CANCER DU SEIN ET VITAMINE D

Cancer du sein et vitamine D

Un lien entre cancer du sein et carence en vitamine D .

Les femmes manquant de vitamine D au moment du diagnostic d'un cancer du sein ont une mortalitéé plus èlevée que celles qui ne sont pas carencées.
Entre 1989 et 2006, l'équipe dirigée par Pamela Goodwin, professeur de médecine à l'Université de Toronto a suivi 512 patientes, âgées en moyenne de 50 ans, au moment du diagnostic.
Les résultats ont montré que seulement 74 % des femmes carencées en vitamine D étaient encore en vie au bout de dix ans contre 85 % chez celles qui ne l'étaient pas.
En outre, la production de métastases à partir de la tumeur initiale était nettement plus fréquente chez les patientes manquant de vitamine D que chez celles qui en étaient normalement pourvues. À noter également que seules 24 % des malades avaient des niveaux suffisants de vitamine D au moment du diagnostic.

« Ces données indiquent bien un lien entre la vitamine D et l'évolution du cancer du sein, mais on ne peut pas encore dire s'il s'agit d'une relation de cause à effet », tempère le Dr Goodwin. Selon elle, « ces résultats doivent être confirmés par d'autres essais cliniques » avant d'envisager de prescrire une complémentation en vitamine D pour réduire le risque de mourir d'un cancer du sein.
La majeure partie de cette vitamine provient de l'exposition de la peau au soleil. Mais on la trouve aussi dans certains aliments comme le beurre, le poisson ou. la fameuse huile de foie de morue prescrite autrefois aux enfants pour lutter contre le rachitisme.

www.natyb.fr/presse

(Extrait) Mars 2009.

MPAKT : une conférence axée sur les avancées en matière de cancer du sein

IMPAKT représente la plate-forme européenne d’une association multidisciplinaire en plein essor, qui rassemble de nombreux acteurs européens de premier plan : organisations professionnelles, équipes de recherche et associations de patients atteints de cancer.

Commentaire de la Fondation contre le Cancer :

La conférence s’est focalisée sur les toutes dernières avancées de la recherche translationnelle en cancérologie. Ainsi, une importante étude, menée à l’Institut Bordet à Bruxelles, montre l’existence d’une signature génétique, grâce à laquelle il est possible de déterminer, parmi les femmes atteintes d’un cancer du sein, celles chez qui une chimiothérapie par épirubicine donnera les meilleurs résultats.

La mise au point de nouveaux traitements est essentielle. Mais le Professeur Piccart a rappelé l’importance de facteurs prédictifs fiables, permettant de faire un choix parfaitement individualisé, parmi la palette des traitements actuellement disponibles. De nombreuses études ont précisément pour objet d’identifier de tels facteurs prédictifs.
L’épirubicine est une chimiothérapie particulièrement efficace contre le cancer du sein. Mais elle peut s’accompagner de graves effets secondaires – insuffisance cardiaque, par exemple – chez un petit nombre de patientes. Etant en mesure de déterminer chez quelles femmes ce traitement aura les meilleurs résultats, les médecins pourront n’utiliser l’épirubicine que chez elles. On évitera ainsi un traitement inutile et des risques inutiles aux patientes dont la tumeur est peu sensible à cette chimiothérapie.

L’une des autres études présentées concernait le développement d’un nouveau test rapide, établissant si des cellules cancéreuses provenant d’une tumeur du sein ont ou non envahi les ganglions lymphatiques voisins. Ce test permet d’éviter une deuxième opération en cas de ganglions envahis. Il dure environ 35 minutes et est réalisé au cours de la première opération, lors de l’ablation de la tumeur primaire.

Les chercheurs ont montré que ce test pouvait contribuer à rassurer grandement les patientes, puisqu’il permet de vérifier qu’aucun autre ganglion lymphatique n’est atteint. Pendant l’ablation de la tumeur, le chirurgien prélève normalement un ganglion dit « sentinelle ». Il s’agit du premier ganglion lymphatique qui draine la zone du sein envahie par la tumeur. C’est aussi le premier ganglion qui risque d’être envahi par des cellules cancéreuses échappées de la tumeur primitive.

Le ganglion sentinelle est donc examiné avec une grande attention, parfois pendant des heures. La présence dans le ganglion sentinelle de micrométastases (diamètre compris entre 0,2 et 2 mm) est associée à un moins bon pronostic. Dans ce cas, il est généralement recommandé d’enlever tous les autres ganglions lymphatiques présents dans cette zone lors d’une seconde opération.

Par contre, la nouvelle technique rend possible la réalisation de cette analyse au cours même de la première intervention. On peut alors agir directement en fonction du résultat, ce qui permet d’éviter une seconde opération à de nombreuses patientes. Ce nouveau test a également une « valeur prédictive négative » élevée. Cela signifie que si le test est négatif et donc que l’on ne décèle pas de micrométastases dans le ganglion sentinelle, il est très probable que les autres ganglions ne sont pas non plus atteints par le cancer.

Cette étude et les nombreux autres travaux présentés soulignent l’importance et la nécessité d’échanger des informations et des techniques, ainsi que d’instaurer une réelle collaboration internationale. Les efforts communs se traduisent alors plus rapidement en des avancées scientifiques permettant d’assurer des soins et des traitements optimaux pour toutes les personnes atteintes d’un cancer du sein.

Référence:
www.cancer.be/ Dernière mise à jour : ( 22-05-2009 )

(Extrait) 20 juillet 2009.

Les fumeurs de cannabis menacés par le cancer du testicule?

La consommation fréquente ou à long terme de la marijuana augmente les risques de cancer du testicule, révèle une étude du  Fred Hutchison Cancer Research Center de Seattle.

Les chercheurs ont voulu comprendre pourquoi la fréquence de ce type de cancer augmente de 3 à 6% par an depuis les années 1950, dans la plupart des pays occidentaux.
Il a déjà été prouvé que le cannabis a des effets secondaires divers sur les systèmes endocriniens et reproductifs, abaissant notamment la qualité du sperme et diminuant le taux de testostérone et entrainant même l'impuissance.
Cela dit, la stérilité chez les hommes et la mauvaise qualité du sperme sont liés à des risques de cancer du testicule. Les chercheurs ont interrogé 396 résidents de Seattle, entre 18 et 44 ans et atteints du cancer du testicule, sur leur consommation de marijuana. Ils ont comparé les résultats à ceux de 979 hommes en santé.
Ils ont découvert que le risque de cancer était augmenté de 70% chez les fumeurs de marijuana lors du diagnostic, par rapport à ceux qui ne consomment pas. Le risque est multiplié par deux pour les personnes fumant au moins une fois par semaine ou ceux qui y sont exposés à long terme depuis l'adolescence.
Il semblerait aussi que le lien entre le cancer du testicule et le cannabis se limiterait à un seul type de cancer du testicule, soit celui qui touche les hommes entre 20 et 35 ans. 40% des cas de cancer de testicule sont de ce type.
(source: Le Point.fr)

matin.branchez-vous.com/

   

Cancer de la peau: de plus en plus de jeunes touchés

Montréal, 6 juillet 2009 — Le nombre de jeunes atteints de cancer de la peau est en hausse au pays alors que les spécialistes pour les traiter se font de plus en plus rares, déplorent les dermatologues canadiens.
Ces derniers étaient réunis à Toronto la semaine dernière dans le cadre de la rencontre annuelle de l'Association canadienne de dermatologie.
Selon l'association, les Canadiens nés dans les années 1990 sont deux à trois fois plus susceptibles d'être atteints, au cours de leur vie, d'un cancer de la peau, et ce, comparativement à ceux nés dans les années 1960. Le risque de souffrir de mélanome, une forme de cancer de la peau qui a fait 940 victimes canadiennes l'an dernier, est également beaucoup plus important qu'avant. Il est d'ailleurs devenu le troisième type de cancer le plus répandu chez les jeunes femmes âgées entre 15 et 29 ans.
Les dermatologues affirment que l'utilisation accrue de lits de bronzage et de lampes solaires chez les jeunes a fait augmenter leurs risques d'avoir le cancer de la peau.
Par ailleurs, il n'y aurait que 650 dermatologues au Canada. Environ la moitié d'entre eux devraient prendre leur retraite d'ici 10 ans, estime l'association, qui déplore que le temps d'attente pour consulter un dermatologue a doublé depuis cinq ans. Il faut désormais attendre 10 semaines avant de voir un spécialiste de la peau.
L'association demande aux provinces d'augmenter le nombre de places en résidence pour former de nouveaux dermatologues. (PC)
Nouvelles Santé Canada