer l’hypertrophie du pancréas mais cette hypothèse n’est pas confirmée.

Symptômes :

Le cancer du pancréas peut engendrer les signes et symptômes suivants :

  1. Chez près de 30 % des patients, l’ictère peut être le premier symptôme. Sa fréquence augmente à mesure que la maladie progresse. Il peut être associé avec de la douleur et du prurit. L’ictère est plus fréquent lorsque la tête du pancréas est atteinte, mais l’obstruction ou l’ictère peuvent survenir lorsque le cancer s’étend au foie ou aux ganglions entourant le cholédoque [1] . Ce blocage des voies biliaires entraîne une dilatation de la vésicule biliaire et se manifeste par un teint jaune (jaunisse) et une vésicule palpable.
  2. La présence de douleurs à la partie supérieur de l'abdomen et du dos.
  3. La perte de poids rapide et progressive est probablement le symptôme le plus courant du cancer du pancréas et n’est pas liée au siège ni à l’étendue de la tumeur [1].
  4. La perte d'appétit, la fatigue et le manque d'énergie.
  5. Soif inhabituelle et mictions fréquentes.
  6. Le foie augmente de poids et une diarrhée importante et grasse peut se manifester. crée un obstacle des voies biliaires responsable d'une dilatation rapide de la vésicule biliaire, un ictère (par rétention biliaire) et un prurit (démangeaison) causé par l'ictère.
  7. L’apparition de diabète chez un homme d’âge moyen ou avancé n’ayant pas d’antécédents familiaux de diabète peut évoquer un cancer du pancréas, surtout en présence de douleur abdominale ou de perte de poids [1].

Diagnostic :

Il faut généralement effectuer un certain nombre de tests spéciaux pour confirmer un diagnostic de cancer du pancréas. En voici quelques-uns :

Techniques d’imagerie :

Permettant d’effectuer un examen approfondi des organes, des tissus et des os. Ces examens peuvent causer de l’inconfort, mais ils ne sont généralement pas douloureux.

L'échographie :

L'échographie n'est pas la technique de référence pour visualiser le pancréas, organe situé profondémment dans l'abdomen et dont l'observation est gênée par l'interposition des gaz digestifs. Cet examen reste cependant fréquemment de première intention dans l'exploration de douleurs abdominales. Il permet, par ce biais, de découvrir un nombre notable de tumeur du pancréas.
Sa sensibilité est de 75%, inférieure à celle du scanner. Une échographie normale ne permet donc pas d'éliminer un cancer pancréatique.

Le scanner :

Le scanner abdominal avec injection d'un produit de contraste iodé, reste l'examen de référence. Il permet, par ailleurs, de mieux juger de l'extension locale et de l'existence de métastases, en particulier au niveau du foie. L'IRM (imagerie par résonnance magnétique) a une sensibilité intermédiaire entre le scanner et l'échographie [2].

En savoir + ...

Une laparoscopie :

Examen de l'intérieur de l'abdomen réalisé à l'aide d'un tube étroit et souple, muni d'une loupe, que l'on introduit par une petite incision sur la paroi abdominale.

Une laparotomie :

Intervention chirurgicale exploratoire.

Analyses sanguines :

Prélèvement d’échantillons de sang dans le but de vérifier le nombre et l’apparence des différents types de cellules sanguines et d’évaluer le fonctionnement des organes. Elles peuvent révéler des anomalies et la présence possible d’un cancer. Un dysfonctionnement du foie est parfois associé au cancer du pancréas.

Biopsie :

Intervention généralement requise pour établir avec certitude un diagnostic de cancer. Elle consiste à prélever des cellules ou des tissus de l’organisme afin de les examiner au microscope. Si les cellules sont cancéreuses, il faudra ensuite déterminer leur rapidité à se multiplier.

Stadification :

La classification TNM (UICC 2002) * Wikipedia [2].

T (Tumeur)

  • Tx Renseignements insuffisants pour classer la tumeur primitive
  • T0 Pas de signe de tumeur primitive
  • Tis Carcinome in situ
  • T1 Tumeur limitée au pancréas, < 2 cm dans son plus grand diamètre
  • T2 Tumeur limitée au pancréas, > 2 cm dans son plus grand diamètre
  • T3 Tumeur étendue directement à n'importe lequel des organes suivants : duodénum, canal biliaire, tissu péripancréatique.
  • T4 Tumeur étendue directement à n'importe lequel des organes suivants : estomac, rate, côlon, gros vaisseaux adjacents

N (Adénopathies régionales)

  • Nx Renseignements insuffisants pour classer les adénopathies régionales
  • N0 Pas de métastase ganglionnaire régionale
  • N1 Envahissement des ganglions lymphatiques régionaux
  • N1a Envahissement d'un seul ganglion
  • N1b Envahissement de plusieurs ganglions

M (Métastases à distance)

  • Mx Renseignements insuffisants pour classer les métastases à distance
  • M0 Pas de métastase à distance
  • M1 Présence de métastase(s) à distance

Traitements :

La chirurgie :

La chirurgie était le traitement de première intention pour une tumeur n'excédant pas un certain volume et ne présentant pas de métastase. Au moment de leur première visite, de 75 % à 80 % des patients présentent une tumeur dont la résection est impossible.
La pancréatectomie ou la résection pancréatico-duodénale pour les tumeurs localisées est le seul traitement à offrir une possibilité de guérison.
Le traitement idéal des tumeurs pancréatiques endocrines est la résection. Malheureusement, malgré toutes les techniques dont les chirurgiens disposent, jusqu’à 40 % de ces tumeurs sont identifiées. Simples ou multiples, elles peuvent se trouver dans toutes les parties du pancréas.

La chimiothérapie :

Si la lésion n'est définitivement pas opérable, le choix est possible entre une chimiothérapie seule, une association de radio-chimiothérapie ou une chimiothérapie suivi d'une association de radio-chimiothérapie pour les patients dont la tumeur a diminué sous chimiothérapie [2]. Malheureusement peu de médicaments (les molécules de chimiothérapie) sont actives contre ce cancer.

La radiothérapie :

La radiothérapie a été préconisée pour le traitement des tumeurs plus volumineuses; ce traitement permet de maîtriser la maladie au siège de la tumeur et de soulager la douleur, mais le bienfait pour la survie à long terme n’a pas été démontré.

Comment puis-je diminuer mon risque de cancer du pancréas?

Arrêter de fumer
Mangez au moins 3 portions de fruits et légumes chaque jour
Maintenir un poids santé

Alimentation :

Un malade atteint d’un cancer du pancréas a besoin de conseils pour arriver à bien s’alimenter. Demandez à votre medecin de vous diriger vers une diététiste ou une nutritionniste. Il est probable que l’on vous recommandera de prendre des repas fréquents, peu copieux et pauvres en matières grasses, ainsi que des suppléments nutritionnels spéciaux.

Surpoids et obésité abdominale :

L'excès de masse grasse est connu pour stimuler l'inflammation, ce qui favorise l'apparition des cancers et leur progression. La première chose à faire pour prévenir le risque de cancer du pancréas est de veiller à maintenir un poids normal, avec idéalement un IMC compris entre 21 et 23, et à ne pas prendre du ventre [3].
Alimentation riche en acide folique, folate ou vitamine B9 :
Plus une alimentation est riche en folate, plus elle protège contre le cancer du pancréas. Selon certaines études, le risque de cancer du pancréas diminue de 55% chez les personnes ayant les apports en acide folique les plus élevés par rapport à celles ayant les plus faibles [3].
Les aliments les plus riches en folate sont les suivants : levure, foie, salades, châtaignes, fruits secs, pâté de foie, légumes verts, maïs, pois, œufs, fromages fermentés, fruits, abats, légumes secs, viandes, poissons…
Limiter le risque en limitant la viande rouge :
Les études montrant que la viande rouge est un aliment qui favorise la survenue du cancer du pancréas sont assez nombreuses. La viande rouge contient du fer qui, sous certaines formes, augmente la production de radicaux libres. Cet aliment est donc à limiter [3].

Les fruits écartent le risque de cancer du pancréas :
Les fruits représentent une excellente source de vitamine C et d'antioxydants. Il semblerait que plus on en consomme, plus le risque de cancer du pancréas s'écarte. Cette hypothèse semble cependant valable pour la plupart des cancers [3].
Une activité physique régulière :
Les bénéfices de l'activité physique sont nombreux et variés : oxygénation des tissus, pression sanguine, résistance à l'insuline, régulation du transit intestinal, etc. Ce dernier point est important à souligner car cette baisse du transit intestinal chez les personnes sédentaires se répercute directement sur le contenu et la sécrétion de la bile, ce qui affecte l'activité du pancréas…[3].

[1] gastroresource.com

[2] wikipedia.org/wiki

[3] www.e-sante.fr

Autres références :
www.cancer.ca/Canada-wide

www.rsfs.ca/cancer_du_pancreas.pdf
www.taxiclic.com/questions

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Le cancer du poumon :

Cancer du poumon

Brève description des poumons :

L'être humain possède deux poumons, gauche et droit. Ils sont protégés par la cage thoracique en avant, en dehors et en arrière, mais non à leur sommet. Le poumon droit est divisé en trois lobes (supérieur, moyen et inférieur), le poumon gauche lui est divisé en deux lobes (supérieur et inférieur). Les poumons sont situés dans la poitrine, de chaque côté du cœur.
La plèvre, un ensemble de deux membranes séparées par le liquide pleural, enveloppe les poumons. Elle est collé à la cage thoracique. Ainsi, quand la cage thoracique augmente de volume, les poumons suivent. Cette augmentation de volume entraîne l’entrée de l’air.
L'oxygène est aspiré dans les poumons, puis s'en va dans le sang et se distribue dans toutes les cellules de notre corps. Les poumons jouent un rôle essentiel dans la circulation de l’oxygène à l’intérieur du corps et dans le rejet des déchets. Il permet les réactions chimiques de la contraction musculaire et le fonctionnement de tous nos organes. Dans chaque espèce animale, c'est à une température donnée que la cellule accomplit ses fonctions avec le maximum de rendement. Chez l'homme , c'est à 37 °, température normale de son corps. Le corps produit de la chaleur grâce à la respiration. L'oxygène est indispensable à la vie de toutes les cellules. La respiration engendre de la chaleur utile pour l'accomplissement normal de toutes les fonctions.

Les cancers du poumons :

L'examen anatomopathologique * distingue quatre catégories importantes, qui totalisent 95 % des tumeurs du poumon:

Carcinome à grandes cellules du poumon :

  1. carcinome à cellules pavimenteuses (35-40%)
  2. adénocarcinome (25-35%)
  3. carcinome à grandes cellules (10-15%)

Carcinome à petites cellules du poumon :

carcinome à petites cellules (20-25%). Le cancer du poumon à petites cellules est le plus agressif des tumeurs pulmonaires, avec un taux de survie à 5 ans de 1-5% et une survie moyenne d'environ 6-10 mois. Auteur : Orphanet (mai 2006).

Les autres 5% se constituent de mésothéliomes, de tumeurs carcinoïdes et de tumeurs muco-épidermodes.

Le cancer du poumon demeurera la principale cause de décès par cancer chez les Canadiennes en 2008. On estime en effet que 9 200 décès lui seront attribuables, comparativement à 5 300 pour le cancer du sein. Au cours des trois dernières décennies, on a observé dans la population féminine canadienne une augmentation rapide des taux de mortalité par cancer du poumon, mais une légère diminution des taux de mortalité par cancer du sein normalisés selon l’âge. L’incidence du cancer du poumon chez la femme continue également de progresser [1].

Facteurs de risques :

Le facteur de risque principal du cancer des poumons tant pour les hommes que pour les femmes est le tabagisme actif, responsable de 90 % des cas. Le tabac contient de nombreux carcinogènes, le principal étant les goudrons. Le risque d'attraper ce cancer augmente avec l’âge, et la moyenne d’âge au moment du diagnostic est de 70 ans environ.
10 ans après avoir quitté l'habitude de fumer, le risque de cancer du poumon est d'environ 50 % inférieur à celui des fumeurs qui n'ont pas arrêté. Il continue à diminuer avec le temps. Les fumeurs endurcis (plus de 20 cigarettes par jour) ont tendance à inhaler plus profondément que les fumeurs légers, et des études prospectives ont révélé un taux de mortalité plus important chez ceux-ci, soit presque deux fois plus élevé. **

Le cancer du poumon se déclare aussi aujourd'hui chez des sujets qui ont moins de 35 ans.
La consommation de cannabis constitue aussi un facteur de risque :
la fumée de cannabis contient quatre fois plus de goudrons que celle du tabac et plus de substances cancérigènes Le principe actif du cannabis, le THC, dilate les bronches facilitant ainsi la pénétration de la fumée et de ses toxiques.

Les autres facteurs qui augmentent le risque de cancer du poumon sont les suivants :

  • Exposition à l’amiante ainsi qu’à d’autres substances telles que l’arsenic, ou consommation d’eau contenant des concentrations élevées d’arsenic, de chrome et de nickel, surtout chez les fumeurs;
  • Exposition à un gaz appelé radon;
  • Antécédents personnels de cancer du poumon;
  • Antécédents familiaux de cancer du poumon;
  • Pollution atmosphérique.
  • Le tabagisme passif constitue un risque non-négligeable de cancer chez les non-fumeurs, en particulier la femme et les jeunes enfants. En effet, l’exposition prolongée à la fumée à la maison ou au travail peut accroître le risque de cancer des poumons chez les non-fumeurs.

Le cancer du poumon peut parfois se développer en l’absence de tous ces facteurs de risque.

Signes et symptômes du cancer du poumon :

Le cancer du poumon est souvent asymptomatique, toutefois voici des symptômes qui devraient nous convaincre de consulter :

  1. - perte de poids, fatigue (sensation d’épuisement), perte d’appétit
  2. - toux régulière qui apparaît sans raison et qui persiste
  3. - présence de sang dans les expectorations (crachats sanglants ou hémoptysie)
  4. - infections pulmonaires fréquentes (pneumonies)
  5. - douleur à la poitrine (au niveau du thorax), augmente lors de l'inspiration
  6. - respiration sifflante
  7. - voix rauque
  8. - des douleurs thoraciques

Diagnostic du cancer du poumon :

Techniques d’imagerie :

La radiologie standard, dite X
Radiographie, le patient est placé entre une source de rayons X et un film radiographique. Pendant un temps extrêmement bref, un faisceau de rayons X est envoyé sur une zone du patient (ex: thorax), ce faisceau interagira avec les différentes structures traversées, puis les rayons X iront imprégner une plaque photographique placée derrière le patient.
La radio du thorax demeure l'examen majeur qu'il faut effectuer lorsqu'un cancer du poumon est suspecté.
La Tomodensitométrie X
Plus connue sous le nom de Scanner, suit exactement le même principe que la radiologie X. Le principe physique utilisé est donc le même, mais le simple fait que le système puisse tourner autour du patient fournira alors des coupes transverses de l'organisme.
Lorsqu'une anomalie est détectée, un scanner est proposé
L'Echographie
N'utilise pas de rayons X, mais se sert des propriétés des ultrasons. Lors de l'examen, le médecin déplace une sonde sur la peau du patient, cette sonde émet un faisceau d'ultrasons. Le faisceau d'ultrasons émis traversera l'organisme dans la direction imposée par la sonde, et interagira avec les structures anatomiques rencontrées sur son chemin.
La TEP ou PETSCAN
Tout comme la scintigraphie, repose sur l'injection d'un traceur, le plus souvent du 18 Fluoro Deoxy Glucose ou 18 FDG. La distribution de ce traceur dans l'organisme sera détectée grâce à un scanner particulier : le PETSCAN.

Biopsie :
Cette procédure consiste à prélever des cellules de l’organisme et à les examiner au microscope. Si les résultats sont positifs et que les cellules s’avèrent cancéreuses, on procèdera avec d'autres types de biopsies.
Une biopsie peut être effectuée au cours d'une intervention chirurgicale ou d'une fibroscopie bronchique permettant de visualiser les lésions et d'en prélever un fragment afin de l'analyser au cours d'une biopsie.
Cytologie des expectorations :
Des échantillons crachats sont examinés au microscope afin de déceler la présence de cellules cancéreuses.
Analyses sanguines :
On analyse la quantité et l’apparence des différents types de cellules sanguines. Si elle fonctionnent normalement ou pas. Ces analyses aident à confirmer ou infirmer le diagnostic de cancer du poumon.

Le traitement du cancer du poumon :

Chirurgie

La chirurgie d’exérèse du cancer broncho-pulmonaire non à petites cellules constitue le meilleur traitement. Environ un quart des patients porteurs d’un cancer bronchique non à petites cellules peut bénéficier d’une exérèse pulmonaire. Cette opération consiste en l’ablation d’un lobe ou un poumon ainsi que d’un curage ganglionnaire associé. La décision de lobectomie ou de pneumonectomie est prise en fonction de la localisation et du volume tumoral.

Radiothérapie

En radiothérapie externe, on utilise un gros appareil qui permet de diriger un faisceau de rayons vers l’endroit précis de la tumeur. Le rayonnement endommage toutes les cellules qui se trouvent dans la trajectoire du faisceau – les cellules normales comme les cellules cancéreuses. En radiothérapie interne ou curiethérapie, des éléments radioactifs sont placés directement à l’intérieur ou à proximité de la tumeur.

La chimiothérapie :

La chimiothérapie peut être administrée sous forme de comprimés ou par injection. Les médicaments chimiothérapeutiques empêchent le développement et la propagation des cellules cancéreuses, mais ils endommagent aussi les cellules qui sont en santé.

Traitements ciblés :

Les traitements ciblés reposent sur l’utilisation de médicaments ou d’autres substances pour bloquer la croissance et la propagation des cellules cancéreuses. Ces médicaments ont la faculté de s’attaquer à des types particuliers de cellules cancéreuses. On a parfois recours à un traitement ciblé pour traiter un cancer du poumon non à petites cellules qui récidive ou qui ne répond pas à la chimiothérapie.

Thérapie photodynamique :

Ce type de traitement consiste à injecter dans le sang un médicament spécial qui est absorbé par les cellules cancéreuses. Lorsqu’il est exposé à une lumière laser de haute énergie, le médicament devient actif et détruit les cellules cancéreuses[2].

La cryochirurgie :

La cryochirurgie consiste à introduire par la trachée une sonde dans la bronche affectée sans risquer de perforer les parois afin de détruire la tumeur à l’aide de protoxyde d’azote atteignant une température de –30° Celsius.[2]

La thérapie photodynamique :

La thérapie photodynamique fait appel à des substances excitables par un flux lumineux. Toutes les affections associées à une croissance tissulaire rapide sont susceptibles de bénéficier de cette nouvelle technique.
Le principe est simple : les cellules qui se multiplient rapidement exigent plus de "nourriture" que les autres. En l’occurrence, la substance photosensible.
Celle-ci se concentre donc de préférence dans ces cellules. Un rayon de lumière est dirigé avec une grande précision sur le tissu atteint et comme la substance active s’accumule sélectivement dans les cellules pathologiques, la thérapie photo-dynamique est un procédé hautement sélectif : les dégâts causés au tissu normal avoisinant sont infimes.[2]

L'examen anatomopathologique est réalisé sur les pièces obtenues après microbiopsies, macrobiopsies ou exérèse chirurgicale.
Pour en savoir + ...

Agence de la santé publique du Canada.
Stade du cancer déterminé en identifiant la taille, l'emplacement, et le degré d'envahissement de la paroi thoracique par la tumeur primitive.

[1]
www.rsfs.ca/opFichier/cancer_du_poumon.pdf

[2]
www.canceronet.com

**
www.wsiat.on.ca

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Le cancer du rein :

Reins

Description des reins :

Les reins sont des organes en forme de deux haricots situés à hauteur de la partie basse de la cage thoracique. Leur rôle est de filtrer le sang ( au total, chaque rein filtre quelque 720 litres de sang par jour ) et produire l’urine. L’urine est recueillie dans la partie centrale du rein, appelée le bassinet. Il se prolonge par un petit canal, l’uretère, qui va du rein à la vessie. Le rôle principal des reins est d’éliminer, par l’intermédiaire de l’urine, le sel, l’eau, l'urée en excès, ainsi que les produits non utiles à l’organisme.

Les cancers du rein :

En 2008, on estime à environ 2700 cas de cancer du rein au Canada, 920 cas en Ontario, et 760 cas au Québec. Chez l'homme, un total de 1750 chez la femme, dont 640 cas en Ontario et 480 cas au Québec.
Les taux d’incidence du cancer du rein ont augmenté (de 0,7 % et de 1,2 % par an chez l’homme et chez la femme respectivement) entre 1995 et 2004, même si les taux de mortalité sont demeurés stables. La tendance à la hausse de l’incidence est partiellement attribuable à l’amélioration de la détection, mais pourrait aussi être liée à la hausse de la prévalence de l’obésité, un important facteur de risque du carcinome rénal, principal type de cancer du rein. *

Le cancer du rein ou carcinome à cellules rénales est un cancer relativement rare, se développant à partir des cellules rénales. Il s’agit le plus souvent d’un adénocarcinome, appelé aussi «adénocarcinome à cellules claires» qui représente environ 80% des cas. Autres types de tumeur malignes du rein :
Les autres types de tumeurs malignes retrouvées dans les reins sont les sarcomes, les lymphomes ou d'exceptionnelles métastases. Les cancers du rein touchent surtout les adultes. Dans la moitié des cas, le diagnostic est posé chez des personnes âgées de 50 à 70 ans, dans plus de 40 % après 70 ans. Chez l’enfant, le cancer du rein le plus fréquent est appelé tumeur de Wilms [1] .

Facteurs de risque :

  1. Le tabagisme (qui augmente de 4 à 5 fois le risque !).
  2. Le sexe, l'homme est plus souvent touché que la femme.
  3. L'hypertension artérielle et l'obésité.
  4. L'exposition à des produits chimiques tels certains solvants, dérivés du pétrole, des métaux lourds et de l'amiante. Maladie de Von Hippel-Lindau [2]

Symptômes du cancer du rein :

  • Sang dans l'urine : Elle se caractérise par la présence d’urines « rouges » contenant du sang présent tout au long de la miction. ( Hématurie )
  • Perte de poids et fatigue : Associée ou non à une anémie.
  • Perte d'appétit.
  • Fièvres fréquentes.
  • Une douleur sur le côté : Elles sont présentes dans environ la moitié des cas.
  • Anémie (nombre bas de globules rouges) ou hypertension artérielle, mal contrôlée par les traitements habituels.

À des stades précoces, le cancer du rein peut se développer sans qu'aucun signe ou symptôme ne se manifeste. Ces symptômes peuvent-être présents pour d'autres maladies.

Diagnostic du cancer du rein :

L'examen fondamental pour le diagnostic est le TDM abdominal ( tomodensitométrie ) ainsi que . L'examen est suffisamment discriminant pour conduire directement à une chirurgie rénale. Le diagnostic positif de cancer du rein sera ensuite porté sur l'examen de la pièce opératoire. Le bilan diagnostic initial permet de déterminer l'extension de la tumeur, la présence de métastase et donc de définir une stratégie thérapeutique précise. Une IRM abdominale ( imagerie par résonance magnétique ) est parfois utile pour préciser l'extension de la lésion dans la loge rénale et déterminer la présence éventuelle d'un caillot tumoral dans la veine rénale et la veine cave inferieure [3].

Stadification : (Wikipedia)

Classification TNM des carcinomes rénaux :
À l'issue du bilan initial, l'extension de la tumeur est évaluée selon la classification TNM de 1997.
T (Tumeur)
Tx non déterminée
T0 pas de tumeur
T1 limitée au rein et 7 cm
T1a < 4 cm
T1b > 4 et < 7 cm
T2 limitée au rein et > 7 cm
T3
T3a envahissement de la graisse périrénale et/ou de la surrénale
T3b envahissement de la veine rénale et/ou de la veine cave sous-diaphragmatique
T3c envahissement de la veine cave supérieure
T4 franchissement du fascia de Gerota
N (Adénopathies régionales)
Nx non déterminé
N0 pas de métastase ganglionnaire
N1 métastase au niveau d'un ganglion unique
N2 métastases au niveau de plusieurs ganglions
M (Métastases à distance)
Mx non déterminé
M0 pas de métastase
M1 métastase(s) à distance

Traitement du cancer du rein :

Traitement chirurgical:

  1. L’ablation chirurgicale d’un rein complet aussi appelée néphrectomie est la pratique la plus courante chez cette maladie. Le deuxième rein, s'il est sain, peut amplement effectuer les fonctions auparavant remplies par les deux reins.
  2. Néphrectomie élargie : ablation du rein et la surrénale, suivi d'un curage ganglionnaire.
  3. Néphrectomie partielle : si la tumeur est bien localisée.
  4. Chimiothérapie : Une chimiothérapie peut être entreprise quand il existe des métastases où un risque métastatique.
  5. Immunothérapie :
    Si la chirurgie n'a pu enlever la totalité des tissus cancéreux, on administre un traitement d'immunothérapie avec des médicaments tels l'interleukine 2 ou l'interféron (en perfusion ou en injection sous-cutanée). Au stade métastasé, on prescrit le même traitement que le précédent, mais sur une période de trois à douze mois selon les cas.

Pour le cancer du rein, un inhibiteur de la multikinase (agent antinéoplasique) le NEXAVARMD, (Sorafénib, 200 mg, en comprimés) soulève de d'espoir en France et aux États-Unis, mais n'est pas sur la liste des médicaments au Québec. Ce médicament confirme l'efficacité de cette nouvelle approche anti-angiogenèse consistant à couper les tumeurs de leurs vaisseaux nourriciers [4].

Le temsirolimus ( Torisel ) est également une molécule nouvelle qui vient de démontrer son efficacité en terme de survie par rapport à l'interféron chez les patients ayant un cancer du rein métastatique de mauvais pronostic ( Important voir avis Santé-Canada [5]).

Pronostic :

Dans les formes localisées, sans métastase, le pronostic est bon avec plus de 80% de survie à 5 ans.

[1] La tumeur de Wilms ou néphroblastome représente plus de 90% des tumeurs du rein chez l'enfant. Cette pathologie cancéreuse est responsable de 5 à 14% des cancers de l'enfant. Il est très différent du cancer du rein chez l'adulte. Cette tumeur se développe à partir du tissu à l'origine du rein : le blastème métanéphrotique de l'embryon. Les modèles actuels de la cancérogenèse indiquent qu'une mutation génétique laisse persister ce tissu embryonnaire après la vie intra-utérine. (Wikipedia)

[2] Cette maladie génétique est à transmission autosomique dominante et entraîne le développement de tumeurs diverses dans le pancréas, les surrénales, les reins, le système nerveux central et larétine.

[3] wikipedia.org/wiki/Cancer_du_rein
[4] Conseil du médicament du Québec
[5] Le traitement par Torisel (temsirolimus) peut provoquer des réactions allergiques qui se manifestent souvent dans les premières minutes de l'administration de la première dose, mais des réactions ont également été signalées lors des traitements suivants.
Avis Sante-Canada

* Statistiques canadiennes sur le Cancer 2008.

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Anatomie du sein :

Anatomie du sein

La structure du sein est complexe et joue un rôle important chez la femme afin de lui permettre de nourrir un nouveau-né sans oublier leur rôle esthétique et sexuel.
Les seins sont soutenus par un système constitué par la peau et par des fibres qui pénètrent à l’intérieur de la glande mammaire. Ils sont constitués de graisse et de tissus conjonctifs et comportent 15 à 25 lobules responsables de la sécrétion du lait.
Ces canaux excréteurs qui font le transport du lait (canaux galactophores) débouchent au niveau du mamelon. L'intérieur du sein ressemble à un minuscule arbuste prenant naissance au mamelon. Les branches de cet arbuste sont les lobules.
Les œstrogènes ont un rôle essentiel dans le développement mammaire. Ils stimulent la prolifération des cellules épithéliales. Le mode d'action des œstrogènes sur le sein n'est néanmoins pas très claire.

Chez l’homme, le sein ne joue aucun rôle et ne contient pas de glandes mammaires. Le cancer du sein chez l'homme est rare mais grave, le diagnostic étant plus souvent tardif.

Pathologies du sein :

Plusieurs types de tumeurs peuvent se développer dans le sein sans être cancéreuses. Les tumeurs bénignes du sein sont des excroissances anormales, mais elles ne grossissent pas et ne se sont pas infiltrant : (kystes, maladies fibrokystiques du sein, fibroadénomes, tumeurs phyllodes.
Le papillome intra-canalaire fait partie des ces pathologies mammaires bénignes. Il s'agit de petits polypes qui se forment dans les canaux intra-canalaires. Ils sont souvent à l'origine d'écoulements du mamelon. Pour bien identifier cette pathologie on est d'effectuer une biopsie en prélevant les canaux responsables de l'écoulement.

Le cancer du sein :

Le cancer du sein apparaît avant tout sous la forme d'adenocarcinomes. Ils sont les plus fréquents (95 %). Ils se développent à partir :

  1. Des cellules des canaux servant au transport du lait (cancer canalaire) :
    Carcinome canalaire in situ non-invasif (DCIS) :
    Prolifération cancéreuses qui se développe dans la lumière des canaux sans franchir la membrane basale et sans envahir le tissu conjonctif . il constitue de 2-3% des cancers du sein. Il a un excellent pronostic s'il est découvert rapidement. Non traité il peut devenir invasif. Si enlevé par biopsie seulement le risque de récidive est de 40%.
    Cancer du sein
    Carcinome canalaire infiltrant : Les cellules tumorales ont envahi le tissu conjonctif et peuvent donner des métastases. Il est le cancer infiltrant le plus fréquent. Huit cancers du sein sur dix sont des cancers canalaires infiltrants. Ce cancer a le pire prononostic avec des métastases fréquentes aux ganglions, aux os, poumons, foie et cerveau.
  2. Des lobules (cancer lobulaire) unités sécrétoires du sein :
    Carcinome lobulaire in situ (LCIS) : Cancer qui se développe dans lobules, sans franchir la membrane basale et sans envahir le tissu conjonctif 2-3% des cancers du sein. Il est habituellement découvert à l'occasion d'une biopsie du sein. Le cancer lobulaire infiltrant est plus rare. Ce cancer peut se retrouver à plusieurs endroits et sur les deux seins à la fois.
    Carcinome lobulaire infiltrant : Peut donner des métastases ganglionnaires axillaire *. 5-10% des cancers du sein. Se reconnaît par un épaississement du tissu mammaire. Ce cancer peut aussi se retrouver à plusieurs endroits et sur les deux seins à la fois. Les cancers infiltrants peuvent se propager vers les ganglions ou vers d’autres parties du corps.

*Les ganglions axillaires situés sous les bras et au niveau des aisselles sont le plus souvent atteints par les cellules du cancer du sein.

Autres cancers infiltrants :

  • Carcimone inflammatoire du mamelon ou la maladie de Paget. (1%-4%) des cancers du sein. C'est un eczéma chronique du mamelon. Elle doit être traitée en urgence. C'est une forme de cancer du sein inflammatoire.
  • Carcinome médullaire infiltrant : (5-8% des cancers du sein) : Le carcinome médullaire est une tumeur maligne de bon pronostic. Il a tendance à se manifester davantage chez les femmes plus jeunes, soit avant l'âge de 50 ans. Cinq critères histologiques doivent être présents afin de poser le diagnostic. La tumeur est limitée.
  • Carcinome colloide (mucineux): (2-4% des cancers du sein) Le carcinome mucineux porte aussi le nom de carcinome colloïde. Il se développe plus souvent chez les femmes âgées entre 60 et 70 ans. Il est formé de cellules cancéreuses qui sécrètent du mucus. Il a un meilleur pronostic que les autres types de cancers du sein envahissants.
  • Carcinome inflammatoire: (3% des cancers du sein). Cancer relativement rare. Le blocage des vaisseaux lymphatiques par les cellules cancéreuses est à l’origine d’une inflammation locale du sein d’importance variée.
  • Cystosarcome phyllode : Tumeur solide qui simule un fibroadénome bénin. L'incidence de la tumeur phyllode est de 0,46 % de toutes les tumeurs du sein. L'âge moyen est de 30 ans dans 75,6 % des cas, il s'agit de femmes en période d'activité génitale. Le délai moyen entre l'apparition des premiers signes et le diagnostic est de 20 mois. La taille moyenne est de 12 cm.

Stadification et classification histologique du cancer du sein [8]

1- La stadification du cancer consiste á définir la taille de la tumeur et à vérifier si elle s'est développée au-delà du site où elle a pris naissance.
                Cinq stades ont été définis pour le cancer du sein.
Stade du cancer du sein

                    

2- La classification histologique du cancer permet à l'équipe soignante d'avoir une idée du développement futur de la tumeur. Trois grades ont été définis pour le cancer du sein.
Grade du cancer du sein

                    

Incidence : [1]

Le cancer du sein continue de se classer au premier rang pour l’incidence chez les Canadiennes, les 22 600 nouveaux cas équivalant au double de celui des nouveaux cas de cancer du poumon. Au cours de sa vie, 1 femme sur 9 sera atteinte du cancer du sein, qui est la forme la plus courante de cancer (à l’exclusion du cancer de la peau autre que le mélanome) dans la population féminine, et 1 femme sur 28 sera emportée par cette maladie. Enfin, 1 femme sur 18 risque de succomber au cancer du poumon, la cause la plus probable de décès par cancer chez les femmes. On observe une hausse de l’incidence du cancer du sein, qui peut s'expliquer par une augmentation du dépistage mammographique. Les taux de mortalité continuent de chuter en raison de l’amélioration des traitements et de la détection précoce des cancers par dépistage mammographique .

Statistique canadienne sur le cancer du sein

                    

Causes du cancer du sein :

Le cancer du sein, comme tous les cancers est une mutation de gènes, mais avec des caractéristiques qui ne sont pas présentes dans tous les cancers. Il apparaît souvent à la ménopause et chez la femme qui n'a pas eu d'enfant ou celle qui a une grossesse tardive après 35 ou 40 ans. On soupçonne aussi le mode de vie occidental qui diffère par l'obésité, l'alimentation, les activités physiques et les hormones.

Hérédité :

Les facteurs génétiques interviennent dans 5 à 8 % des cancers du sein. Ils sont surtout responsables des cancers qui surviennent avant 40 ans.

  • Quand dans une même famille trois personnes présentent un cancer du sein le risque de survenue chez d'autres membres dans cette famille est plus élevé (les mères, les soeurs et les tantes).
  • En 2008, dix gènes sont connus comme étant associés à un risque accru de cancer du sein, quand ils portent des mutations. Parmi eux, neuf sont liés au système de réponse aux dommages de l'ADN. Le dixième code une protéine qui inhibe l’action de l’enzyme AKT1 (enzyme dont l'inhibition joue aussi un rôle dans les cancers non-génétiques). Deux de ces dix gènes (dits BRCA1 ou anomalie sur le chromosome 17) et (BRCA2 ou anomalie sur le chromosome 13) sont à eux-seuls responsables de la moitié des cancers du sein familiaux [2]. Quand une femme porte ces gènes le risque est d'environ 85 %.

Certains signes peuvent ressembler à une prédisposition génétique :

  • Un cancer sein qui se manifeste vers la quarantaine au lieu de la soixantaine.
  • Une femme, à l'intérieur d'une même famille, qui présente un cancer du sein, augmente le risque de survenue chez d'autres membres féminins dans cette famille. Ainsi les mères, les soeurs et les tantes peuvent être concernées par cette pathologie. Un cancer associé au type médullaire.
  • Un cancer bilatérale apparaissant à l'autre sein ou simultanément aux deux sains.
  • Apparition d'un second cancer au niveau de l'ovaire ou du colon.
  • Les autres facteurs prédisposant à la survenue d'un cancer du sein sont les facteurs hormonaux comme une puberté précoce (avant 10 ans) et/ou une première grossesse après 30 ans.

Femmes à risque élevé :

  • Les femmes à prédisposition génétique ou porteuses d'une mutation devraient être suivies (par surveillance clinique) tous les 6 mois dès l'âge de 20 ans et par mammographie annuelle dès l'âge de 30 ans [2].
  • On a trouvé chez les femmes de 35-65 ans atteintes de cancer du sein des taux élevés d'oestrogène.
  • Il existerait un très faible risque de cancer du sein en cas de début très précoce de la contraception ou de traitement prolongé de plus de 10-20 ans.
  • Après la ménopause et l'atrophie des ovaires, l'oestrogène continue à être produit au niveau du tissu graisseux sous l'action des glandes surrénales.
  • Certaines études semblent démontrer une incidence élevée de cancer du sein chez l'obèse avec un régime alimentaire riche en gras par l'augmentation de la quantité de tissu graisseux qui a augmente le taux d'oestrogène sanguin via une activation d'une enzyme appelée aromatase.
  • D'autres études ont démontré que l'alcool augment le taux d'oestrogènes chez les femmes pré-ménopausées et aussi chez les femmes ménopausées qui prennent des hormones de remplacement.
  • L'hormonothérapie post-ménopause augmente le risque de cancer du sein chez les femmes qui la suivent ou qui l'ont suivi pendant plus de (5) ans.

Dépistage :

Lignes directrices pour le dépistage du cancer du sein
Dépistage du cancer du sein

Il existe 3 moyens de dépistage du cancer du sein [3].

Dépistage du cancer du sein
  1. L'examen annuel chez le médecin traitant.
  2. L'auto examen mensuel des seins (AES). Des études ont montré que les femmes qui pratiquent l'auto-examen des seins (assise, debout, couchée) découvrent plus facilement les cancers du sein plus petits et moins avancés. (Une consultation permet alors de confirmer une anomalie.
  3. La mammographie annuelle ou à tous les deux ans. C'est un examen permettant de voir les différents constituants du sein à l'aide des rayons X. Une faible dose de rayons X utilisés en mammographie nous permet d'observer l'état des tissus mous à l'intérieur du sein. (Le muscle pectoral, les glandes et le tissu gras adipeux). Il est indiqué chez la femme de 40 à 49 ans de passer une mammographie chaque année car les cancers du sein évoluent différemment chez la femme plus jeune. La femme de 50 à 70 ans peut choisir de passer une mammographie aux deux ans.

Bilan après le dépistage :

L'examen anatomopathologique est réalisé sur les pièces obtenues après microbiopsies, macrobiopsies ou exérèse chirurgicale. C'est le seul examen qui donne une certitude en pathologie mammaire. La cytologie faite après cytoponction n'a ni la même précision ni la même fiabilité.
C'est la clef de voûte de la stratégie thérapeutique quand il s'agit d'une lésion maligne : les caractéristiques histologiques de la tumeur vont en effet déterminer le traitement et le pronostic [4]
L'oncologue, le chirurgien, le radiothérapeute, le chimio-thérapeute, après étude des résultats de ces examens, décideront de la marche à suivre pour le traitement de la maladie.

Traitements :

Il existe un grand nombre de traitements disponible pour la cancer du sein. Chaque situation doit être individualisée et traitée de façon optimale.

La chirurgie :

  1. La tumorectomie :
    C'est une chirurgie mammaire conservatrice (CMC) par ablation d’une tumeur mammaire et de certains tissus adjacents sains afin de s’assurer d’enlever toute la tumeur., mais pas la totalité du sein. Cette opération est réalisé sous anesthésie générale. Elle ne nécessite que quelques jours de convalescence.
    Durant cette opération des ganglions seront retirés pour en faire l'analyse. Certains utilisent l’expression «mastectomie partielle» ou «résection segmentaire».
  2. La segmentectomie (ablation d'une partie du sein) : Opération qui consiste à retirer l'anomalie au niveau du sein, sans enlever le sein. C'est un traitement conservateur (on conserve le sein).
  3. La mastectomie (ablation de la totalité du sein) : Elle est réalisée souvent après une tumorectomie si celle-ci n'a pas été assez large pour éliminer tous les cellules cancéreuses. L'ensemble du sein est retiré ainsi que les glandes mammaires et le mamelon. Au cours de l’intervention, le chirurgien retire habituellement quelques ganglions lymphatiques sous l’aisselle pour vérifier s’ils contiennent des cellules cancéreuses. Cette procédure s’appelle dissection axillaire. On pourrait également vous proposer une technique plus récente, appelée biopsie du ganglion sentinelle, qui peut réduire le nombre de ganglions prélevés.

La radiothérapie : [5]

Nous permet d'avoir recours à des rayons X, de rayons gamma, d’électrons et d’autres sources de haute énergie pour détruire les petites cellules qui se divisent rapidement soit les cellules cancéreuses. Elle traite les foyers de cellules cancéreuses qui se trouvent à petite distance de la tumeur principale. L'objectif de la radiothérapie est de réduire le risque de récidive.
Si nécessaire une radiothérapie est recommandée avant la chirurgie pour réduire la taille de la tumeur et après une tumorectomie lorsque l'on enlève seulement la tumeur. Ce traitement complémentaire se fait sur toute la surface du sein, des ganglions, de l'aisselle, de la clavicule, de la base du cou et du sternum.
Le risque de récidive est plus de 50 % si on ne fait pas de radiologie après l'intervention. Un traitement radiothérapique est généralement systématique après une tumorectomie. Lorsque la tumeur cancéreuse présente dans le sein est de très grande taille, il est possible qu’une radiothérapie soit recommandée avant la chirurgie.

Il existe différents types de radiothérapie :

La radiothérapie externe :

Offerte en consultation externe, l'on planifie de petites marques sur votre peau qui permettent aux personnes qui s’occupent de votre radiothérapie de correctement diriger les rayons au cours de chacune de vos visites. Il s’agit typiquement d’une séance par jour, cinq jours par semaine, pendant une période de temps comprise entre trois et six semaines. En règle générale, chaque séance dure seulement quelques minutes.

Au début Le radiothérapeute règle les détails du traitement au moyen d’un appareil appelé simulateur. Un simulateur n’est pas un appareil de traitement, et le modèle le plus couramment utilisé au Canada est le simulateur CT. Il permet de prendre des images ou des scintigrammes et d’ainsi visualiser l’endroit à traiter.

Curiethérapie :

Elle consiste à traiter le cancer par l’administration d’une forte dose totale de rayonnements dans une zone bien ciblée, pendant un court laps de temps. Pour ce faire, des sources radioactives scellées sont introduites dans le corps, à l’intérieur ou près de la tumeur cancéreuse. Une source radioactive scellée est souvent appelée implant.
La source radioactive peut être implantée de différentes façons dans le corps :

  • Interstitielle : implant placé directement dans la tumeur (par exemple, à l’intérieur de la prostate);
  • Intracavitaire : implant inséré dans un applicateur spécial, lui-même introduit dans une cavité (par exemple, dans le col de l’utérus
  • );
  • Intraluminale : implant placé dans un applicateur spécial, lui-même installé dans un conduit (par exemple, dans l’œsophage);
  • En surface ou par un moule : implant placé sur la surface d’une tumeur (par exemple, un œil).

La radiothérapie systémique :

La source de rayonnements est administrée sous forme de liquide (boissons ou capsules à avaler) ou introduite dans une veine (injection intraveineuse). La source de rayonnements circule ensuite dans tout l’organisme.

La Chimiothérapie : [6]

C'est l'utilisation des médicaments pour tuer les cellules cancéreuses. Les médicaments entrent dans la circulation sanguine et peuvent tuer des cellules cancéreuses en dehors de la région du sein. Utilisée aussi avant la chirurgie pour diminuer la taille de grosses tumeurs et de permettre à la femme de ne pas subir l'ablation du sein. Elle est aussi utilisée lorsqu'il est difficile de localiser exactement la tumeur. La chimiothérapie la plus utilisé pour le traitement adjuvant du cancer du sein était le CMF soit une combinaison de: cyclophosphamide (Cytoxan), methotrexate et 5-flurouracil (Adrucil).

Plus récemment la thérapie AC ( combinaison d'Adriamycine et de Cytoxan. Le Taxol est un autre médicament qui peut être utilisé dans le traitement du cancer du sein.

Si votre cancer est diagnostiqué «RE positif» ou «RE négatif». «RE» veut dire récepteur d’oestrogènes. Il s’agit d’un récepteur, ou d’un «site d’arrimage», auquel l’oestrogène peut se fixer. Si une tumeur contient ces récepteurs (cancer RE positif), cela signifie que les hormones naturelles de votre corps peuvent avoir un effet sur la croissance du cancer. Cela influence le type de traitement recommandé dans votre cas.

Un traitement peut être légèrement plus efficace qu’un autre mais avoir des effets secondaires plus désagréables, ce qui influencera peut-être votre choix.
Votre médecin et vous devrez peser les avantages attendus en fonction des problèmes que pourrait causer le traitement.

On recommande une chimiothérapie à toutes les femmes préménopausées et aux femmes ménopausées atteintes d’un cancer RE négatif.

On recommande le traitement au tamoxifène en plus de la chimiothérapie aux femmes ménopausées atteintes d’un cancer RE positif. L’augmentation de toxicité de la chimiothérapie doit être prise en compte. [6]

Le létrozole (Femara) sert aussi de traitement du cancer du sein chez les femmes ménopausées qui ne répondent plus aux effets bénéfiques des agents anti-oestrogènes comme le tamoxifène. Le létrozole est recommandé à raison d'une dose de 2,5 mg par jour, à prendre toujours à la même heure, avec ou sans nourriture.

Traitement par voie oral (par la bouche) :

Généralement administrée par perfusions intraveineuses, la chimiothérapie est directement injectée dans la circulation sanguine. Ce mode d'administration demande des déplacements contraignants. Les visites régulières et longues à l'hôpital entraînent fatigue et épuisement.
La chimiothérapie orale permet d'être prise à la maison et évite bien des maux de tête aux patients. C'est au cancérologue ou oncologue que revient la tâche de déterminer si oui ou non la personne atteinte d'un cancer du sain peut-être traitée par voie orale.
En pratique, ce sont des comprimés que l'on avale avec un verre d'eau. Face au cancer du sein, deux traitements de ce type sont actuellement disponibles :

Les dérivés du 5FU: capécitabine (Xeloda®) Les comprimés de ditosylate de lapatinib : Tykerb®

Les femmes atteintes d’un cancer du sein HER2-positif ont maintenant, pour la première fois en dix ans, une nouvelle option thérapeutique à leur disposition. Santé Canada a autorisé la mise en marché de TykerbMC (comprimés de ditosylate de lapatinib), à utiliser en association avec un agent oral de chimiothérapie, la capécitabine (Xeloda®), pour le traitement du cancer du sein avancé ou métastatique avec surexpression tumorale des récepteurs HER2 (ErbB2) et ayant progressé après des thérapies qui incluent des taxanes, des anthracyclines et le trastuzumab (Herceptin®). Environ 20 % des cancers du sein affichent une surexpression de HER2, une forme particulièrement agressive de cancer. [7]

Ce n'est malheureusement pas tous les types de cancers qui pourront être traités par voix orale, mais de nombreuses recherches sont présentement réalisées, ce qui est très encourageant pour les patients atteints.

Effets secondaires :

Certains médicaments employés en chimiothérapie endommagent aussi les cellules en santé. Les cellules saines pourront se rétablir avec le temps, mais le traitement pourra provoquer certains effets secondaires tels que : nausées, vomissements, perte d’appétit, fatigue, perte de cheveux et risque accru d’infection.
Certaines études menées par des chercheurs ( Jame Abraham et Marc Haut de l'Université West Virginia ) démontrent qua la suite des traitements de chimiothérapie pour le cancer du sein, 25% des femmes éprouveraient, comme effets secondaires, des problèmes cognitifs tels que des problèmes de mémoire et de concentration.
Certains médicaments chimiothérapeutiques peuvent avoir des répercussions sur la fertilité. Discutez des possibilités qui s’offrent à vous avec votre médecin.

L'hormonothérapie :

Dans le cancer du sein les traitements hormonaux agiront soit en diminuant le taux d'oestrogènes dans le sang et donc la stimulation des récepteurs hormonaux (castration, anti-aromatases), soit en bloquant les récepteurs hormonaux (anti-œstrogènes). Le traitement hormonal est utilisé pour changer le mode d'action des hormones sur la croissance du cancer. Cela se fait soit en utilisant des médicaments ou en enlevant des organes qui fabriquent ces hormones comme les ovaires.

Si le cancer initial met en évidence des récepteurs (cancer RE positif ), le recours au traitement général est maintenant très courant et permet de réduire le risque de récidive du cancer, souvent même de 50 % .

Le traitement hormonal avec le tamoxifen (NOLVADEX ®-D) est donné pour une durée de 5 ans chez la femme atteinte de cancer du sein précoce sans atteinte ganglionnaire.

Ce traitement ou celui des oestrogènes peut agir sur des cellules du corps entier et augmenter le risque d'avoir le cancer de l'utérus. Un examen gynécologique doit être fait annuellement et tout saignement vaginal en dehors des menstruations doit être rapporté au médecin traitant.

La thérapie biologique :

La thérapie biologique peut être indiquée pour les femmes dont le cancer du sein présente un niveau élevé de protéine Her2 :

  • Trastuzumab (Herceptin)
    Le trastuzumab est un médicament biologique qu'on emploie pour traiter le cancer du sein. Il s'agit d'un anticorps monoclonal qu'on considère aussi comme un agent ciblé. Il a été spécialement conçu pour bloquer le HER2, une protéine favorisant la croissance qui est située à la surface des cellules du sein. De 15 à 20 % des tumeurs cancéreuses du sein sont HER2 positives. Le médicament est administré par injection, parfois en association avec la chimiothérapie. Il peut provoquer des effets secondaires semblables aux symptômes de la grippe (fièvre, frissons, nausées), des maux de tête, des éruptions cutanées ou des problèmes cardiaques.
  • Le bévacizumab (Avastin®)
    est un anticorps monoclonal qui empêche le réseau sanguin qui alimente la tumeur de se développer davantage. Cet anticorps accroît également les effets des agents chimiothérapeutiques puisqu'il permet une meilleure circulation de ces médicaments vers la tumeur.

On a recours au bévacizumab seulement chez les femmes dont le cancer du sein métastatique est HER2 négatif, et on l'associe au paclitaxel (Taxol). Des études récentes ont démontré que cette association médicamenteuse ralentit l'évolution de la maladie.

Le Lapatinib ( Tykerb®) antinéoplasique (inhibiteur de la tyrosine kinase) à utiliser en association avec un agent oral de chimiothérapie, la capécitabine (Xeloda®), pour le traitement du cancer du sein avancé ou métastatique avec surexpression tumorale des récepteurs HER2 (ErbB2) [6]

[1] Statistiques canadiennes sur le Cancer 2008.

[2] www.wikipedia.org

[3] www.infinit.net

[4] www.cancer.ca

[5] www.centredusein.com

[5] www.cbcf.org/breastcancer

[6] La Chimiothérapie Guide Pratique

[7] Nouveau traitement pour le cancer du sein avancé

[8] www.cancer.ca

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Anatomie des testicules :

Anatomie des testicules

Description des testicules:

Les testicules sont des glandes sexuelles mâles en forme d'oeuf d’environ 2,5 centimètres de large et 3,8 centimètres de long qui produisent le sperme et l'hormone mâle, la testostérone. Le poids moyen d'un testicule est de l'ordre de 20 grammes. Situés à l’extérieur de la cavité abdominale et sont protégés par une poche cutanée appelée scrotum qui se rétractent et s'étendent et leur permet de rester à une température inférieure à celle du corps environ (33 à 34 °C) condition indispensable à la formation de spermatozoïdes sains.
Le port de pantalons trop isolants comme les pantalons de ski ou trop serrés comme les jeans ainsi que l'exposition prolongée à des sources de chaleur sont des facteurs fréquents de stérilité temporaire.

Fonctions :

Les deux fonctions des testicules :

  1. Une fonction de reproduction (spermatogénèse), assurée par la production des spermatozoïdes par les cellules germinales, qui vont pouvoir féconder les ovules. La maturation de ceux-ci se fait en une douzaine de jours durant leur cheminement de l’épididyme vers l’ampoule différentielle où ils sont stockés jusqu’à l’éjaculation.
  2. Une fonction endocrinienne: La production de testostérone (hormone sexuelle mâle). Il secrète la plupart des hormones sexuelles mâles et stimule le développement des organes annexes de l’appareil reproducteur (la prostate, les vésicules séminales). Elle a un effet stimulant sur la synthèse des protéines.

Les testicules ont deux types de cellules :
1- Les cellules germinales
2- Les cellules non germinales

Cancer des testicules :

Le cancer du testicule frappe un homme sur 25 000. Bien qu'il représente seulement 1 % des cas de cancer chez l'homme, c'est le cancer diagnostiqué le plus souvent chez les hommes de 15 à 35 ans. Par ailleurs, cette forme de cancer semble plus fréquente chez les hommes de race blanche par comparaison à ceux d'origine africaine.
Dans la plupart des cas, la découverte du cancer du testicule se fait par l'auto-examen des testicules, habituellement après un traumatisme ou un coup porté à la région génitale.

Caractéristiques de ce cancer :

  • C’est un cancer qui touche surtout le sujet jeune (entre l’âge de la puberté et 45 ans)
  • Un pronostic excellent, avec un taux de guérison proche de 90 % à 95 %

Les tumeurs bénignes :

Ce sont soit des lipomes ou fibromes. Ces tumeurs bénignes se retrouvent rarement.

Facteurs de risques :

  • Le facteur de risque le plus important est le testicule non descendu ( cryptorchidie ou testicule ectopique) pendant l’enfance. Contenus dans l’abdomen pendant la grossesse, les testicules doivent en effet descendre dans le scrotum avant ou peu après la naissance.
  • Le second facteur de risque est l'atrophie testiculaire (une diminution de la taille et du volume) d'un testicule, après un choc ou une infection en particulier après les oreillons ou après un traumatisme.
  • La fréquence de cancer est aussi plus élevée chez les hommes présentant des anomalies de l'appareil urinaire.
  • Les hommes ayant un testicule atteint risquent davantage de voir le cancer apparaître dans l'autre testicule.
  • Les cas familiaux sont exceptionnels.

Les différents types de cancer du testicule :

La plupart des tumeurs du testicule sont issues de cellules dites germinales (95 % des cas), c’est-à-dire celles qui permettent la formation des spermatozoïdes.
On distingue deux (2) grands types de tumeurs testiculaires dont le traitement et le pronostic sont différents :
Les tumeurs germinales sont soit :

1- Les tumeurs séminomateuses, qui représentent 30 à 40 % des cancers du testicule Surviennent majoritairement entre 35 et 45 ans et sont souvent localisées au testicule, ce qui est un meilleur pronostic. Elles sont traitées par radiothérapie le plus souvent.
Ces tumeurs séminomateuses se classent en trois catégories :

  • les séminomes typiques ou classiques (80 % des cas)
  • les séminomes anaplasiques (plus souvent métastasé) (10 % des cas), plus agressifs que les précédents. Cette forme est responsable de 30 % des décès par séminome
  • les séminomes spermatocytaires, qui concernent surtout les patients de plus de 50 ans. Son potentiel métastatique est très faible. Le pronostic est excellent. La chirurgie seule est recommandée.

2- Les tumeurs non séminomateuses (tumeurs embryonnaires) Elle sont les plus fréquentes. Elles représentent 60 à 65 % des tumeurs testiculaires, surviennent à partir de la puberté et 35 ans. Ce type de tumeur s'étend au delà des testicules dans 70% des cas. Les ganglions peuvent être atteints par le cancer et nécessitent souvent une chimiothérapie.

  • Les carcinomes embryonnaires
  • Les tumeurs du sac vitellin
  • Les choriocarcinomes
  • Les tératomes
Les tumeurs non germinales :

Les tumeurs non germinales (5% des cas) sont les tumeurs à cellules de Leydig ou à cellules de Sertoli, les rhabdomyosarcomes et autres sarcomes.
Chez l'enfant les tumeurs non germinales y sont plus fréquentes que chez l'adulte ( les tératomes et surtout des tumeurs vitelines .

La stadification des tumeurs des testicules :

La stadification du cancer consiste à définir la taille de la tumeur et à vérifier si elle s'est développée au-delà du site oû elle a pris naissance.

L'évolution du cancer du testicule passe par quatre stades :

stadification du cancer des testicules

                                                    

Les symptômes :

Les symptômes du cancer du testicule comprennent :

  • Présence d'une masse dans le testicule (fréquent)
  • Agrandissement du testicule (fréquent)
  • Douleur, gêne ou sensation de «lourdeur» dans le scrotum (les bourses) (rare)douleur ou gêne dans le testicule (peu fréquent)
  • Douleur sourde dans l'aine ou l'abdomen (rare)

Le diagnostic :

Le diagnostic de cancer est rapidement évoqué, dès l’examen clinique qui met en évidence une masse dure et irrégulière d’un testicule.
La meilleure méthode de dépistage du cancer testiculaire est l'auto-examen des testicules tous les mois. Tout comme l'auto-examen régulier des seins aide les femmes à découvrir le cancer du sein, l'examen des testicules devrait permettre aux hommes de mieux connaître la forme de leurs testicules et de sentir les différentes parties. Une fois par mois faites cette auto-palpation après le bain ou la douche, quand la peau des bourses est plus souple.

Méthode :

La palpation testiculaire se fait des deux mains ; le testicule est lentement palpé entre le pouce et l'index. Si une masse dure et irrégulière est sentie à l’intérieur de la glande demandez une consultation médicale. Si la présence d'un nodule est confirmée par un médecin, celui-ci procédera par une échographie, une échographie-doppler et éventuellement par une IRM.

Les extensions ou métastases :

Ces métastases se font le plus souvent par voie lymphatique. Les ganglions sont touchés sont surtout ceux situés le long de l’aorte abdominale et des ganglions thoraciques et sus-claviculaires gauches. Des métastases peuvent aussi survenir au niveau des poumons, du foie, du cerveau, des os ou des reins.

Les traitements :

L'ablation du testicule (orchidectomie) est indispensable dans tous les cas c'est la première étape du traitement dans les deux cas de cancer des testicules. Les ganglions de l'abdomen et du thorax peuvent-être aussi retirés s'ils sont cancéreux.
Cette orchidectomie n'entraîne pas d'infertilité puisque qu'un seul testicule peut produire les spermatozoïdes nécessaires à la fécondation.
Avant de subir l'ablation d'un testicule, il serait prudent de faire un prélèvement de sperme. Consulter un centre de préservation du sperme pour en connaître les avantages.
Il est possible aussi de remplacer le testicule par une prothèse. L’analyse histologique de la tumeur permettra d’en déterminer le type, ce qui conditionnera la suite éventuelle du traitement.

Le traitements pour les tumeurs séminomateuses :

Ces tumeurs sont détruites par radiothérapie contrairement aux autres tumeurs. Il en est le traitement classique. L'évolution actuelle est de traiter de plus en plus par chimiothérapie les formes avancées, comme complément à la chirurgie. A la fin de la chimiothérapie, un nouveau bilan doit-être effectué pour vérifier s'il reste des cellules cancéreuses. Si s'est le cas, une autre chirurgie doit-être pratiquée.

Le traitements pour les tumeurs non séminomateuses :

La chimiothérapie en est maintenant le traitement exclusif. L'association de vinblastine, bléomycine et cisplatinum (PVB). Le VP 16, la doxorubicine, l'actinomycine D, entre autres, sont également actives. Les tendances actuelles sont de limiter de plus en plus la durée de la chimiothérapie d'induction. Quant à la chimiothérapie d'entretien, elle n'a actuellement aucune indication démontrée.

Suivi des traitements :

Trois mois après la fin du traitement, il est indispensable de refaire un bilan.
Dans les deux premières années et pour éviter une rechute, il est recommandé de faire un examen clinique et une radio pulmonaire, des dosages des traceurs tumoraux ( LDH) et si nécessaire une échographie abdominale.
On doit aussi examiner les troubles de la libido, d'impuissance, et les problèmes d'éjaculation. clinique, un dosage des marqueurs et du LDH, un scanner abdominal et thoracique, une échographie du testicule restant

Les effets secondaires :

Ce type de cancer ne provoque pas incapacités sexuelles ou reproductives. Le testicule restant peut produire le sperme et les hormones nécessaires à la reproduction.
La chimiothérapie peut entraîner :
1- Des nausées ou vomissements
2- La perte des cheveux
3- Le risque d’infections

La société de recherche sur le cancer

www.cancer.ca

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Définition de la moelle osseuse : (Leucémies)

Leucémies

La moelle osseuse, appelée également moelle hématopoïétique, est une substance semi-liquide présente dans l'ensemble des cellules qui se trouvent à l'intérieur des os surtout plats comme le bassin et le sternum et les os du crâne.
La moelle osseuse sera à l'origine de la production de l'ensemble des éléments qui constituent le sang et produisent quotidiennement des milliards de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes.

      

      

  • Les globules rouges qui servent au transport de l'oxygène.
  • Les plaquettes qui jouent un rôle dans la coagulation du sang.
  • Les globules blancs essentiels pour combattent les infections.
    Ce sont ces cellules qui en se multipliant anormalement sont la cause des leucémies.

La cellule souche qui se trouve dans la moelle osseuse, donnant deux types de cellules :

  • - Le type lymphoïde, à l’origine de globules blancs appelés lymphocytes (lymphoblastes).
  • - Le type myéloïde à l’origine d’autres globules blancs appelés les polynucléaires (myéloblastes) et les monocytes, mais aussi des globules rouges et des plaquettes.

Définition des leucémies :

Les symptômes de la leucémie commence à se manifester à mesure que les cellules leucémiques se développent et que la moelle osseuse n'est plus capable de fabriquer les cellules sanguines normales dont l'organisme a besoin. Le manque de globules blancs, de globules rouges ou de plaquettes peut être la cause de divers symptômes. Dans un cas de la leucémie aiguë, les symptômes s'aggravent rapidement.

Facteurs augmentant le risque de développer la maladie:

  • Âge avancé
  • Radiothérapie ou chimiothérapie antérieur pour traiter une maladie ou le cancer.
  • Exposition à des doses élevées de radiation par exemple à la suite d'un accident nucléaire.
  • Exposition à des substances chimiques tel que le benzène.
  • Tabagisme.
  • Trouble génétique ( par exemple le syndrome de Down *) ou anomalie génétique. les personnes atteintes de LMC ont souvent un chromosome Philadelphie.

Les (2) types de cellules souches tel que décris ( type lymphoïde ou type myéloïde ) donnent des leucémies lymphoïdes ou myéloïdes, chroniques ou aiguës.

Les leucémies chroniques et aiguës.

1- Les leucémies chroniques :

Les leucémies chroniques se voient principalement chez les personnes plus âgées et chez les enfants. Elles évoluent sur plusieurs années après quarante cinq ans.

Elle se divisent en deux types :

La leucémie lymphocytaire chronique (LLC) :

Elle comprend 30 % des cas de leucémie. La maladie se développe lentement mais ne modifie pas la production des globules rouges et peut se transformer en une forme aiguë de leucémie ou de lymphome. Ce type de leucémie touche plutôt les personnes de 60 ans et plus. Elle est plus fréquente chez les hommes que chez les femmes.

Diagnostic :

Des symptômes comme la fatigue du surtout à l'anémie, pression sous les côtes gauches du l'augmentation du volume du foie ou de la rate, présence de ganglions enflés des aisselles ou de l'aine, fièvre, infections, perte d'appétit et de poids, sueurs nocturnes.

Une prise de sang et un comptage des cellules malignes par un examen au microscope permettra d'établir la gravité de la maladie et d'établir le stade de cette leucémie A, B ou C.

Traitement :

Pour le stade A de la maladie, diagnostiquée par l'analyse du sang et souvent sans symptôme, le patient sera mis sous surveillance. On débutera un traitement s'il y a augmentation du nombre de lymphocytes, hypertrophie des ganglions lymphatiques ou réduction du nombre de plaquettes ou de globules rouges.
Pour les autres stades B et C, l'équipe soignante débutera une chimiothérapie qui freinera l'évolution de la maladie. Dans les cas ou la chimiothérapie n'apportera pas les résultats souhaités, un anticorps monoclonal sera un autre moyen à utiliser pour combatte ces cellules cancéreuses.
- Depuis quelques années on sait produire des anticorps très purs :
Les anticorps monoclonaux ou un anticorps associé à une autre molécule, toxine ou produit radioactif, dirigés contre des antigènes portés par les cellules tumorales afin de les détruire spécifiquement.
- La chimiothérapie pourra aider à traiter des hypertrophies des ganglions lymphatiques causées par ces cellules cancéreuses.
- Si les analyses sanguines l'indiquent, on ajoutera des transfusions de sang ou de plaquettes si nécessaire.
- En présence d'anémie, d'injections d'époétine (médicament qui stimule la formation de globules rouges.
- De nouvelles méthodes de greffe de la moelle osseuse sont également en cours d'étude. Les receveurs d'une greffe de moelle osseuse doivent prendre des médicaments qui répriment le système immunitaire pour empêcher leur organisme de rejeter la nouvelle moelle. Ces médicaments augmentent cependant le risque d'infection et les recherches actuelles visent à réduire ce risque [1].
- Dans la leucémie, le sur-traitement à l'aide de certains médicaments peut être plus dangereux que le sous-traitement, car ces médicaments peuvent provoquer des effets secondaires graves sans pouvoir guérir la maladie ni prolonger la durée de vie.

La leucémie myéloïde chronique (LMC) :

- C'est une affection dans laquelle les myélocytes matures prédominent au début de la maladie. Cette affection se transforme le plus souvent en forme aiguë.
Dans 95% des cas de leucémies myéloïdes chroniques on constate une prolifération de polynucléaires marqués par une anomalie des chromosomes (chromosome philadelphie) . C'est une translocation (échange de matériel génétique) entre le chromosome 22 et le chromosome 9.

Diagnostic :

Elle se manifeste par une fatigue chronique, une pesanteur dans l'abdomen, ou une fièvre. Une prise de sang et un la présence des cellules malignes par un examen au microscope permettra de diagnostiquer la présence d'une leucémie myéloïde chronique.

Traitement :

Cette forme de leucémie est plus grave et on doit débuter le traitement beaucoup plus rapidement. Un traitement de chimiothérapie ciblé qui empêche la croissance des cellules cancéreuses sera débuté le plus tôt possible.
Des greffes osseuses seront le choix pour les jeunes patients. Il faut traiter rapidement et employer des thérapies beaucoup plus fortes.
L'Imatinib ( Glivec ) de la classe des cytotoxique antinéoplasique est surtout utilisé dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique. Il empêche le développement et induit sélectivement la mort des cellules cancéreuses.

2- Les leucémies aiguës :

Ces leucémies aiguës évoluent d'une façon beaucoup plus rapide que les leucémies chroniques. Des globules blancs immatures (stade peu avancé) s'installent graduellement dans la moelle osseuse d'un organisme sain. Ces cellules cancéreuses évoluent rapidement vers un stade plus avancé. On appellera lymphoblastes celle qui devaient se transformer en lymphocytes et myéloblastes pour les cellules polynucléaires. Les leucémies aiguës touchent plus particulièrement les enfants et les adolescents.

D'où la division des leucémies aiguës en deux catégories:

Les leucémies lymphoblastiques aiguës (LAL):

C'est le type le plus courant de leucémie chez le jeune enfant (8 fois sur 10), mais elles affectent aussi des adultes le plus souvent de plus de 65 ans. Elle favorise une accumulation de lymphocytes immatures. Leur présence en grand nombre perturbe la production des globules rouges.

classification des leucémies lymphatiques aiguës : (1)
  • LAL 1
  • LAL 2
  • LAL 3 ou leucémie de Burkitt

  • Le type L3 correspond toujours à des proliférations B. Les types L1 et L2 peuvent correspondent à des proliférations pré-B, avec des degrés variables de différenciation, ou à des proliférations T.
Diagnostic :

Fatigue, fièvre, amaigrissement, des angines, des bronchites à répétition., des saignements de nez, de gencives ou autres. Les douleurs dans les os, la présence de gros ganglions sont aussi des symptômes importants.
Prise de sang et analyse sanguine : Présence importante de lymphoblastes dans le sang. Cette analyse peut aussi révéler une chute des globules rouges et des plaquette.
Si ces résultats sont positifs, on doit compléter par le myélogramme (examen cytologique de la moelle osseuse)**.
On doit aussi vérifier les extensions ( métastases) par un radiographie des poumons et un scanne des méninges du cerveau.

Traitement :

Le traitement consiste en une chimiothérapie adaptée composée de plusieurs médicaments, et de plusieurs phases sur 18 mois.>

  • Phase 1 – Induction-rémission : Ce sont des traitements de chimiothérapie administrés jusqu'à un résultat normal des examens de la moelle et du sang. (3 ou 4 semaines)
  • Phase 2 – Consolidation : Cette phase continue des traitements de chimiothérapies moins intenses. Environ le même nombre de semaines.
  • Phase 3 – Maintenance : Un traitement est maintenu avec chimiothérapie et quelques radiothérapies pendant plusieurs mois.

Le taux de guérison dépasse 80 %. Les leucémies aiguës lymphoblastiques de l’adulte (20% des cas) ont un moins bon pronostic que les leucémies aiguës lymphoblastiques de l’enfant.

Un suivi doit-être fait pendant au moins (5) ans comprenant des examens cliniques et des prises de sang. En cas de rechute il faudra envisager la réalisation d'une greffe de la moelle osseuse.

Les leucémies myéloblastiques aiguës : (LAM) :

Se retrouvent plus fréquemment chez l'adulte que chez l'enfant et entraîne une croissance et une accumulation anarchique des cellules appelées myéloblastes. Ce trouble réduit la fonction des globules rouges, des plaquettes et des globules blancs normaux. Il en existe différent sous-types selon l'aspect des myéloblastes ou la présence d'anomalies génétiques.

Classification des leucémies aiguës myéloblastiques : [1]
  • LAM 0 : indifférenciée
  • LAM 1 : myéloblastique sans différenciation
  • LAM 2 : myéloblastique avec différenciation
  • LAM 3 : promyélocytaire
  • LAM 4 : myélomonocytaire
  • LAM 4Eo : myélomonocytaire avec éosinophilie
  • LAM 5 : monoblastique (sans différenciation : M5a, avec différenciation : M5b)
  • LAM 6 : érythroblastique ou érythroleucémie
  • LAM 7 : mégacaryoblastique
Diagnostic:

Le diagnostic repose sur une étude des cellules tumorales de la moelle osseuse à l'aide d'un myélogramme * (examen cytologique de la moelle osseuse).

Traitements:

Dépendent du type de cellule en cause. Ils visent à obtenir une rémission complète en utilisant plusieurs médicaments cytoréducteurs associés ou non à une immunothérapie. La prévention des rechutes est un enjeu majeur et nécessite un traitement d'entretien. La diffusion du processus leucémique au système nerveux central dans les leucémies aiguës de l'enfant, par exemple, nécessite une chimiothérapie lourde et une radiothérapie. La greffe de moelle ou de cellules souches est éventuellement proposée.

Nouveaux médicaments pour la lutte contre les leucémies:

Le dasatinib (Sprycel)

Le dasatinib, appartient à la classe des médicaments appelés inhibiteurs de la protéine-tyrosine kinase. On l'utilise pour soigner les adultes atteints de leucémie myéloïde chronique (LMC) qui n'ont pas répondu à d'autres traitements ou qui ne les ont pas tolérés. Il a été approuvé pour la LMC sous certaines conditions, en attendant les résultats d'études confirmant ses bienfaits pour la santé. Ce type d'approbation est attribué aux produits qui ont fait preuve d'avantages prometteurs dans certaines études et qui sont utilisés pour traiter des maladies graves susceptibles de menacer la vie ou d'être très débilitantes.
Santé Canada a permis l'accès à ce médicament pour traiter la LMC à la condition que des études supplémentaires soient effectuées pour vérifier son efficacité et son innocuité.
On utilise également le dasatinib pour soigner les adultes qui n'ont pas toléré ni répondu à des traitements contre la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) avec chromosome de Philadelphie (Ph+).
On doit commencer le traitement par le dasatinib sous la supervision d'un médecin qualifié pour traiter les affections pour lesquelles ce médicament a été conçu.

La trétinoïne : (Vesanoid)

La trétinoïne fait partie d'un groupe de médicaments appelé les rétinoïdes. La trétinoïne tue certains types de cellules cancéreuses en interférant avec leur croissance et leur multiplication. La trétinoïne sert au traitement d'un type de leucémie (cancer des globules blancs) connu sous le nom de leucémie aiguë promyélocytaire (PAL). Le médecin peut aussi prescrire ce médicament pour traiter d'autres types de cancers qui ne sont pas mentionnés ici.
En cas de doute à propos des raisons pour lesquelles ce médicament est utilisé, il faut communiquer avec le médecin.

L'amsacrine : ( Amsa P-D) :

L'amsacrine appartient au groupe de médicaments qui combattent le cancer et que l'on appelle des antinéoplasiques.
L'amsacrine s'utilise pour soigner la leucémie (cancer des globules blancs) aiguë des adultes qui ont déjà suivi d'autres traitements médicamenteux contre le cancer. L'amsacrine tue les cellules cancéreuses en entravant leur croissance et leur reproduction.
L'amsacrine est toujours donnée sous la surveillance d'un médecin. Ce médicament doit être manipulé avec les plus grandes précautions. Il est toujours donné dans un hôpital ou dans un milieu semblable où il est possible d'avoir accès à un équipement stérile pour préparer la solution. Votre médecin peut vous demander de boire une plus grande quantité de liquide en vue de prévenir des atteintes rénales.

Méthodes de diagnostic et de traitements généralement utilisé pour la leucémie[3].

Biopsie :

La biopsie st requise pour établir un diagnostic de la leucémique. On prélève des cellules de la moelle osseuse habituellement à l'arrière de l'os iliaque (hanche), et on les examine au microscope.
1- Si des cellules leucémiques sont présentes il faudra déterminer leur rapidité à se multiplier.
Par une ponction de la moelle osseuse en ulilisant une fine aiguille pour prélever des échantillons de la moelle.
2- Par une biopsie de la moelle osseuse, on utilisera une aiguille plus grosse afin de retirer l'échantillon de moelle ainsi qu'un fragment d'os.
Dans le deux cas on utilise un anesthésique locale.
Si les ganglions lymphatiques sont enflés, on pourra pratiquer une biopsie des ganglions lymphatiques.
Ils sont regroupés en grappe dans l'organisme et font partie du système lymphatique ou immunitaire.
Lors de cette biopsie, on peut retirer une partie ou la totalité d'un ganglion s'il est possible d'attendre facilement le ganglion enflé à l'aide d'une grosse aiguille, l'intervention se fera sous anesthésie locale.
Si le ganglion est situé plus loin dans le thorax ou l'abdomen, il faudra peut-être vous endormir pour effectuer cette biopsie.

Ponction lombaire : ( rachicenthèse)

Pour vérifier si la leucémie à gagné le système nerveux. On insère une aiguille entre deux vertèbres de la colonne et on retire un peu de liquide céphalorachidien aux fin d'analyse. Elle est pratiquée sous anesthésie locale et dure environ 30 minutes.

Cytogénétique :

Des analyses de chromosomes sont pratiquées sur l'échantillon de la moelle osseuse pour vérifier une éventuelle modification des chromosomes.

Classification ou sous-types :

Il faut déterminer le sous-type de la maladie. On procédera à l'examen au microscope des caractéristiques des cellules leucémiques.
La LAL se divise en sous-types d'après le type de lymphocytes devenu cancéreux ( lymphocyte B ou lymphocyte T ) et d'après le degré de maturité de la cellule.
Il est important de connaître le sous-type de la maladie car c'est ce qui orientera le choix du traitement.

Traitement pour la leucémie :

La chimiothérapie :

Sous forme de comprimés ou d'injection. Les médicaments chimiothérapeutiques empêche le développement de la propagation des cellules cancéreuses, mais endommage aussi les cellules qui sont en santé. Les cellules saines pourront se rétablir avec le temps, mais dans l'intervalle, le traitement provoquera peut-être chez vous certains effets secondaires tels que: nausées, fatigue, vomissements, perte de cheveux et risque accru d'infection.
Si la leucémie s'est propagée aux système nerveux, il est possible d'injecter les médicaments chimiothérapeutiques directement dans le liquide céphalorachidien (chimiothérapie intrathécale). Cette intervention est pratiquée sou anesthésie locale.

Greffe de la moelle osseuse :

Dans les cas graves de leucémie et dans les cas de rechute, un greffe de moelle osseuse peut-être effectuée. Cette greffe est pratiquée surtout chez les jeunes enfants atteints de la leucémie aiguë lymphoblastique. Il faut trouver un donneur compatible le plus souvent choisi au sein de la famille (frère, soeur) ou à l'extérieur ( sites de donneurs ) afin d'éviter les rejets.
Des traitements immunosuppresseurs sont aussi donnés au patient pour éviter un rejet.


* Le syndrome de Down est une malformation génétique se traduisant par des irrégularités en matière de développement physique et cognitif. Cette malformation résulte d'une aberration chromosomique et touche un nouveau-né sur sept à huit cent naissances.
** Myélogramme : Le myélogramme est l'examen cytologique de la moelle osseuse et des cellules contenues dans la moelle osseuse ainsi que des cellules qui fabriquent les cellules à l’origine des éléments figurés du sang (globules rouges, globules blancs, plaquettes). Il est obtenu par ponction et aspiration de la moelle osseuse.

[1] wikipedia.org/wiki/Leucemie

[2] Société canadienne du cancer : Leucémie : Comprendre le diagnostic . ( 1-888-939-3333)

[3] www.vulgaris-medical.com/encyclopedie

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

Anatomie du système lymphatique :

Le système lymphatique

Le système lymphatique assure la défense de l'organisme contre les agents pathogènes, les particules étrangères, les cellules tumorales.
Il est constitué des organes lymphatiques et des vaisseaux lymphatiques.
Les organes lymphatiques
Ce sont celles qui servent à la différenciation et à la multiplication des lymphocytes. Les plus importantes sont : Le thymus, moelle osseuse, amygdales, rate , les ganglions lymphatiques.
A l’intérieur de ces vaisseaux lymphatiques circule un liquide : la lymphe un liquide translucide contenant surtout de l'eau, ainsi que des protéines et des graisses.
La lymphe circule à la manière du sang dans une veine, et le mouvement de ce liquide translucide est dû à la contraction musculaire et aussi à la respiration des poumons. Un manque de mouvement peut entraîner une forme de cellulite et des œdèmes.
Notre corps contient environ trois (3) litres de liquide lymphatique. Contrairement aux artères qui elles, emmènent le sang du cœur vers la périphérie, le rôle de la circulation lymphatique est de drainer la lymphe vers le courant sanguin veineux qui est lui-même un système circulatoire de retour du sang de la périphérie vers le cœur par la veine cave supérieure ou se mélange les deux liquides corporels (lymphe et sang)
Les vaisseaux lymphatiques
Ils comportent, sur leur trajet, des ganglions lymphatiques contenant une variété de globules blancs appelés lymphocytes, produits par ces ganglions.

Le lymphome :

Un lymphome est une tumeur qui se développe à partir d'organes lymphoïdes, mais ayant la particularité de pouvoir également apparaître dans d'autres organes. Il existe de nombreuses sortes de lymphomes, mais la majeure partie d'entre eux se développe dans les ganglions lymphatiques.
Avec les tumeurs du système nerveux central, le lymphome est le deuxième type de cancer le plus répandu chez les jeunes au Canada. Il représente environ 17 pour cent des tumeurs malignes chez les jeunes (de la naissance à 19 ans) et c'est la forme de cancer la plus répandue chez les adolescents de 15 à 19 ans. Chaque année, au Canada, on diagnostique un lymphome chez environ 200 enfants et adolescents. [4]

On distingue deux catégories de lymphomes :

La maladie de Hodgkin * et les lymphomes non hodgkiniens (LMNH).

Ces deux sortes de tumeurs malignes sont différentes et ils évoluent de manière différente:

La maladie de Hodgkin * :

La maladie de Hodgkin se caractérise la présence de grosses cellules atypiques (les cellules de Sternberg-Reed). Cette maladie se retrouve à n'importe qu'elle âge, mais le plus souvent chez l'adolescent et l'adulte jeune, surtout du sexe masculin entre 20 et 30 ans et un second groupe de plus de 70 ans.
Il est possible que le virus Epstein-Barr (VEB), responsable de la mononucléose, soit associé à une augmentation du risque de contracter la maladie de Hodgkin.
De nombreuses sources indiquent que le diagnostic et le traitement de la maladie de Hodgkin se sont remarquablement améliorés au cours des dernières années. Le taux de survie chez les patients atteints de la maladie de Hodgkin est maintenant élevé. [3]

Diagnostic de la maladie de Hodgkin :

Les cellules de Sternberg-Reed qui caractérisent cette maladie sont nécessaires pour établir le diagnostic. On peut aussi trouver des ganglions gonflés situés au-dessus des clavicules, sous les aisselles, dans le cou. ce gonflement est indolore. L'amaigrissement, la fatigue et les sueurs nocturnes sont souvent des symptômes de la maladie.
Si les ganglions atteints sont plus profonds mais pas visibles, ils peuvent provoquer des douleurs parfois intenses. On constate aussi de la fièvre, des sueurs nocturnes et souvent une perte de poids.
Le diagnostic posé avec certitude, l'hématologue doit déterminer le stade de la maladie et les aires corporelles touchées. Une radio et un scanner des zones thoracique et pelvienne sont réalisés, complétés par une analyse de sang poussée et une biopsie ostéomédullaire. Selon les résultats, le patient sera classé dans l'un des quatre stades [1].

Après qu'une maladie d'Hodgkin a été diagnostiquée, un bilan complet est nécessaire. on va déterminer le stade d'avancement de la maladie : le patient va subir une série de tests et de procédures qui vont aider à déterminer quelles parties du corps sont touchées. Une classification internationale qui tient compte du nombre de ganglions atteints et l'extension aux autres organes tel que la moelle, les poumons etc.

Ces procédures comportent un examen physique, l'histologie, les prises de sang. Un examen par TC**, ou par imagerie à résonance magnétique (IRM) de la poitrine, de l'abdomen et du bassin, une tomodensitomètrie d'émission par positons (TEP scan) et une ponction de moelle osseuse.

Classification du lymphome hodgkinien (maladie de Hodgkin):

La gravité de la maladie doit-être classée suivant le nombres de ganglions atteints et l'extension au autres organes tel que le poumons, le thorax, la moelle, etc.
Lymphome hodgkinien (maladie de Hodgkin) [3]
* I. Lymphomes hodgkiniens ganglionnaire à prédominance lymphocytaire
* II. Lymphomes hodgkiniens classiques
* A. Lymphome hodgkinien de type sclérose ganglionnaire
* B. Lymphome hodgkinien classique riche en lymphocytes
* C. Lymphocyte hodgkinien de cellularité mixte
* D. Lymphome hodgkinien avec déplétion lymphocytaire

Traitements de la maladie de Hodgkin :

Le traitement a pour but de guérir la maladie en utilisant la radiothérapie, la chimiothérapie ou une combinaison des deux. Les taux de succès de guérison de la maladie de Hodgkin sont élevés, surtout chez les patients jeunes dont la maladie n'est pas trop avancée.
Plusieurs aspects du traitement de la maladie de Hodgkin sont les mêmes chez les adultes et les enfants. La principale différence provient de la préoccupation de maintenir la croissance et le développement normaux chez l'enfant. Par exemple, la radiothérapie joue un rôle moins évident pour le traitement des enfants que celui des adultes parce qu'elle nuit à la croissance des tissus normaux dans le champ irradié. Le traitement comporte habituellement une combinaison de chimiothérapie et de radiothérapie à plus faible dose [4].

Le lymphome non hodgkinien (LNH):

Le lymphome non hodgkinien peut se développer dans pratiquement n’importe quelle partie du corps, lorsqu’un lymphocyte B ou T devient anormal. Il apparaît généralement dans un groupe de ganglions lymphatiques d’une région donnée, le plus souvent ceux du cou. Avec le temps, il peut se propager, par le système lymphatique ou le système sanguin, à n’importe quel tissu ou organe – ou presque. Le lymphome non hodgkinien (LNH) n'est pas une maladie isolée; il s'agit plutôt d'un groupe de nombreux cancers très apparentés qui touchent le système lymphatique. Bien que les différentes formes de LNH aient quelques points en commun, elles se distinguent par l'aspect des cellules sous le microscope, la croissance des cellules et les effets de la tumeur sur l'organisme.
Le LNH se divise essentiellement en deux groupes principaux :
les lymphomes B (qui se forment à partir de lymphocytes B anormaux) et les lymphomes T (qui se forment à partir de lymphocytes T anormaux). Il existe quelques 29 formes de lymphomes non hodgkinien qui se différencient par le type de cellules cancéreuses.

Diagnostic du lymphome non hodgkinien (LNH) :

On effectue le diagnostic médical du LNH en prélevant un échantillon tissulaire (biopsie). Il est possible d'avoir recours à la biopsie à l'aiguille, mais une biopsie chirurgicale (on excise le ganglion en entier) est préférable car on obtient ainsi suffisamment de tissu pour poser un diagnostic ferme. Le pathologiste (spécialiste en biologie cellulaire) recherche des cellules cancéreuses qui confirmeront le diagnostic du LNH.
L'équipe médicale peut effectuer d'autres examens, notamment :

  • Un examen physique complet (y compris des ganglions lymphatiques);
  • L'analyse des antécédents médicaux, ainsi que des symptômes;
  • Un bilan sanguin comprenant une numération globulaire (nombre de globules blancs et rouges), une analyse de la composition chimique du sang et la recherche d'une anomalie de la vitesse de sédimentation globulaire (VS);
  • Une radiographie du thorax;
  • Une tomodensitométrie ou une imagerie par résonance magnétique (IRM) du thorax, du pelvis et de l'abdomen en vue de déterminer la propagation éventuelle de la maladie;
  • Une scintigraphie au gallium pour vérifier la présence de substance radioactive absorbée dans le système lymphatique pouvant indiquer la maladie;
  • Une ponction et une biopsie de la moelle osseuse, afin de déterminer si la moelle osseuse a été atteinte par le lymphome (après anesthésie locale de la hanche, une aiguille est insérée dans l'os; on prélève de la moelle osseuse liquide et un fragment d'os, qui sont ensuite examinés au microscope).

Certains centres médicaux peuvent effectuer des tests complémentaires, dont une chirurgie exploratoire permettant de déterminer l'étendue de la maladie, ou une lymphographie, procédure au cours de laquelle un liquide radio-opaque est injecté par le pied dans le système lymphatique; le liquide circule dans le système lymphatique et reste visible jusqu'à six mois sur les radiographies.

Classification du lymphome non hodgkinien (LNH) :

Le système de classification actuel est le système REAL/OMS. Il s'agit de la version de l'Organisation mondiale de la Santé de la Classification américano-européenne révisée des lymphomes. Voici le système de classification actuel en détails.

Pour en savoir + ...

On ne connaît toujours pas les causes du lymphome non hodgkinien. L’incidence des LNH ne cessent d'augmenter chaque année. Nous croyons actuellement qu'il existe probablement un facteur génétique relié au LNH et que le cancer ne peut faire son apparition sans la présence d’un élément déclencheur, comme par exemple des facteurs environnementaux. Le LNH n'est pas contagieux, et le patient ne pose absolument aucun risque pour son entourage.

Traitements du lymphome non hodgkinien (LNH) :

Le traitement repose sur une chimiothérapie adaptée au type cellulaire du lymphome.
Quatre types sont considérés :
1-Les lymphomes de Burkitt
2-Les lymphomes lymphoblastiques
3-Les lymphomes anaplasiques à grandes cellules
4-Les lymphomes B diffus à grandes cellules.
Le pronostic des lymphomes malins non-Hodgkiniens est bon avec une survie globale à 5 ans supérieure à 70%. Ces tumeurs sont très chimio-sensibles et chimio-curables, ainsi la chimiothérapie est la thérapeutique majeure alors que la chirurgie n’a pas sa place et la radiothérapie ne répond qu’à des indications exceptionnelles. [5]

* La maladie de Hodgkin est une forme de lymphome, nommée selon le médecin du 19e siècle ayant décrit la maladie pour la première fois.

** Un scan de tomographie computérisée (TC) peut détecter toute tuméfaction de tissu lymphatique dans le corps et déterminer s'il existe une augmentation du volume du foie ou de la rate. La TC utilise des rayons X dirigés de différents angles tout autour de vous pour créer une image en trois dimensions des organes situés à l'intérieur de votre corps. L'examen peut comprendre l'injection d'un produit de contraste dans votre circulation sanguine. Ceci permettra de mieux visionner certains organes par les rayons X. Cet examen est indolore et dure environ un quart d'heure [2].

[1] wiki/Maladie_de_Hodgkin
[2] www.infonet-lymphome
[3] www.lymphoma.ca/fr/adults
[4] www.phac-aspc.gc.ca/fr/adults
[5] www.igr.fr

Demandez toujours conseil à votre médecin, votre pharmacien ou à un autre fournisseur de soins de santé compétent, à propos de toutes les questions concernant ces maladies, ces médicaments ou un problême médical.

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