(Extrait) Montréal, 24 mai 2011 —
Dépistage cardiovasculaire:
Le débat que poursuit le pharmacien au Québec d’élargir son rôle et ses responsabilités professionnelles dans la pratique de sa profession et de participer d'une façon plus active à donner à la population un accès plus facile aux soins de première ligne, se poursuit aussi en Europe et en France en particulier.
Appuyer par ESC (European Society of Cardiology), les pharmaciens de France demande que celui-ci puisse faire un dépistage
cardiovasculaire à toutes les personnes de plus de 35 ans et en bonne santé, afin de donner une chance
d’échapper ou d’éviter les suites graves d’une maladie chronique trop tardivement
dépistée.
Ce dépistage des maladies cardiovasculaires inclus le dépistage du diabète, de l'hypertension, du cholestérole et les conseils sur la prévention de l'obésité.
Ouverte tous les jours, à l’écoute de tous, la pharmacie offre une possibilité rapide de prendre votre santé en main.
Pour plus d'informations sur ce sujet, consulter le site suivant
www.depistage-officine.com
Élargissement du rôle du pharmacien au Québec
Le Collège des médecins du Québec déplore que l’Ordre des pharmaciens du Québec ait préparé un projet de loi à propos de l’élargissement du rôle du pharmacien sans consulter le Collège et en contournant le comité conjoint entre les deux ordres professionnels. En février dernier, l’Ordre des pharmaciens du Québec rendait public un document formulant quatre demandes permettant d’augmenter les responsabilités du pharmacien dans le réseau de la santé québécois :
- Adapter une ordonnance : en effectuant une substitution de médicaments équivalents ou en modifiant ou prolongeant une ordonnance dans des cas de conditions médicales stables
- Administrer un médicament : par l’enseignement d’un mode ou d’une technique d’administration, par l’injection de certains médicaments ou en les autorisant à vacciner
- Prescrire et interpréter des analyses de laboratoire : dans le suivi médical de traitement médicamenteux où le résultat d’analyses pourrait modifier l’usage de médicaments
- Prendre en charge certaines affections mineures
Le Collège des médecins du Québec appuie depuis longtemps les deux premières demandes de l’Ordre des pharmaciens du Québec et ne voit pas d’inconvénient à adopter des dispositions législatives pour les permettre.
La troisième demande relative aux examens de laboratoire nécessite un encadrement précisant la liste des analyses dont il est question et qui devront être en rapport et limitées au suivi d’un traitement médicamenteux. En outre, les mécanismes d’assurance qualité des examens devront être précisés, surtout si c’est le pharmacien lui-même, en dehors d’un établissement, qui effectue l’analyse. Il faudrait également s’assurer que ce nouveau prescripteur d’examen partage les résultats d’analyse avec les autres professionnels de la santé concernés dans la prise en charge du patient pour éviter les represcriptions inutiles et coûteuses des mêmes examens.
Quant à la dernière demande, elle nécessite des discussions additionnelles entre les deux ordres professionnels puisque la proposition actuelle de l’Ordre des pharmaciens du Québec repose dans tous les cas sur l’autodiagnostic du patient. Le Collège des médecins du Québec serait favorable à une approche par étapes en commençant par des conditions préventives comme les produits visant à favoriser la cessation tabagique ou l’administration d’acide folique aux femmes enceintes. Le Collège rappelle qu’en s’immisçant dans le champ du diagnostic et du traitement, le pharmacien sort de son niveau de formation et se place en situation potentielle de conflit d’intérêts.
Tout en étant ouvert aux discussions, le Collège des médecins du Québec déplore toutefois la façon cavalière dont l’Ordre des pharmaciens du Québec a présenté ses revendications, notamment en contournant le comité mixte de concertation entre les deux ordres chargé de favoriser la collaboration entre les médecins et les pharmaciens et de faire des recommandations aux Conseils d’administration des deux ordres professionnels.
« L’Ordre des pharmaciens du Québec a préparé un projet de loi à la demande de l’Office des professions du Québec et du gouvernement sans jamais nous consulter au préalable et place le Collège des médecins du Québec devant un fait accompli. J’aurais souhaité un meilleur esprit de collaboration entre nos deux ordres, comme cela s’observe entre nos membres respectifs sur le terrain », a conclu le Dr Charles Bernard, président-directeur général du Collège.
Le Collège rappelle qu’il n’y a pas d’urgence à adopter un projet de loi, et que des dispositions similaires adoptées dans d’autres juridictions canadiennes n’ont pas eu les effets escomptés sur l’accessibilité aux services de première ligne.
Le Collège des médecins du Québec est l’ordre professionnel des médecins québécois. Sa mission est de promouvoir une médecine de qualité pour protéger la population et contribuer à l’amélioration de la santé des Québécois.
Renseignements : Mme Leslie Labranche
Coordonnatrice aux relations publiques
Collège des médecins du Québec
Ligne médias : 514 933-4179 Cellulaire : 514 915-2170
Enfants avec le TDAH et les troubles du sommeil :
La première chose à faire est d'améliorer les habitudes de sommeil en demandant à nos enfants de bouger, d'éviter les jeux vidéos, de restreindre les boissons énergisantes et de développer une routine du coucher comme pour exemple d'éviter la télévision. Chez les enfants traités pour le TDAH (troubles d'attention), la mélatonine pourrait être utile dans certains cas.
Traitements validés pour la perturbation du sommeil:
Le seul produit sans prescription à avoir été testé dans des essais randomisés
pour l’insomnie chez les enfants avec le TDAH est la mélatonine. Deux essais ont démontré son
efficacité, un en combinaison avec des techniques d’hygiène du sommeil et un sans intégrer
l’hygiène du sommeil.
Le comité du LDC-TDAH croit que ces données tendent à en démontrer l’efficacité et la
sureté de l’utilisation de la mélatonine. Son faible cout est aussi un facteur à considérer quand
l’initiation au sommeil est un problème, avec ou sans les médicaments spécifiques au TDAH.
La mélatonine 3 à 6 mg devrait être administrée 30 minutes et plus avant l’heure
désirée de sommeil.. Elle peut constituer une façon sécuritaire et efficace pour traiter
l’insomnie initialement associée au TDAH. Nous ne disposons cependant d’aucune donnée sur la
sureté et l’efficacité de la mélatonine prise à long terme.
Pour plus de détails, voir l'extrait de la version: janvier 2011.
www.caddra.ca

