CONTRACEPTION D'URGENCE OU PILULE DU LENDEMAIN

La pilule du lendemain, ou contraception post-coïtale, est un moyen de contraception d'urgence de type médicamenteux, hormonal, à mettre en œuvre dans les 72 heures suivant un rapport sexuel dont on soupçonne qu'il en résulte une grossesse non désirée.

Les effets secondaires non négligeables sur le corps de la femme et le climat d'urgence de cette méthode génère un stress non souhaitable.

Cette méthode ne doit pas être considérée pour une solution quotidienne de contrôle des naissances.


Il existe deux méthodes de contraception d'urgence : soit la pose d'un stérilet (ou dispositif intra-utérin) dans les cinq jours qui suivent le rapport sexuel à risque.

Soit la prise de la pilule du lendemain.

La plus accessible est la pilule du lendemain, ou pilule pour la contraception d'urgence (PLAN B).

PlanB

Pour une efficacité optimale, la femme doit la prendre dans les 12 heures après les rapports sexuels pour prévenir une grossesse éventuelle. L'efficacité est suffisante pour que cette contraception soit encore tentée dans les cinq jours qui suivent le rapport.

Elle agit en retardant l'ovulation si celle-ci n'a pas encore eu lieu, ou en empêchant la fécondation en agissant sur la mobilité des spermatozoïdes par effet sur la glaire cervicale. Il a été démontré qu'elle n'a pas d'action sur l'endomètre et qu'elle ne provoque pas d'avortement, car elle est inefficace une fois que la nidation a commencé. La pilule du lendemain agit différemment des pilules abortives telles la mifépristone (Mifégyne ®) (historiquement connue sous le nom de RU486).

La méthode avec progestatif seul utilise une dose de 1,5 mg d'un progestatif, le lévonorgestrel. Ce médicament est disponible en générique depuis 2007. Cette méthode est connue pour être plus efficace (taux d'échec inférieur à 2%, plus sûre et mieux tolérée par l'organisme que la méthode Yupze, et est disponible aux États-Unis et au Canada sous l'appellation (PLAN B) et en Grande-Bretagne sous le nom de Levonelle.

www.wikipedia.org

Utilisation du PLAN B:

efficacité

L'efficacité du (PLAN B) sera de 95 % les douze premières heures après la relation sexuelle, mais diminuera graduellement a 58 % la troisième journée pour devenir presque inefficace après (72) heures soit (3) jours

Plus on le prend tôt, plus les chances de réussite augmentent. Après plus de 3 jours après la relation sexuelle la pilule du lendemain devient inefficace.

La pilule du lendemain (PLAN B) ne peut pas être substituée à un autre méthode de contraception

Quand utiliser la pilule du lendemain:

Chez la femme:

Qui a des relations non protégées

Qui a des partenaires instables

Une pilule contraceptive oubliée 2 jours de suite ou plus

Un diaphragme qui s'est délogé ou a été retiré trop tôt

Un problème de fuite du préservatif (un condom percé), retiré trop tôt ou mal utilisé

Un mauvais calcul de la période fertile

Une autre méthode naturelle qui a échouée

En cas d'agression sexuelle

Le contraceptif d'urgence peut être utilisé à n'importe quel moment du cycle compte tenu de la date incertaine de l'ovulation, la fécondation peut se produire n'importe quand, après un rapport.

Tout rapport non protégé comporte donc un risque de grossesse.

Comment fonctionne le (PLAN B):

Leur mode d'action est inconnue mais il est possible que le contraceptif d'urgence:

  • Empêche les ovaires de libérer un ovule en bloquant ou retardant l'ovulation
  • En empêchant la fécondation de l'ovule, en induisant des modifications dans l'endomètre le rendant impropre à la nidation (Il agit donc avant l'implantation de l'œuf dans l'utérus)
  • Ce n'est pas une interruption de grossesse, si la grossesse est déjà en cours, le contraceptif d'urgence ne pourra plus agir, la grossesse se déroulera normalement.

La pilule du lendemain ne protège pas contre le risque de transmission des MST (maladies sexuellement transmissibles) notamment le SIDA et l'hépatite B.

Préoccupation et contre-indications:

Non recommandé:

  • Femme déjà enceinte
  • Souffrant de saignements vaginaux anormaux
  • Allergiques à un ou plusieurs des ingrédients non médicinaux contenus dans ce médicament
  • Femme traitée pour le cancer du sein
  • Femme souffrant d'une maladie du foie
  • Femme souffrant d'une tumeur
  • Femme présentant une condition médicale chronique
  • Femme ayant été diagnostiquée diabétique

Dans tous ces cas le mentionner au pharmacien, au médecin traitant , au centre de santé ou CLSC Certains produits naturels peuvent en réduire l'efficacité du PLAN B

Effets secondaires:

Les effets secondaires sont rares et peu importantes.

  • Maux de tête (Céphalées)
  • Maux de coeur (Il est donc recommandé de prendre un comprimé de Gravol 50 mg si ces nausées persistent)
  • Étourdissement dans quelques cas
  • On a aussi constaté des douleurs au bas ventre, des saignements (règles) ou encore des sensations de tension dans les seins

S'il s'agit de vomissements et s'ils se produisent dans les 3 heures après la prise de pilule du lendemain, il faut reprendre une dose identique à la première, par mesure de sécurité.

Recommandations:

La pilule du lendemain peut avancer ou retarder vos menstruations. Toutefois, si vous n'êtes pas menstrué dans les 3 semaines qui suivent, nous vous suggérons de faire un test de grossesse disponible dans les pharmacies. Si vos règles arrivent à la date prévue, mais vous paraissent anormales (moins abondantes, de durée prolongée ou accompagnées de douleurs inhabituelles), consultez rapidement un médecin

ALLAITEMENT

La pilule du lendemain peut être prise par une femme qui allaite. Le Plan B est sans danger pour le bébé.

EFFETS SUR LE FOETUS

Si la femme devient enceinte malgré la prise de la pilule du lendemain, il n'y a pas de danger pour le foetus.

Comment prendre la pilule du lendemain?

Nouveau: Désormais, la pilule du lendemain se prend en une seule prise pour plus de simplicité.

En décembre 2001, la contraception orale d'urgence (COU) est devenue accessible en pharmacie. Cette mesure a été prise par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) afin d'accroître l'accès à cette méthode d'urgence dans l'optique de prévenir les grossesses non désirées. Ainsi, la COU est devenue un médicament disponible sans ordonnance avec consultation obligatoire auprès d'une pharmacienne ou d'un pharmacien.

La COU ( PLAN B) est couverte par les régimes publics et privés d'assurances médicaments et est entièrement gratuite pour les jeunes femmes de 18 ans et moins et pour les étudiantes à temps plein de 25 ans et moins. Les frais de consultation pour la COU sont couverts par la RAMQ depuis décembre 2003, pour toutes les patientes détentrices d'une carte d'assurance maladie, qu'elles soient assurées ou non par le régime général d'assurance médicaments.

www.fqpn.qc.ca

www.piluledulendemain.com

   

   

haut de page EllaOne

EllaOne ou la pilule du surlendemain :

Ulipristal est une molécule maintenant homologuée en Europe sous le nom d'EllaOne. Sous ordonnance seulement. EllaOne doit être prise dans les cinq (5) jours (120 heures) qui suivent un rapport sexuel non protégé.
Un seul comprimé EllaOne pris oralement permet de suspendre ou retarder l'ovulation de quatre jours environ, et par conséquent le temps de survie des spermatozoïdes dans l'utérus. Au moment ou l'ovaire libère l'ovule pour la fécondation, il ne reste plus de spermatozoïdes dans l'utérus.

Elle est deux fois plus efficace que la pilule du lendemain, commercialisée au Canada sous le nom commercial de PlanB. Contrairement au PlanB et Norvelo son équivalent en Europe, cette nouvelle molécule « EllaOne » n'est disponible que sur ordonnance et n'est pas remboursée par l'assurance maladie où les services sociaux. Cette possibilité est à l'étude par les autorités.
Les Etats-Unis ont débuté la procédure d’autorisation, mais au Canada, Santé Canada n'a pas encore confirmé de demande de licence ou de mise en marché de L'Ulipristal « EllaOne » en Europe.

Indication :

Le traitement consiste à prendre 1 comprimé par voie orale le plustôt possible, et au plus tard 120 heures (5 jours) après un rapport sexuel non protégé ou en cas d’échec d’une méthode contraceptive.

Mécanisme d’action :

L’ulipristal acétate est un modulateur synthétique des récepteurs de la progestérone actif par voie orale qui agit en se liant avec une forte affinité aux récepteurs de la progestérone humaine. Le mécanisme d’action primaire pourrait être une inhibition ou un retard de l’ovulation, mais des modifications de l’endomètre peuvent également contribuer à l’efficacité du médicament.

Contre-Indications :

  • L’allergie
  • La grossesse (qui doit être exclue avant d’administrer l’acétate d’Ulipristal)

Précautions d’emploi :

  • Le comprimé peut être pris au cours ou en dehors des repas et utilisé à n’importe quel moment du cycle menstruel.
  • En cas de vomissement dans les 3 heures suivant la prise, un autre comprimé doit être pris.

Interactions médicamenteuses :

Les précautions à prendre :

  • Bien que l’utilisation de l’acétate d’Ulipristal ne constitue pas une contre-indication à l’utilisation continue d’une , l’acétate d’Ulipristal est susceptible de réduire l’action d’une contraception hormonale régulière. Il est par conséquent recommandé après une contraception d’urgence que les rapports sexuels ultérieurs soient protégés par une méthode de contraception barrière fiable jusqu’au début des règles suivantes.
  • L’acétate d’Ulipristal pourrait interagir avec les récepteurs des Glucocorticoïdes : Il n’est donc pas recommandée chez des femmes atteintes d’asthme sévère insuffisamment contrôlé par un glucocorticoïde oral.
  • Les inducteurs du CYP 3A4 (comme la rifampicine, la phénytoïne, le phénobarbital, la carbamazépine, le ritonavir, le millepertuis/Hypericum perforatum) peuvent réduire la concentration plasmatique de l’ulipristal acétate et ainsi diminuer son efficacité.
  • L’administration simultanée de médicaments qui augmentent le pH gastrique (comme les inhibiteurs de la pompe à protons, les antiacides et les antagonistes du récepteur H2) peut réduire la concentration plasmatique de l’ulipristal acétate, et ainsi diminuer son efficacité. Une utilisation simultanée n’est par conséquent pas recommandée.
  • Les inhibiteurs puissants du CYP 3A4 (tels que le kétoconazole, l’itraconazole, la télithromycine, la clarithromycine, la néfazodone) peuvent augmenter l’exposition à l’ulipristal acétate. La pertinence clinique de cette interaction est inconnue
EllaOne

Remarque :

  • La sécurité et l’efficacité d’ElleOne n’ont été établies que chez les femmes âgées de 18 ans ou plus.

Références :
www.pharmacorama.com
www1.alliancefr.com
www.cbc.ca/health/story

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