Comprendre la contraception
La contraception regroupe l'ensemble des méthodes qui vont permettre un contrôle de la fécondité de la femme pour une meilleure planification des naissances. L'objectif est de ne permettre que des grossesses désirées tout en maintenant une activité sexuelle normale.
Principe
Pour qu'une fécondation n'ait pas lieu, il faut empêcher qu'un ovule sain rencontre des spermatozoïdes fécondants dans les voies génitales de la femme.
Dans les conditions normales :
Le spermatozoïde est produit par le testicule de façon continue à partir de la puberté. Il
est émis dans les voies génitales de la femme lors d'une éjaculation depuis l'urètre. Il acquiert son pouvoir fécondant grâce aux sécrétions vaginales : c'est la capacitation. Il peut le conserver de 2 à 4 jours , temps très suffisants pour lui
permettre d'atteindre le lieu de la fécondation au sommet de la trompe utérine.
L'ovule est produit par l'ovaire de façon cyclique , une fois tous les 28 jours en moyenne , de la puberté à la ménopause. Il est émis par effraction de la paroi de l'ovaire et tombe dans le pavillon d'une trompe de l'oviducte. Sa durée de vie est de 1 à 2 jours.
La fécondation nécessite ensuite deux conditions : que les deux gamètes soient présents au bon endroit et au bon moment. Ensuite c'est un oeuf ou zygote qui va migrer dans l'oviducte pour aller s'installer dans la muqueuse utérine : c'est la nidation. Des relations vont alors s'établir très vite entre l'embryon et sa mère grâce au développement d'un organe mixte
mère/foetus : le placenta .
Pour empêcher la fécondation , on peut donc agir sur :
La rencontre physique des gamètes , en stoppant leur production ou en les arrêtant au cours de leur
parcours.
Le milieu et les conditions de fécondations.
D'autres méthodes contraceptives vont agir sur les conditions de vie du nouvel embryon et empêcher sa
nidation. Si le gestation est commencée et que l'on choisit de ne pas garder un foetus par exemple après un diagnostique défavorable, il ne s'agit plus de contraception mais d'interruption de grossesse,
c'est-à-dire d'avortement. Les techniques sont alors différentes.
Appareil reproducteur
Appareil reproducteur interne de la femmeDécouvertes par le chirurgien et anatomiste italien
Gabriel Falloppia ou Falloppio (1523-1572) les trompes de Fallope sont un des constituants de l'appareil génital féminin. Il y en a deux, une pour chaque ovaire qu'elles relient à l'utérus. Elles recueillent l'ovocyte expulsé par l'ovaire grâce à leur pavillon, elles sont également le lieu de la fécondation.
Elles sont constituées intérieurement par un épithélium cylindrique simple et cilié. Les cils jouent un rôle essentiel dans la migration de l'embryon vers la cavité utérine. Elles ont également une activité sécrétoire dépendante des hormones ovariennes ce qui permet d'adapter la sécrétion aux besoins de l'embryon. À l'extérieur, on trouve deux couches musculaires lisses permettant le déplacement de la trompe (très
important pour mettre le pavillon en regard de l'ovaire lors de l'ovulation). Ainsi, en cas d'ablation de l'ovaire droit (par exemple) et de la trompe gauche, la trompe droite peut aller chercher l'ovaire gauche et se substituer à la trompe manquante. ANATOMIE:
Situées de part et d'autre de l'utérus, dans le ligament large. Sont composées de 4 segments, qui sont, du plus latéral au plus médial:
L'infundibulum tubaire ou pavillon: correspondant grossièrement à un entonnoir bordé de
franges recouvrant l'extrémité tubaire de l'ovaire, et au fond duquel on décrit l'orifice tubaire. Le péritoine s'arrête autour de l'infundibulum.
- Le pavillon permet la captation des ovocytes
- L'ampoule: partie renflée, lieu de la fécondation
- L'isthme entre l'ampoule et la jonction avec l'utérus
- Le segment utérin, inclus dans la paroi utérine
Longueur totale comprise entre 12 et 15 cm, pour un calibre variant de 1 à 3 cm en fonction des portions.
Moyens de fixité: Les trompes sont reliées à l'utérus, organe mobile, mais également aux ovaires via le ligament tubo-ovarien. Enfin, elles sont englobées par le péritoine du ligament large.
Rapports anatomiques:
Les trompes sont englobées par le mésosalpynx. Les rapports principaux se font surtout avec l'utérus et l'ovaire homolatéral, les anses grêles au-dessus. Du côté droit, la trompe est en rapport avec le cæco-appendice, du côté gauche avec le sigmoïde.
Vascularisation: La vascularisation artério-veineuse est assurée par des arcades provenant des rameaux tubaires, naissant eux-mêmes des artères et veines ovariennes
et utérines. Le drainage lymphatique est double, en direction des axes iliaques internes et externes, mais
également en direction des lymphatiques ovariens qui gagnent ensuite la région lombaire.
Fécondation chez la femme
Elle est déclenchée au 14e ou 15e jour du cycle menstruel par le pic de LH sécrétée par l'hypophyse. Ce pic entraîne la sécrétion par la granulosa de prostaglandines, qui vont entraîner une ischémie locale, provoquant la mort des cellules de
l'épithélium ovarien. La chute de la pression hydrostatique du follicule ovarien provoque sa contraction, ce qui éjecte l'ovocyte dans la cavité péritonéale, où il va être capté par les franges du pavillon tubaire.
Le follicule est colonisé par des vaisseaux sanguins et devient alors cellule lutéinique ou corps jaune qui produit une nouvelle hormone : la progestérone, tandis que l'ovocyte I (un gamète), s'il est fécondé, devient ovocyte et termine l'ovogenèse.
CONTRACEPTION (historique)
Ces informations que nous vous proposons , vont vous apprendre les moyens contraceptifs féminins et masculins, les plus courants.
La contraception regroupe l'ensemble des méthodes qui vont permettre un contrôle de la fécondité de la femme pour une meilleure planification des naissances. L'objectif est de ne permettre que des grossesses désirées tout en maintenant une activité sexuelle normale.
Historique:
Les premiers signes de contraception apparaissent dans l'Égypte ancienne sous forme d'un dispositif
intra-utérin, il y a plus de 5 000 ans. Mille ans plus tard, on retrouve la trace en Égypte d'une recette contraceptive, composée d'excréments de crocodile, de natron, de miel et de gomme arabique.
Il existerait aussi, dans les papyrus Egyptiens, des écrits disant que Ramsès aurait fait distribuer
à la population des contraceptifs pour limiter la surpopulation et les risques de famine.
Les grecs et les romains ont quand à eux utilisés l'avortement et l'infanticide en cas d'échec des drogues et des amulettes.
Des écrits de l'Antiquité préconisaient aux femmes de sauter plusieurs fois après la relation sexuelle afin de faire sortir un produit composé de glaire et de sperme, évitant ainsi la fécondation.
Soranos d'Éphèse décrit la pratique de l'avortement et la confection d'un tampon qui empêche l'ascension du sperme, en parlant des éponges du Levant, réputées pour leur souplesse et leurs capacités d'absorption. Ces éponges, dénommées " mignonnettes ", étaient toujours utilisés au XIXe siècle.
À l'arrivée du christianisme, l'Église Catholique préconisait l'abstinence comme seul moyen de contraception. Les chrétiens condamnèrent tout contrôle de la fécondité qui permettait le plaisir mais empêchait la procréation. Avortement et contraception furent considérés, par les premiers chrétiens, comme des pratiques similaires, à savoir des tentatives pour profiter des plaisirs du sexe, sans engendrer d'enfant.
L'Eglise romaine condamne tout acte conjugal volontairement amputé de sa vertu procréatrice. Toutefois si le plaisir sans procréation est condamné, l'abstinence peut être glorifiée. Cette méthode contraceptive s'accompagne, en effet, de valeurs positives,
enseignées par l'Eglise après le concile de Trente (XVIes): le sens de la responsabilité et la maîtrise de soi, l'amour conjugal qui peut amener un mari à vouloir éviter à son épouse des grossesses répétées et toujours redoutées, l'attachement à l'égard des enfants que l'on pourra élever avec d'autant plus de soin qu'ils seront moins nombreux.
Hormis l'abstinence, aucun autre procédé n'a jamais été préconisé par l'église romaine.
Parallèlement aux interdictions de l'église se développe tout un tas de croyances farfelues, voici quelques recettes contraceptives utilisées entre le 11ème et le 15ème siècle :
- Enflammer un trognon de chou et l'éteindre dans le sang des règles
- Pour ne pas être enceinte pendant une année, il suffit aux femmes de cracher trois fois dans la bouche d'une grenouille
- Attacher un œil de cerf qui louche avec une racine de marjolaine et l'arroser le soir de l'urine d'un taureau roux
- Faire une ceinture avec les poils des oreilles de mulet, animal stérile, ou boire son urine, des talismans avec ses oreilles ou ses testicules
- Fiente d'éléphant mélangée au lait de jument portée en talisman, se place sur la vulve
- Se laver dans la fontaine de Saint Martial ou boire l'eau de la fontaine de Saint Estelle
Il aura fallu attendre le XVIe siècle pour voir apparaître le premier préservatif à base
d'herbes, inventé par Gabriele Falloppio. On expérimentera également, à cette
époque, différentes injections intra-vaginales. De manière générale, on préfère alors parler d'étreintes réservés et de manœuvres post-coïtales.
En 1661, Madame de Sévigné parle, dans ses " Lettres à sa fille " d'utiliser des " restringents " ou de faire chambre à part.
Au XIXe siècle, Thomas Malthus constate que la courbe des naissances dépasse la courbe des subsistances. Il prône le recours à un contrôle des naissances qui n'empêcherait pas le plaisir.
En France, le 31 juillet 1920, une loi interdit la propagande anticonceptionnelle.
En 1930, le pape Pie XI interdit toutes méthodes artificielle qui entraverait la procréation. Vingt et un ans après, Pie XII autorise l'abstinence sexuelle périodique, ainsi que la régulation des naissances pour raison économique, eugénique, sociales ou médicales.
Le 8 mars 1956, l'association Maternité heureuse se crée, elle militera pour donner accès à la contraception aux françaises et pour l'abolition de la loi de 1920.
L'année 1961 connaîtra, en mars, la condamnation de " tout procédé contraceptif ou moyen
stérilisant qui a pour but d'entraver la venue au monde des enfants ", par l'Assemblée des cardinaux et
archevêques de France. Puis en juin, l'ouverture du premier Centre de planification à Grenoble par Henri Fabre, ainsi qu'un second à Paris en octobre.
En 1967, la Loi Neuwirth vient abroger la loi de 1920, autorisant ainsi la contraception, qui ne sera remboursée qu'en 1974 avec la loi Veil.
Les années 60 au Québec, Juste renversement de l'histoire, la nouvelle morale cogne le plus fort là où les tabous avaient été les plus contraignants: le domaine de la sexualité. La libre circulation dans l'espace moral emprunte des voies plus ludiques. Là surtout, on passe de la soumission au devoir au règne du plaisir. La notion de péché disparaît rapidement pour laisser place à celle de responsabilité et le bonheur est la seule vertu, chante Renée Claude. Virginité, chasteté et fidélité se cherchent de nouvelles connotations.
Le pape Paul VI a beau interdire les moyens chimiques de contraception, les curés à la base refusent de
transmettre le dictat et même chez les catholiques, la fameuse pilule connaît une utilisation
généralisée. La situation des femmes, les relations hommes-femmes, le couple et la famille se voient transformés par ce nouveau contexte.
Site à consulter:
Référence: Francine Tardif et Marc Lesage, titre
d'une partie de 30 ans de Révolution tranquille
La contraception est l'ensemble des méthodes visant à éviter de façon réversible et temporaire la grossesse.
Elle concerne tant les garçons que les filles.
De façon générale, les méthodes de contraception visent à empêcher :
soit l'ovulation, c'est le cas de la pilule, soit la fécondation, c'est le cas du préservatif, soit
l'implantation de l'œuf fécondé, c'est le cas du stérilet.
Historique: Référence:Wikipedia
Site a consulter: Affection.org
