LA MÉNOPAUSE:
La ménopause n'est pas une maladie même si elle s'accompagne parfois de symptômes gênants et elle ne
doit pas être interprétée comme la fin de la féminité ou de la vie. En fait, la fin des
menstruations et de l'âge d'avoir des enfants marque, pour de nombreuses femmes, le début d'une nouvelle vie de
liberté et de créativité.
DÉFINITIONS:
Ménopause
Arrêt définitif des menstruations, résultant de la perte de
l'activité folliculaire ovarienne.
Périménopause
Englobe la période précédant la ménopause,
pendant laquelle apparaissent les signes cliniques (irrégularités menstruelles et/ou symptômes
climatériques) annonçant l'approche de la ménopause et l'année qui suit les dernières
règles. L'arrivée des règles sera imprévisible, le cycle menstruel sera irrégulier,
l'abondance variera. Sur le plan physique, les plus fréquents sont l'accentuation du syndrome
prémenstruel, les seins sont tendus, gonflés ou douloureux, le ventre est ballonné, les doigts sont
affectés et les chevilles enflées
Postménopause(ou ménopause confirmée)
La période qui fait suite
à la périménopause et qui se poursuit jusqu'à la fin de l'existence. Aux alentours de la
cinquantaine, les ovaires arrêtent de sécréter des hormones sexuelles, l'estrogènes et progestérone. Remarquons que la ménopause représente à peu près la moitié de la vie d'une femme occidentale si l'on considère une espérance de vie d'environ 80 ans.
Chez certaines femmes, la ménopause peut se manifester avant 40 ans. On qualifie cette ménopause de
ménopause précoce naturelle.
D'autres ménopauses précoces sont causées par des radiothérapies ou chimiothérapies ou par
l'ablation chirurgicale des ovaires.
La ménopause et le cycle menstruel:
Chaque mois entre la puberté et la ménopause un cycle se produit qui durent environ (28) jours (21 à 45
jours selon les femmes) et libère un ovule. L'endomètre est une muqueuse qui recouvre la paroi interne
de l'utérus et s'épaissit afin d'assurer un milieu riche et nourrissant pour l'ovule fécondé qui
viendra s'y implanter. S'il n'y a pas de fécondation, l'ovule est expulsé et l'endomètre se
détache de l'utérus, ce qui constitue les règles (menstruations).
Modification de l'endomètre pendant le cycle menstruel:
Les modifications que subit l'endomètre (couche de cellules qui revêtent l'intérieur de l'utérus) sont coordonnées aux variations des concentrations du sang en hormone sécrétée par les ovaires (oestrogènes et progestérone). Ces sécrétions hormonales se font elles-mêmes sous l'action d'une autre glande : l'hypophyse, ceci par l'intermédiaire des hormones appelées gonadotrophines.
Le taux d'œstrogène s'élève au début du cycle pour favoriser la croissance d'un ovule,
après l'ovulation, la progestérone accroît l'épaississement de l'endomètre (muqueuse
utérine) pour favoriser la fécondation.
En somme, l'endomètre ne vit que par les hormones; en leur absence, il reste au repos, sous leur influence, il subit des modifications qui sont la résultante des différentes actions hormonales; que ces hormones disparaissent alors, et tout l'édifice qu'elles ont construit s'écroule: c'est l'hémorragie menstruelle.
Les ovaires perdent leur efficacité petit à petit, lorsque la femme se rapproche de la ménopause, pour
finalement ne plus produire d'ovulation, les règles deviennent irrégulière, les saignements quelques
fois rares ou abondantes. Le taux sanguin d'hormones diminue et entraîne des symptômes tels que les bouffées
de chaleurs, les sueurs nocturnes, etc.
SYMPTÔMES MÉNOPAUSIQUES



L'insuffisance en œstrogènes entraîne d'abord:
- Bouffées de chaleurs et sueurs nocturnes
- Incontinence urinaire, infections urinaires récurrentes
- Sécheresse vaginale, douleurs lors des relations sexuelles (vaginite atrophique)
- Problèmes de l'humeur et de la mémoire, troubles psychologiques mineurs, dépression, asthénie, fatigue et lassitude, épuisement, diminution de la libido, etc.)
- Troubles du sommeil
- Palpitations
Symptômes psychologiques
- Changements de l'humeur, irritabilité
- Problèmes de mémoire
- Tendance à la dépression
- Anxiété et nervosité
Plus tard, les organes génitaux (vagin, vulve, utérus) s'atrophient, ainsi que les glandes mammaires,
avec accentuation du prolapsus.
Tous ces symptômes ne sont que des inconvénients. Les risques sont l'ostéoporose ( diminution de la
densité osseuse : risque de fracture plus important et donc réparation plus difficile et plus longue; la perte
osseuse s'accentue à la ménopause) et l'augmentation des maladies cardio-vasculaires.
Il faut noter que la prise de poids n'est pas due à la ménopause proprement dite mais à la baisse
importante du métabolisme de base qui intervient à peu près à la même période
Bouffées de chaleurs et sueurs nocturnes:
L'organisme maintient sa température constante en modifiant l'afflux de sang au niveau de la peau. Les oestrogènes interviennent dans le mécanisme de régulation de la température corporelle. Lorsque la sécrétion d'oestrogène diminue, à la ménopause, ce mécanisme peut être défectueux, ce qui se manifeste par des bouffées de chaleurs. Les bouffées de chaleur, qui surviennent souvent durant le sommeil, causent de fréquentes périodes d'éveil nocturne et de l'insomnie, et elles peuvent être très incommodantes.
Trois femmes ménopausées sur quatre éprouveront des bouffées de chaleurs. Dans la majorité des cas, les bouffées de chaleur persisteront pendant plus d'un an et, chez près de la moitié des femmes, jusqu'à 5 ou 10 ans, après l'arrêt des règles. Certaines femmes ont même des bouffées de chaleur jusqu'à plus de 70 ans.
La consommation de mets épicés ou de boissons chaudes, tel que le thé et le caré peuvent augmenter ces bouffées de chaleurs et suées. Il faut choisir des vêtements de fibres naturelles qui favorisent la circulation de l'air autour de la peau. Les couches de vêtements disposés en oignons (plusieurs épaisseurs) sont préférables. Utiliser des draps de coton et favoriser un endroit frais pour le sommeil.
Incontinence urinaire
La réduction du taux d'oestrogène peut entraîner l'amincissement de la couche interne (muqueuse) qui recouvre la vessie, provoquant l'écoulement involontaire de petites quantités d'urine lorsque l'on rie, éternue ou porte des paquets. Il est possible d'uriner plus souvent, souvent la nuit, ou d'être plus susceptible de développer des infections urinaires. Il faut aussi renforcer les muscles du plancher pelvien. Il existe plusieurs exercises qui peuvent vous aider a surmonter cette incontinence urinaire.
( Les exercises de Kegel )
Problèmes de l'humeur et de la mémoire
La ménopause peut se caractériser par des sautes d'humeur, de l'irritabilité, de l'anxiété, parfois même des pertes de mémoire et des problèmes de concentration. Certaines femmes se sentent dévalorisées et déprimées. Certaines études laissent supposer qu'il y a une incidence accrue de manifestations dépressives, à la ménopause. La ménopause représente, pour certaines femmes, le début du vieillissement.
Sécheresse vaginale, douleurs lors des relations sexuelles (vaginite atrophique)
Employer des gels lubréfiants vendus sans ordonnace à votre pharmacie. Ne pas utiliser de vaseline ou de produit à base de pétrole, car il forme une couche qui empêche la peau de respirer. Informez-vous à votre pharmacien sur des lubrifiants génitaux urinaires comme le gel polycarbophile qui est un hydratant vaginal qui soulage la sécheresse, les picotements, l'irritation et les douleurs durant les relations sexuelles. Il s'utilise tous les deux ou trois jours, au besoin.
Troubles du sommeil
Avant de se coucher, éviter les breuvages chaud ou stimulants, les boissons alcooliques, prendre un bain tiède et se référer aux recommandations sur notre site concernant l'imsomnie.
TRAITEMENTS DE LA MÉNOPAUSE:
Depuis une trentaine d'années, il existe un traitement hormonal substitutif de la ménopause. Ce traitement permet de compenser l'insuffisance des sécrétions ovariennes d'œstrogènes et de progestérone responsables de troubles à court et à long terme. Il est efficace sur les symptômes de la ménopause et sur la prévention de l'ostéoporose. Théoriquement les œstrogènes ont également un rôle protecteur sur le cœur.
Utilisée largement auparavant, il l'est nettement moins, notamment aux États-Unis depuis la publication d'une étude en 2002 mettant en avant l'absence de bénéfice en terme de maladies cardio-vasculaires et une augmentation du risque de certains cancers, de survenue d'embolie pulmonaire et d'accidents vasculaires cérébraux, dépassant le bénéfice d'un taux moindre de fracture du col du fémur [1] . Cette étude a fait l'objet d'un large débat et il n'est pas clair si elle est applicable à toute forme de traitement substitutif ou seulement à celle qui a cours le plus souvent aux États-Unis. La population étudiée est, par ailleurs, particulièrement âgée (jusqu'à 80 ans).
L'augmentation du risque de cancer du sein liée à ces traitements a été affirmée par une publication de l' OMS [2] et a trouvé un étayage au travers la diminution de l'incidence du cancer du sein en France [3]et aux USA à peu près contemporaine de la chute des ventes des traitements hormonaux après la publication de l'étude WHI en 2002.
Chez les femmes plus jeunes (la cinquantaine), le risque de maladie cardio-vasculaire semble, au contraire, équivalent
ou plus faible [4]. De même, les artères coronaires (irriguant le cœur) seraient moins calcifiées chez
ces dernières[5], ce qui est indice favorable.
L'ensemble de ces éléments plaide pour une durée limitée du traitement hormonal mais la
durée optimale reste encore à déterminer.
La décision de recourir à
l'hormonothérapie substitutive (HTS) au cours de la
ménopause demeure avant tout une question de choix
personnel. Toutefois, une telle décision devrait quand
même être prise en consultation avec le
médecin. À cette occasion, vous pourrez discuter
des risques et des avantages d'un tel traitement dans votre
situation par rapport aux risques de cancer et de maladies du
cœur.
Notes et références
[1] Women's Health Initiative Investigators ,Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women, JAMA,
2002;288:321-333 
[2] Centre international de Recherche sur le Cancer, Le programme des monographies du CIRC classe les contraceptifs
œstroprogestatifs et l'hormonothérapie ménopausique comme cancérogène,
communiqué de presse 29 juillet 2005

[3] Baisse de l’incidence des cancers du sein en 2005 et 2006 en France : un phénomène paradoxal, Bulletin
du Cancer, 2008;95:11-5
[4] Roussouw JE, Prentice RL, Manson JE, et als. Postmenopausal hormone therapy and risk of cardiovascular disease by age and
years since menopause, JAMA, 2007;297:1465-77

[5] Manson JE, Allison MA, Rossouw, et als. Oestrogen therapy and coronary-artery calcification, N Engl J Med 2007;356:2591-602
http://content.nejm.org/cgi/content/abstract/356/25/2591

Autres références:
http://fr.wikipedia.org 
http://www.crhsc.umontreal.ca
L'OSTÉOPOROSE QU'EST-CE QUE SAIT:
L'ostéoporose " porosité des os " est une maladie du squelette caractérisée par des os qui se
sont détériorés par rapport à leur densité et composition. Elle représente une faible
masse osseuse et une augmentation du risque de fracture.
La masse osseuse augmente pendant la croissance, et continue d'augmenter pendant quelques années jusqu'à
atteindre sa masse osseuse maximale. Si cette masse osseuse est faible cette personne sera exposée à
l'ostéoporose plus que les autres. La génétique joue un rôle important et détermine en partie cette masse osseuse maximale.
Cette masse osseuse se maintient en général à son maximum environ 20 ans chez l'homme, puis diminue de
0,5 à 1 % par an.
La décroissance chez la femme, de cette masse osseuse commence quelques années avant la ménopause et se
poursuit au rythme de 1 à 2 % par an durant 8 à 10 ans, puis ralentit jusqu'à ce que son rythme soit le
même que chez l'homme.
Un indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 19 est un facteur de risque d'ostéoporose. Pour calculer
votre IMC, divisez votre poids (en kg) par votre taille (en m) élevée au carré. Exemple : une femme de 1,60
m qui pèse 55 kg a un IMC de 21,48 (55 divisé par 2,56 {1,60 x 1,60} = 21,48).
L'ostéoporose est déjà un problème de santé publique grave et, avec le vieillissement de la
population, il deviendra beaucoup plus important.
Un peu moins d'un demi million de Québécoises et près de deux millions de Canadiennes souffrent actuellement d'ostéoporose, mais moins de 20 % le savent !
Le taux de mortalité chez les femmes à la suite d'une fracture liée à l'ostéoporose est plus
élevé que les taux de mortalité combinés du cancer du sein et du cancer des ovaires.
L'ostéoporose est une maladie silencieuse, En effet, très peu de symptômes sont associés à
l'ostéoporose et lorsqu'ils sont présents, c'est généralement signe que la maladie est avancée.
Facteurs de risque:
- La génétique (antécédents d'ostéoporose dans la famille)
- L'âge
- La ménopause (et ménopause précoce avant l'âge de 45 ans)
- L'inactivité physique
- Une carence de calcium dans le régime alimentaire
- Le tabagisme
- L'alcoolisme (plus de 2 consommations par jour sur une base régulière)
- Un poids faible et une masse corporelle (IMC) faible
- Utilisation prolongée (plus de 3 mois) de glucocorticoïdes, comme la prednisone
- Maladie coeliaque ou une maladie de Crohn
Chez la femme ménopausée, l'exercice ralentit la diminution de la masse osseuse, et ce bénéfice
persiste même si la femme abandonne cette activité.
Chez le sujet âgé, en plus du bénéfice pour la masse osseuse, l'exercice entretient la musculature et
l'équilibre et diminue le risque de chute et de fracture.
Il y a des indications majeures et mineures pour l'utilisation de la mesure de la densité osseuse.
Pour les indications majeures, on retrouve la ménopause, l'aménorrhée (absence de menstruations, l'ostéopénie (os fragiles).
Les indications mineures sont l'inactivité physique, l'immobilisation et une vision faible, un poids peu élevé ou une diminution importante du poids, la consommation régulière de tabac, d'alcool, de café, de thé ou un régime faible en produits laitiers.
La meilleure façon de prévenir l'ostéoporose est de consommer toute sa vie des aliments riches en calcium, d'être physiquement actif, de ne pas fumer et d'éviter les excès d'alcool, de sel et de caféine. Rappelez vous que si votre corps manque de calcium, il ira puiser dans vos os.
Une carence en calcium est un important facteur de risque d'ostéoporose.
Un apport suffisant en calcium et vitamine D doit être en particulier assuré chez le sujet jeune, dans la période de constitution de la masse osseuse (l'Inpes recommande trois produits laitiers par jour, en sachant qu'il est
possible de trouver du calcium dans des eaux minérales en cas de rejet ou d'intolérance au lait).
Chez l'adulte ou le sujet âgé, un apport calcique alimentaire du même ordre est en général suffisant. Une supplémentation en calcium est nécessaire en cas de carence, mais elle est inutile chez les sujets non carencés. Le plus souvent, dans la population générale, il n'y a pas de carence d'apport calcique, mais une carence en vitamine D.
Ostéoporose Canada recommande les apports quotidiens suivants en calcium et en vitamine D pour maintenir des os en santé : Les suppléments sont recommandés chez les personnes qui n'ont pas un apport suffisant en calcium de source alimentaire et qui sont incapables d'apporter des modifications à leur alimentation. Il existe plusieurs types de suppléments de calcium sur le marché, le plus populaire étant le carbonate de calcium.
Selon Ostéoporose Canada, l'apport quotidien recommandé en calcium élémentaire chez les adultes de 19 à 50 ans est de 1 000 mg (en comptant les suppléments). Chez les personnes de plus de 50 ans, il est de 1 500 mg. Chez les femmes enceintes et celles qui allaitent (18 ans et plus), l'apport quotidien recommandé en calcium élémentaire est de 1 000 mg1.Recherchez un produit dont l'étiquette indique la quantité de calcium élémentaire par comprimé. Par exemple, un comprimé de 1 000 mg de carbonate de calcium contient 400 mg de calcium élémentaire. (1)
Le nouveau Guide Alimentaire Canadien recommande la prise quotidienne d'un supplément de 400 UI de vitamine D chez les Canadiens de plus de 50 ans. Ce supplément, combiné à la vitamine D provenant du lait et de ses substituts, fournirait ainsi un apport de 600 UI de vitamine D.
Ostéoporose Canada préconise cependant un apport légèrement supérieur. Les recommandations actuelles d'Ostéoporose Canada suggèrent aux adultes de plus de 50 ans un apport de 800 UI de vitamine D par l'alimentation et la prise de suppléments afin d'assurer une absorption adéquate du calcium. (2)
1. Prenez le carbonate de calcium en mangeant ou immédiatement après un repas;
2. Prenez le calcium avec beaucoup d'eau;
3. Évitez de prendre plus de 500 mg de calcium élémentaire à la fois.
Activités physiques:
Que devrais-je savoir avant de débuter un programme d'exercices ?
Discutez avec votre médecin avant d'entreprendre un
programme d'exercices pour l'ostéoporose
Ne faites pas d'exercices causant de la douleur
Étirez-vous avant et après les exercices
Choisissez un centre, un cours ou un moniteur qui tient compte des restrictions associées à l'activité
physique chez les personnes souffrant d'ostéoporose
Optez pour une activité ou un programme qui vous plaira.(1)
L'estrogène n'est pas un substitut du calcium:
Les femmes ménopausées ont généralement besoin de plus de calcium parce que leur taux d'estrogène diminue durant la periménopause, la ménopause et la post-ménopause.
Les femmes qui prennent de l'estrogène doivent aussi prendre du calcium.
(1)http://www.osteoporosecanada.ca/french/About%20Osteoporosis/FAQs/default.asp?s=1 (2)http://www.osteoporosecanada.ca/french/news/food_guide/default.asp?s=1 Guide Alimentaire Canadien : http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/food-guide-aliment/index-fra.php

Extraits de Comprendre la Ménopause
L'HTS (ou Hormonothérapie substitutive) par oestrogènes seuls ne semble pas augmenter le risque de cancer du sein et toutes les études confirment les bienfaits de l'HTS dans le traitement des symptômes ménopausiques, réduisant le risque de fracture de la hanche et de la colonne vertébrale, ainsi que le risque de cancer colorectal.
A la lumière de ces résultats, de récentes recommandations ont été émises, afin de s'assurer que les femmes tireront profit d'une HTS en courant un minimum de risques. L'HTS demeure donc un traitement efficace des symptômes de la ménopause mais elle n'est plus recommandée pour prévenir les attaques cérébrales.
Les recommandations actuelles soutiennent avec raison que l'HTS devrait être prescrite au cas par cas et pour la durée la plus courte possible. Le choix et la durée du traitement ne sont pas arbitraires; ils son déterminés en fonction des besoins personnels de chaque femme, celle-ci étant parfaitement informé des pour et des contre de l'HTS.
Bien que les lignes directrices soient fondées et louables, il convient de reconnaître qu'il ya un manque d'information sur l'HTS donnée à des populations différentes de celles des études publiées. Les essais cliniques génèrent des statistiques générales risques et des avantages d'un traitement spécifique donné à une population particulière, alors qu'une femme cherchant de l'aide pour soulager ses symptômes ménopausiques veut savoir comment il va agir sur elle. Il faudrait mener des études supplémentaires, bien conçues, portant sur l'HTS suivie pi des femmes plus jeunes en périménopause, en par lier celles qui souffrent de symptômes gênants ou sont à haut risque d'ostéoporose.
HTS: CONCLUSIONS
En outre, il importe d'obtenir de l'information sur les risques et les avantages des différents types et dosages d'hormones utilisés dans l'HTS: les œstrogènes naturels humains ne sont pas les mêmes que les œstrogènes équins conjugués; les formes non orales peuvent avoir des effets différents de ceux des comprimés; des doses plus faibles d'œstrogènes peuvent avoir un effet aussi bénéfique et présenter moins de risque que des doses plus élevées.
Des recherches plus approfondies aideront à définir davantage le rôle de l'HTS et à annoncer des solutions de rechange sûres et efficaces. Entre-temps, si vous suivez ou songez à entreprendre une HTS, il serait judicieux de prendre la dose d'hormones minimale efficace et de réévaluer votre besoin de poursuivre l'HTS au moins une fois par an.
Comprendre la ménopause : Dr Anne MacGregor.
Édition Modus Vivendi
Collection Médecine Familiale. Prix : $9.95 (can)
La Sagesse de la Ménopause
Extrait du livre de plus 840 pages. Une approche unique et formidablement bien documentée qui nous fait voir la ménopause d'une façon optimiste et encourageante pour la femme.
LA PROGESTÉRONE NATURELLE:
La progestérone naturelle est aussi disponible en concentration de 4% ou de 8%, sous forme de gelée vaginale (Crinone) et sous forme orale micronisée (Prometrium). Bien que le fabricant n'approuve pas cette façon de l'utiliser, les capsules de (Prometrium) peuvent être ouvertes et leur contenu appliqué directement sur la peau. J'ai découvert que c'était très utile pour les personnes tolérant mal la progestérone administrée par voie buccale et qui avaient besoin de doses plus élevées que celles contenues dans la crème en vente libre.
LE PROBLÈME AVEC LES HORMONES SYNTHÉTIQUES:
Dans le cas du progestatif synthétique, c'est une tout autre histoire. L'acétate de médroxyprogestérone (AMPR), commerialisé sous le nom de Provera ou Amen, est le médicament le plus souvent prescrit. D'autres produits sur le marché contiennent les progestatifs norgestrel, noréthindrone et norgestimate.
Les progestatifs synthétiques provoquent ou exacerbent plusieurs symptômes (voir la liste ci-après).
Voilà une autre raison pour laquelle je ne recommande aucune forme d'hormonothérapie à base de progestatifs synthétique.
On a découvert également que l'acétate de médroxyprogestérone atténuait certains des
effets positifs, bien documentés, des œstrogènes sur les vaisseaux sanguins. Il contribue au durcissement des vaisseaux et des artères cérébrales et inhibe le flux sanguin.
Les résultats d'une vaste étude portant sur des femmes à qui on avait donné, sur une base régulière, des œstrogènes auxquels on avait ajouté l'AMPR (Prempro) est un exemple de ce type de
traitement) ont permis d'observer une augmentation marquée du nombre d'infarctus du myocarde, de thromboses veineuses (des
caillots sanguins dans les veines) et de décès dus à une maladie coronarienne durant les deux
premières années de thérapie.
La progestérone naturelle bio identique ne comporte pas de tels risques en plus de procurer divers bienfaits. Lors du fameux essai PEPI (Postmenopausal Estrogen/Progestin Intervention), la progestérone naturelle administrée oralement sous forme micronisée a contrecarré les effets nuisibles sur le cholestérol qu'on avait pu constater chez les femmes traitées à l'aide de Provera
Symptômes liés aux progestatifs synthétiques
- Maux de tête
- Dépression
- Gain de poids et ballonnements
- Humeur maussade
- Diminution du désir sexuel
- Rétrécissement éventuel des vaisseaux sanguins provoquant de la douleur à la poitrine et une carence en oxygène au niveau du cœur
Les éditions Goélette.
www.ada-inc.com/
OSTÉODENSITOMÉTRIE
L’ostéodensitométrie DEXA est aujourd’hui la norme pour mesurer la densité minérale osseuse. C’est un examen rapide et sans douleur pour mesurer la perte osseuse. On mesure le plus souvent le bas de la colonne et les hanches.
DEXA est le plus souvent utilisée pour diagnostiquer l’ostéoporose, condition qui affecte souvent les
femmes après la ménopause, mais aussi les hommes. L’ostéoporose est une perte graduelle de calcium, ce
qui rend les os plus minces, plus fragiles et plus susceptibles de casser. Le test DEXA peut aussi évaluer votre risque de
fracture. Si votre densité osseuse est faible, vous et votre médecin concevrez un plan de traitement pour aider
à prévenir les fractures avant qu’elles se produisent. DEXA est aussi efficace pour suivre les effets du
traitement de l’ostéoporose ou d’autres conditions qui causent la perte osseuse.