(Extrait) Montréal, 4 mai 2010 —
Le chocolat et la dépression
Les personnes dépressives consomment plus de chocolat et la quantité augmente selon la gravité de leur état. Depuis longtemps, nous croyons manger plus de chocolat lorsque nous sommes déprimés. La croyance se confirme maintenant avec une étude des chercheurs de l'Université de Californie à San Diego.
Selon les Archives of Internal Medicine, les personnes dépressives consomment plus de chocolat et la quantité ingérée dépend de la gravité de la dépression.
«Dans la mesure où il s'agit d'une étude portant sur une période de temps donnée, il n'est
pas possible de savoir si le fait de consommer du chocolat a accru ou décru les symptômes
dépressifs», mentionne toutefois la Dre Beatrice Colomb, professeure adjointe de la faculté de
médecine de l'université et coauteure de la recherche.
On a étudié la relation entre l'humeur et la consommation de chocolat chez 1000 adultes qui ne prenaient aucun
antidépresseur et n'avaient ni maladie cardiovasculaire ni diabète.
Chaque participant a mentionné la quantité de chocolat qu'il mangeait par semaine et son degré de
dépression a été classé selon une échelle créée par le Center for Epidemiology
Studies.
On constate que les personnes les plus dépressives consomment 12 portions de chocolat par mois, une portion
équivalant à 28 grammes. Les moins dépressifs ne mangent que 5 portions mensuellement.
(BUM)
Documentation :BUM
(Extrait) Le 29 mars 2010.
Préparer les oeufs avec soin
OTTAWA - Santé Canada et l'Agence canadienne d'inspection des aliments rappellent aux Canadiens l'importance de manipuler et de préparer les oeufs avec soin pour prévenir les maladies d'origine alimentaire.
Les oeufs peuvent parfois être contaminés par la bactérie Salmonella ou d'autres micro-organismes qui peuvent vous rendre malade. Les oeufs peuvent aussi être contaminés par des bactéries provenant d'autres aliments. Voici quelques conseils qui vous aideront à réduire le risque de contracter des maladies en mangeant des oeufs.
Magasinez avec soin :
Lorsque vous achetez des oeufs, choisissez uniquement les oeufs réfrigérés dont la coquille est propre et intacte. Vous devriez aussi vérifier la date de péremption sur l'emballage.
Gardez les oeufs au frais :
Les oeufs doivent être réfrigérés dans les deux heures après l'achat dans le compartiment le plus froid du réfrigérateur et dans leur emballage d'origine. L'emballage protège les oeufs des dommages et des odeurs. Brisez la coquille de l'oeuf uniquement au moment de la préparation. Les oeufs durs et les oeufs marinés peuvent être conservés au réfrigérateur jusqu'à une semaine dans un contenant scellé. Si vous mettez des oeufs dans votre boîte-repas, assurez-vous d'y mettre un bloc réfrigérant pour garder les oeufs au frais.
Attention à la propreté :
Rappelez-vous de toujours vous laver les mains et de laver les ustensiles, ainsi que les planches à découper et les comptoirs avec soin, au savon et à l'eau chaude, avant et après avoir manipulé des oeufs crus. Cela aide à éviter le risque de contamination croisée et la propagation de maladies d'origine alimentaire.
Bien faire cuire :
Les oeufs et les aliments à base d'oeufs doivent être bien cuits pour être propres à la consommation, y compris le jaune d'oeuf, qui doit avoir une consistance solide. Servez les plats contenant des oeufs immédiatement après la cuisson et réfrigérez les restes dans un contenant, dans les deux heures. La pâte à biscuits crue à base d'oeufs peut contenir la bactérie Salmonella, c'est pourquoi il ne faut pas la manger avant de bien la faire cuire. Si vous préparez un plat qui ne requiert pas de cuisson et qui contient des oeufs, comme du glaçage ou de la vinaigrette à salade, utilisez des substituts d'oeufs pasteurisés au lieu d'oeufs crus.
On estime à environ 11 millions le nombre de cas de maladies d'origine alimentaire au Canada chaque année.
Beaucoup de ces maladies auraient pu être évitées par de bonnes techniques de manipulation et
de préparation des aliments. Pour de plus amples renseignements sur la salubrité alimentaire, veuillez
consulter le site:
Documentation : Fiche de renseignements du gouvernement du Canada
(Extrait) 11 mai 2010.
Comment prévenir la carie du biberon?
Il existe toutefois plusieurs méthodes de prévention de la maladie du biberon :
- Montrer à l'enfant comment boire au gobelet dès son plus jeune âge
- Brosser sa bouche après les repas.
- Brosser ses dents dès l'apparition de sa première dentition
- Utiliser une sucette, au lieu d'un biberon, pour calmer le bébé après les repas
- À un stade plus avancé, brosser les dents de l'enfant deux fois par jour.
Les caries des dents de lait sont nocives et se reproduisent lorsque l'enfant devient adulte. Il ne faut pas oublier que les dents adultes sont en formation dans les maxillaires de l'enfant.
Les enfants qui s’endorment au sein de leur mère ou avec un biberon rempli de lait, de jus de fruit ou de soda, risque de développer de nombreuses caries. Celles-ci formeront des taches brunâtres sur les dents.
Le biberon donnez à votre enfant en dehors des repas ne doit contenir que de l’eau, pour éviter tout risque de carie. À partir de l’âge de deux ou trois ans, l’utilisation d’un dentifrice au fluor est le meilleur moyen de prévention des caries.
Utiliser des dentifrices pour enfant qui contiennent une dose de fluor suffisante.
Alimentation et caries chez l'enfant :
Il faut éviter les aliments contenant trop de sucre qui peuvent augmenter les caries chez votre enfant (Gateaux, bonbons, sucreries, breuvages sucrés).
Fréquenter le dentiste le plus souvent possible. Une radiographie des molaires de lait peut permettre de dépister et de traiter le plus rapidement possible les caries à leur début.
Plus tard, vers les quatre à six ans, apprenez à votre enfant les techniques efficaces du brossage des dents.
Communiqué : accrosante.com
Montréal, 17 mai, 2010.
Réguler l'inflammation préviendrait le cancer du côlon?
Pour la première fois, une équipe de recherche du CUSM/McGill démontre le rôle important de deux protéines dans le processus...
Chaque jour notre intestin est en contact avec des bactéries qui provoquent une réponse inflammatoire basique qui est bien tolérée et hautement contrôlée. Cependant dans certains cas, l'inflammation échappe à tout contrôle, ce qui peut conduire à une maladie inflammatoire de l'intestin et prédisposer au cancer du côlon. La Caspase-1, protéine importante impliquée dans le mécanisme de l'inflammation, a longtemps été considérée comme l’un des coupables se cachant derrière l’inflammation excessive dans le côlon. La Dre Maya Saleh, chercheuse à l'Institut de recherche du CUSM, et ses collègues suggèrent le contraire dans leur nouvelle étude.
Les chercheurs du CUSM/McGill ont démontré que la Caspase-1 joue un rôle crucial dans la régulation de l’inflammation et la réparation des tissus de l’intestin. Mais l’excès de toutes bonnes choses peut parfois être néfaste. Ils ont également prouvés que si la Caspase-12 – protéine qui bloque la Caspase-1 – est absente, le mécanisme de l’inflammation échappe à tout contrôle.
Les résultats récemment publiés dans le journal Immunity, ouvrent la porte à une compréhension plus approfondie et une stratégie de traitement plus ciblé pour traiter des maladies liées à une inflammation de l’intestin et prévenir certains cancers.
Cette découverte est d’un intérêt majeur d’un point de vue thérapeutique car depuis la fin des années 1990, la plupart des compagnies pharmaceutiques développent des inhibiteurs de la Caspase-1 dans le but de soulager les symptômes de la colite. Cependant l’équipe du Dre Saleh a observé que l’inhibition ou l’enlèvement de la Caspase-1 n’est pas protecteur et cause une réaction inflammatoire intense menant à des cas de colites sévères.
«La Caspase-1 est nécessaire pour maintenir la barrière intestinale et la réparer si elle est abîmée. Elle agit en stimulant la prolifération des cellules qui tapissent la barrière de l’intestin et en comblant le site de la lésion ou d'un ulcère. Cette barrière nous protège des bactéries qui colonisent notre intestin», explique Dre Saleh. «Sans elle, ces bactéries envahissent les tissus profonds et déclenchent une inflammation persistante».
Selon la Dre Saleh, l’absence de Caspase-12 entraine une multiplication de cellules incontrôlée et un risque plus élevé de cancer du côlon. « En effet, si la Caspase-1 n’est pas régulée cela peu mener à l’apparition de tumeurs », livre Dre Saleh. «Notre défi est à présent d’approfondir nos recherches sur l’action des Caspases dans la réponse immunitaire et également de voir si elles jouent un rôle dans d’autres types de cancer».
Dre Maya Saleh est chercheuse à la division des soins intensifs de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et professeure adjointe à la Faculté de médecine de l’Université McGill
http://cusm.ca/newsroom/nouvelles/reguler-l%E2%80%99inflammation-previendrait-cancer-du-colon
Au sujet de l’étude
L’article “Control of Intestinal Homeostasis, Colitis, and Colitis-Associated Colorectal Cancer by the Inflammatory Caspases,” publié dans le journal Immunity a été coécrit par Jeremy Dupaul-Chicoine, Garabet Yeretssian, Karine Doiron, Philippe M. LeBlanc, Christian R. McIntire, et Maya Saleh de l’Insitut de recherché du CUSM et de l’Université McGill, Charles Meunier, Claire Turbide, Nicole Beauchemin et Philippe Gros, de l’Université McGill et Kirk S.B. Bergstrom et Bruce A. Vallance de l'Université de la Colombie-Britannique et BC Children’s Hospital.
Financement
L’étude a été réalisée grâce à une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), la Burroughs Wellcome Foundation, la CHILD Foundation et la Canadian Society for Immunology.
Montréal, 12 mai 2010 —
Les noix pour abaisser le mauvais cholestérol
Montréal, 12 mai 2010 —
Après avoir analysé 25 essais cliniques effectués dans sept pays et combinant au total 583 hommes
et femmes, les chercheurs arrivent à la conclusion que les aliments de type noix améliorent le taux de
cholestérol.
Les noix, amandes, noisettes et autres du genre sont riches en protéines végétales, en
acides gras non saturés, en fibres, en minéraux, en vitamines et antioxydants. Elles sont donc excellentes pour la
santé générale.
«Dernièrement, la consommation de ces fruits fait l'objet d'un ensemble de recherches en raison de leur capacité à faire baisser le cholestérol sanguin et réduire ainsi le risque de maladies cardiovasculaires», mentionne le Dr Joan Sabaté de l'Université Loma Linda en Californie.
Selon les résultats de l'étude publiée dans les Archives of Internal Medicine, les participants qui ont consommé chaque jour 67 grammes d'amandes, noix ou autres ont vu leur taux de cholestérol s'améliorer. Pour être plus précis, on note une baisse moyenne de 7,4% du mauvais cholestérol et une augmentation de 8,3% du bon cholestérol dans les cas d'un taux trop bas.
De plus, les triglycérides (les graisses qui circulent dans le sang) ont diminué de 10,2% avec une consommation
quotidienne de noix. «Les résultats confortent l'inclusion de ces fruits à coques dans des régimes
alimentaires thérapeutiques pour améliorer les taux de cholestérol, car ils ont le potentiel de réduire
le risque de maladies coronariennes», ajoute les auteurs de l'étude.
(BUM)
17 février 2010.
Pourquoi fruits de mer et vin rouge ne se marient pas ?
SPECTRO-SCIENCES
Les meilleurs gastronomes vous le confirmeront : vin rouge et poissons se marient mal à table ! Mais la règle n’est pas aussi stricte que cela : il arrive que certains vins rouges se conjuguent avec des fruits de mer, alors que certains vins blancs ruineront votre repas. Des chercheurs japonais se sont penchés plus sérieusement sur la question : à partir de tests sensoriels, ils ont analysés les vins afin de détecter les molécules responsables de ces mauvais goûts.
La première étape de cette étude, publiée dans un numéro récent du Journal of Agricultural and Food Chemistry consistait à dresser la table pour un pannel de consommateurs cobayes. Sept expériences ont ainsi été menées, avec au menu des coquilles saint-Jacques, agrémentées de 38 crus de vins rouges et 26 crus de vins blancs. Leurs analyses montrent que les vins à faible teneur de fer accompagnent mieux les fruits de mer que ceux fortement chargés en fer.
Les chercheurs n’ont cependant pas encore isolé le composant des coquilles saint-Jacques réagissant avec le vin, mais ils suspectent un acide gras insaturé, qui pourrait se dégrader rapidement et donner un mauvais goût au fruit de mer. La teneur en fer du vin dépend quant à elle du vignoble, de la qualité du sol et des techniques de récolte et de transformation. Les vins rouges tendent à avoir de plus fortes teneurs en fer, ce qui confirmerait dans de nombreux cas la fameuse règle de mésalliance entre ces crus et les produits de la mer. In vino veritas !
Le 3 mai 2010
Des chercheurs de l’HGJ contribuent à l’identification des gènes de l’ostéoporose
La plus grande étude du genre dévoile 13 nouveaux gènes liés à la maladie osseuse Une équipe de chercheurs internationaux a identifié 20 gènes liés à l'ostéoporose et à la faiblesse osseuse, dont 13 gènes jamais auparavant associés à la maladie. Bien que l'ostéoporose soit hautement héréditaire, l'étude constitue un des plus grands efforts internationaux d'identifier clairement les gènes liés à ce trouble osseux souvent dévastateur.
Dr J. Brent Richards de l'Institut Lady Davis de recherches médicales de l'Hôpital général juif de Montréal, premier coauteur de l'étude, a collaboré avec plus de 30 collaborateurs des quatre coins du monde. Les résultats ont été récemment publiés dans la revue Nature Genetics. Les chercheurs ont passé en revue les données recueillies auprès de près 20 000 sujets dans le cadre de 5 récentes études génétiques internationales.
L'ostéoporose réduit la densité minérale osseuse (DMO) et affaiblit la microarchitecture du tissu osseux, ce qui rend les os plus fragiles et sujets à une fracture. La maladie touche environ 2 000 000 de Canadiens et 75 000 000 de personnes aux États-Unis, en Europe et au Japon.
« Chaque année au Canada, les fractures de la hanche attribuables à l'ostéoporose coûtent à elles seules 2 400 000 000 $ en soins directs, raconte Dr Richards, chercheur généticien de l'Institut Lady Davis et professeur adjoint à la Faculté de médecine de l'Université McGill. Les fractures de la hanche sont courantes et coûteuses. En outre, elles affichent un taux de mortalité après deux ans de 50 %, soit plus que certains cancers. »
Bien qu'elle survienne dans tous les groupes ethniques, la part du lion de l'ostéoporose revient aux femmes ménopausées d'origine européenne ou asiatique. Selon l'IOF (International Osteoporosis Foundation), une femme sur trois de plus de 50 ans subira une fracture ostéoporotique, parallèlemement à un homme sur cinq. D'ici 2050, l'incidence mondiale de la fracture de la hanche devrait s'accroître de 310 % chez les hommes et de 240 % chez les femmes.
« Il est possible d'examiner le génome humain complet afin de tenter de repérer les gènes - parmi
tous ceux hérités - qui semblent à l'origine de l'ostéoporose, explique Dr Richards. Non seulement
a-t-on trouvé 13 gènes nouveaux, mais on a démontré que certains de ces gènes
étaient liés non seulement à la densité osseuse, mais également au risque de
fracture lui-même. » Dr Richards est persuadé
que ces résultats se traduiront par des bienfaits pratiques pour les patients.
« Pour mieux traiter une affection, il importe d'en connaître la cause, affirme-t-il. On savait
déjà qu'un des plus grands facteurs de l'ostéoporose était génétique, mais
on ne savait pas précisément de quels facteurs génétiques il s'agissait. L'étude offre
l'occasion de comprendre les mécanismes génétiques qui régissent la solidité
osseuse et d'intervenir pour prévenir l'affaiblissement des os des patients. De plus, si davantage de gènes qui
influencent la solidité osseuse sont découverts, il sera alors possible de déterminer les populations qui
nécessitent un traitement préventif. »
Institut Lady Davis de recherches médicales de l’Hôpital général juif
Situé à Montréal au Québec, l’Institut Lady Davis de recherches médicales, en
plus de constituer l’organe de recherche de l’Hôpital général juif, entretient
d’étroites relations académiques avec l’Université McGill. Avec plus de 150 chercheurs
affiliés, l’Institut compte parmi les plus grands et importants instituts de recherche biomédicale du
Québec et du Canada. Ses chercheurs ont réalisé des percées majeures (VIH et sida,
vieillissement, cancer, maladies vasculaires, épidémiologie et psychosociologie) et ont donc
contribué à la santé et au bien-être de millions de patients de Montréal, du Québec et
de l’étranger.
Hôpital général juif
Maintenant dans sa 75e année de Soins pour tous, l’Hôpital général juif a
été la source de soins supérieurs pour des générations de patients d’origines diverses.
Un des plus grands et achalandés hôpitaux du Québec, il prodigue à tous les
Québécois, en partenariat avec le réseau de santé provincial, des soins de qualité
supérieure. En cette année anniversaire, l’Hôpital a réitéré son
engagement d’offrir les meilleurs soins qui soient aux patients dans un milieu propre, sécuritaire et axé
sur la personne. L’Hôpital est en mesure de donner des services médicaux novateurs grâce à son
rôle au Centre universitaire de santé McGill, à l’agrandissement et à la modernisation de
ses installations ainsi qu’aux recherches de pointe effectuées à l’Institut Lady Davis de
recherches médicales. Site web : jgh.ca

