
L'arthroscopie

L'arthroscopie est une technique de chirurgie découverte au Japon et connue en Europe grâce au docteur Henri Dorfmann. Elle donne la possibilité de procéder à des prélèvements, de pratiquer des petits actes chirurgicaux ou de seulement voir les articulations. Elle se pratique en salle d'opération sous anesthésie générale, locorégional ou sous péridurale. L'arthroscope est un tube de quelques millimètres de diamètre, équipé d'un système optique ainsi que d'un système d'éclairage, avec une caméra vidéo, reliée à son tour à un écran de télévision couleur.
Pour en savoir + :
WEB-LIBRE.ORG

L'arthrite
L'arthrite est une inflammation aigüe ou chronique des articulations dont l'origine est rhumatismale ou infectieuse. L’arthrite se manifeste par un gonflement de l’articulation, une douleur et une difficulté à effectuer certains mouvements. Les articulations les plus fréquemment touchées par l'arthrite sont celles du poignet, des pieds et parfois les vertèbres.
Elle serait le plus souvent provoquée par le frottement anormal d'un tendon sur un os ou sur une articulation. C'est une
maladie généralement bénigne, mais qui peut être très invalidante.
L’arthrite atteint le plus souvent les personnes âgées entre 40 et 60 ans.
L'arthrite est souvent présente chez les personnes souffrant de psoriasis, de problèmes cutanés, de
lupus et autres maladies auto-immunes.
La douleur arthritique n’est pas la seule cause d’une mauvaise nuit de sommeil. On a pu constater des améliorations dans la qualité du sommeil chez des personnes convaincues que la douleur arthritique empêchait de bien dormir alors qu’en fait, le coupable était un trouble du sommeil que l’on a pu traiter aisément.

Arthrose
L'arthrose correspond à une usure mécanique de l'articulation.
Les articulations touchées par l'arthrose sont souvent celles de la hanche, du genou, de la colonne vertébrale.
L’arthrose amène l’usure du cartilage des articulations et une modification du liquide synovial.
La douleur pour une personne souffrant d'arthrose à tendance à s'amplifier durant la journée et lorsque
la fatigue s'accumule. Pour cette personne, la position debout est difficile à maintenir.
Les personnes souffrant d’arthrose font état d’un niveau de fatigue similaire à celui des personnes atteintes de cancer.
- Certaines personnes affectées par l’arthrose souffrent de longs épisodes de somnolence diurne, sans même réaliser l’ampleur du problème.
- La douleur liée à l’arthrose peut empêcher un sommeil réparateur pendant la nuit. Et une mauvaise nuit de sommeil rend encore plus difficile de supporter la douleur liée à l’arthrose le lendemain. ¹
Conseils pour soulager la douleur dans les cas d'arthrite et d'arthrose :
Si la douleur est bien localisée, l'application en alternance de chaud et de froid durant une période de 10 à 15 minutes aidera à soulager la douleur et diminuer l'inflammation. Utilisez une bouillotte ou des bains chauds.
L’acétaminophène (comme Tylenol®) prescrit à dose fixe (jusqu’à 1,0 g trois
fois par jour) ou « au besoin » constitue l’élément de base du traitement médicamenteux de
l’arthrose.
Bien que les antiinflammatoires non stéroïdiens ou « AINS » soient plus efficaces que
l’acétaminophène contre la douleur et l’inflammation, ils comportent toutefois plus
d’effets secondaires.
Lorsque l’acétaminophène seul ne suffit pas, un AINS peut soit y être combiné, soit le remplacer.
Si les médicaments soulagent la douleur, les traitements non médicamenteux, comme l’exercice et la perte de
poids, deviennent plus faciles à respecter et peuvent même réduire le besoin à long terme de
médicaments. Toutefois, on s’accorde sur le risque légèrement moins élevé du
naproxène qui devient alors le AINS de premier choix.
Pour la forme légère d’arthrose, les, AINS peuvent être utilisés au besoin ou en
prévention de la douleur avant ces activités génératrices de douleur comme les courses, le
jardinage ou le golf. ¹
Autres options de traitement :
Corticostéroïdes par voie intraarticulaire. Ils apportent un soulagement rapide, particulièrement en
présence de signes et symptômes inflammatoires.
Hyaluronate (Synvisc® ) par voie intraarticulaire. Il apporte également un soulagement, mais exige de multiples
injections et aspirations localisées à l’articulation. Le recours à cette option est
probablement le plus utile dans l’arthrose limitée aux genoux où en cas d’amélioration, on peut
cesser l’usage d’autres médicaments. ¹
Références :
http://net.arthritisresearch.ca/oapublic/news/documents/OAANDY3_Fr_000.pdf ¹
http://www.guidesante.gouv.qc.ca/fr/fiche/8012-01.shtml
http://www.traitement-arthrose.eu/arthrite.html
http://www.prochedemalade.com/aide/index.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arthrite
L'arthrite chronique juvénile
L'arthrite chronique juvénile, aussi appelée arthrite rhumatoïde juvénile, diffère
cependant beaucoup de la polyarthrite rhumatoïde de l'adulte. De nombreux auteurs ont en effet laissé tomber
le mot rhumatoïde et désignent maintenant l'arthrite chronique juvénile simplement par arthrite juvénile
(AJ).
L'arthrite juvénile se définit comme une inflammation continue d'une ou de plusieurs articulations, pendant au moins six semaines, et qui ne peut être expliquée par aucune autre cause..
Savoir reconnaitre les symptômes courants de l'arthrite juvénile
L'arthrite juvénile (AJ) est une des maladies chroniques les plus répandues chez les enfants et adolescents
canadiens de moins de 16 ans. Elle diminue considérablement la qualité de vie et, en l'absence de traitement, peut entrainer des lésions articulaires irréversibles ainsi qu'une déficience physique. L'AJ peut hélas! être difficile à identifier, échappant même parfois à l'analyse des médecins les plus chevronnés.
Pour faciliter sa détection, la Société de l'arthrite a dressé une liste de signes avant-coureurs:
- articulations raides et douloureuses (p.ex., genoux, coudes, doigts);
- articulations chaudes;
- raideur le matin au lever ou après la sieste;
- claudication ou difficulté à utiliser un bras ou une jambe.
Plusieurs sources d'information vous sont offertes pour vous aider à apprendre à mieux maitriser votre maladie,
donc notamment : Le Programme d'initiative personnelle de l'arthritique (PIPA) est un programme d'initiative personnelle
unique offert par la Société d'arthrite pour vous aider à mieux maitriser votre arthrite.
Les Tribunes libres de ce site Web sont une occasion de participer à la discussion et de partager de l'information
avec d'autres visiteurs, des personnes qui, grâce à leur propre expérience, sont peut-être en mesure de
proposer des suggestions utiles.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur les sites :
www.arthrite.ca.
www.leditionnouvelles.com

La polyarthrite rhumatoïde est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires de l'adulte.
La maladie débute généralement par une polyarthrite, c'est-à-dire l'inflammation de quatre articulations ou plus, caractérisée par des douleurs d'horaire inflammatoire (réveils nocturnes, dérouillage matinal de durée supérieure à 30 minutes), une raideur articulaire et un gonflement appelé synovite.
Il existe peu de signes spécifiques pour différencier la polyarthrite rhumatoïde des autres causes de polyarthrite (cf. diagnostics différentiels). Cependant, certaines caractéristiques cliniques sont évocatrices : L'évolution progressive et insidieuse : subaigüe, c'est-à-dire évoluant depuis plus de 2 semaines, ou surtout chronique évoluant depuis plus de 3 mois:
- Le siège des synovites aux petites articulations : poignets et chevilles et surtout mains et pieds au niveau des interphalangiennes proximales (ou IPP, entre 1re et 2e phalanges) et articulations métacarpophalangiennes (ou MCP, entre le métacarpien et la 1re phalange). Toutes les articulations peuvent cependant être atteintes en cours d'évolution : genoux, coudes, épaules, hanches, articulations temporomandibulaires, etc.
- En revanche, les interphalangiennes distales (entre les 2e et 3e phalanges) et les sacro-iliaques sont toujours respectées.
- Le rachis est également épargné, à l'exception du rachis cervical
- La topographie en général bilatérale et symétrique
- L'intensité des signes inflammatoires locaux : tuméfaction chaude et douloureuse donnant l'aspect classique de « doigts en fuseaux »
- La coexistence de ténosynovites (inflammation des tendons musculaires)
- L'association possible à des nodosités cutanées appelées nodules rhumatoïdes. Localisés sur la face d'extension des coudes des doigts ou sur le tendon d'Achille, ils sont très spécifiques de la polyarthrite rhumatoïde, mais inconstants et tardifs.
Traitement :
Il permet le soulagement des symptômes. Il peut comporter le repos simple lors des poussées, les traitements antalgiques classiques, les antiinflammatoires non stéroïdiens, les corticostéroïdes à faible dose, inférieure à 10 mg/jour pour en limiter les effets secondaires. Dans les poussées très inflammatoires polysynoviales, un ou plusieurs bolus peuvent être réalisés pour soulager rapidement le patient en attendant l'efficacité d'un nouveau traitement de fond.
Le méthotrexate est utilisé en première intention à la dose de 10 à 20 mg/ semaine, par voie orale, sous-cutanée ou intramusculaire.
D'autres molécules sont également employées :
- Léflunomide (Arava)
- Sulfasalazine, (Salazopyrine)
- L'infliximab (Remicade) en perfusions
- Etanercept (Enbrel) en sous-cutanée
- Adalimumab (Humira) aussi en sous-cutanée
Leur efficacité clinique et radiologique est souvent spectaculaire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/polyarthrite_rhumatoide
Des chercheurs canadiens en quête d'une percée dans le traitement de l'arthrite juvénile
Revue de presse
(EN) L'arthrite juvénile (AJ) est une des maladies chroniques infantiles les plus répandues au Canada, touchant un enfant de moins de seize ans sur 1000. La vie est différente pour les enfants atteints d'arthrite. Ils affrontent au quotidien toutes sortes d'épreuves que les autres enfants ne connaissent pas, comme les éternelles visites chez le médecin ou le physiothérapeute et la prise de médicaments contre la douleur.
Les traitements contre cette maladie invalidante ont beaucoup évolué, mais aucun remède définitif n'a encore été découvert. C'est pourquoi la Société de l'arthrite, avec le généreux appui de ses donateurs et en partenariat avec d'autres organismes, investit actuellement dans un important projet de recherche qui vise à élucider les causes de l'AJ. «Lorsque nous comprendrons mieux les facteurs qui déclenchent les symptômes de l'AJ, nous serons plus aptes à améliorer les soins offerts aux enfants atteints», affirme le Dr Alan Rosenberg, directeur de la recherche pédiatrique à l'Université de la Saskatchewan. « Il est fort probable que les origines de l'arthrite remontent aux premiers stades de la vie. Nous voulons savoir ce qui conduit à l'arthrite avant que n'apparaissent les symptômes de la maladie. »
Le Dr Rosenberg dirige une équipe multidisciplinaire de chercheurs de l'ensemble du Canada dont les travaux visent à déterminer si certains aspects du mode de vie et certains facteurs héréditaires ou environnementaux peuvent aider à prédire l'évolution de l'AJ, par exemple du point de vue de la gravité des lésions articulaires et de la diminution de la qualité de vie. Si c'est le cas, on pourra agir sur la maladie en modifiant les habitudes quotidiennes de l'enfant atteint.
« J'espère trouver une façon de permettre aux enfants arthritiques et à leurs parents de jouer un rôle plus actif dans la prise en charge de l'AJ, poursuit le Dr Rosenberg. Selon moi, dans cette maladie, il faut mettre l'accent sur des facteurs comme une saine alimentation et l'activité physique. La seule prise de médicaments ne constitue pas l'intervention thérapeutique la plus efficace. »
Pour en savoir plus sur les initiatives de recherche de la Société de l'arthrite, rendez-vous sur le site :
www.leditionnouvelles.com
Polyarthrite rhumatoïde (PR)
Revue de presse
(EN)—Véronique avait seulement 23 ans quand les premiers symptômes de polyarthrite rhumatoïde (PR) sont apparus en 2003. Elle menait une vie normale et était vendeuse au rayon bijouterie d'un grand magasin. Comme elle était debout toute la journée, quand elle a commencé à avoir mal aux pieds, elle a simplement pensé que la douleur était due à son travail. Elle était loin de se douter qu'à son âge, elle présentait déjà les premiers signes de la PR.
On pense souvent que la polyarthrite rhumatoïde est une maladie qui touche les personnes âgées, alors qu'elle frappe généralement entre 25 et 50 ans. Même les très jeunes enfants peuvent en être atteints. La PR s'installe quand le système immunitaire attaque les articulations saines, ce qui entraîne l'inflammation de la membrane qui recouvre l'intérieur des articulations. Elle peut également toucher d'autres parties du corps, dont les yeux, les poumons et le cœur. L'inflammation peut être douloureuse et entraîner des lésions irréversibles si la maladie n'est pas traitée et maîtrisée.
Véronique sait à quel point la PR peut être douloureuse et que se lever le matin est un véritable exploit quand on a cette maladie. Au cours des vacances familiales d'été voilà quelques années, son père remarqua qu'elle boitait et qu'elle avait de la difficulté à sortir du lit. Au début, il pensa qu'elle exagérait sa démarche, car il ne pouvait pas croire qu'une aussi jeune femme marche de cette manière. La douleur s'aggrava et elle se mit à boiter encore plus. Véronique se sentait toujours raide et commençait à avoir le dos courbé. Inquiète, sa famille lui suggéra de consulter son médecin de famille.
« Mon médecin a fait faire quelques analyses de sang, puis il m'a adressé à un rhumatologue qui a diagnostiqué une polyarthrite rhumatoïde », déclare Véronique. « J'étais soulagée de savoir enfin ce que j'avais, mais les premiers médicaments que j'ai pris n'étaient pas efficaces ou ils avaient des effets secondaires terribles. Ce n'est qu'en 2004, lorsqu'on m'a finalement prescrit le médicament infliximab, que j'ai commencé à me sentir comme avant. Après quelques doses, j'ai remarqué que j'éprouvais moins de douleurs et que mes articulations étaient beaucoup moins enflées. »
Véronique a pu retourner au travail après un congé de maladie de 10 mois. Elle peut à nouveau rester debout longtemps sans souffrir. « J'ai beaucoup de chance d'avoir trouvé un médicament qui me fait du bien et qui, selon mon médecin, peut empêcher mes articulations de se détériorer davantage. Je n'ai que 30 ans et je veux me donner toutes les chances de vivre normalement, d'être active et de ne pas souffrir. Je crois que tout le monde le mérite. »
Pour obtenir de plus amples renseignements sur la polyarthrite rhumatoïde, veuillez consulter votre médecin de
famille ou visiter:
le www.ihaveoptions.ca (« Mes choix »).
www.leditionnouvelles.com

La goutte :
La monoarthrite aigüe du gros orteil (arthrite goutteuse) est associée à une augmentation du taux d'acide urique circulant dans l'organisme qui mène à une cristallisation d'acide urique (cristaux d'acide urique) . La plupart du temps, le taux élevé de cette substance dans le sang ((hyperuricémie) ) est dû, soit à une insuffisance rénale, soit à un défaut d'élimination rénale d'origine génétique. Elle s'attaque surtout au gros orteil, mais d'autres articulations ou même les reins, la peau (tophus*) et d'autres tissus mous peuvent aussi être touchés. Cependant environ seulement trois (3) personnes sur dix (10) présentant une hyperuricémie auront la goutte.

*tophus : masses friables blanchâtres ou jaunâtres (dépôt d'urates de sodium) sous la peau , dans les doigts, les orteils, la partie arrière des coudes, derrière les talons et autour de la partie externe de l'oreille.
Caractéristiques :
1— Plus présente chez l'homme que la femme (90 %) et de 50 ans et plus.
2- Chez les personnes obèses et sédentaires.
3- Chez les personnes consommant une quantité importante de boissons comme le thé, le café, le cacao et plus particulièrement l'alcool et d'aliments riche en purines.
4- Par défaut d'élimination rénale d'origine génétique
Manifestation :
Une douleur soudaine et vive et presque insoutenable en présence d'une inflammation du gros orteil, apparaissant surtout la nuit. Cette douleur peut parfois se manifester jusqu'aux chevilles, talons et genoux.
Diagnostic
Le diagnostic est assez évident en observant les symptômes, inflammation du gros orteil, douleur intense, rougeur, etc. En cas de doute, on peut procéder à une ponction de l'articulation atteinte, à la recherche des microcristaux d'urate au microscope.
Traitements :
1- Traitement avec des analgésiques :
On utilise des antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS); l'indométacine, le naproxène, le
diclofénac.
L'indométacine (Inderal) est souvent privilégiée pour le traitement de la douleur dans les cas de goutte.
La colchicine (.5 mg à 1mg) est souvent ajoutée aux analgésiques pour diminuer la douleur et aussi en
prévention de crises subséquentes.
2- Traitements non médicamenteux :
- Immobilisation du gros orteil par une orthèse.
- Application locale de glace.
- Arrêter les médicaments qui augmentent l'acide urique comme les diurétiques utilisés dans le
traitement de l'hypertension artérielle et l'aspirine (AAS) (acide acétylsalicylique).
- Maintenir un poids santé.
- Boire de 2 à 3 litres d'eau par jour.
- Réduire la consommation d'alcool.
Le régime diététique est encouragé avec une nourriture pauvre en purines :
Éviter les fruits de mer, les asperges, les épinards, les légumineuses et consommer de
préférence des cerises, du cèleri, fraises, bleuets, et des produits laitiers faibles en gras exemple : pain
(sans farine blanche), thon, saumon.
Réduire la consommation de viandes rouges.
Prévention :
La prise de vitamine C durant une période de plusieurs mois pourrait diminuer le risque de nouvelles crises de goutte. L'allopurinol par exemple, de la colchicine à faible dose (1 mg/j) tous les jours pendant plusieurs mois permettrait de réduire le nombre de crises de goutte sans les faire disparaitre totalement. Cette dernière entraine cependant des effets secondaires comme des nausées et des vomissements.


