Du cœur au ventre, avec Daniel Pinard à Radio Canada Télévision. (1)
Montréal, 27/01/2009
Voici ce que présente Radio Canada
Télévision:
Nouveauté au programme, quelques rencontres avec des médecins et des chercheurs qui viendront briser tabous et
clichés entourant certaines maladies et prises de médicaments et ainsi bousculer nos habitudes et croyances.
Du contenu explosif qui fera réfléchir et amènera plus loin notre réflexion face à
notre santé.
Nous connaissons bien Daniel Pinard autant pour son talent de chef cuisinier, que pour son humour. Mais attention, son émission est très populaire et suivie par des milliers de téléspectateurs. Si on choisi un invité très controversé sur son approche scientifique et que l'argumentation proposée par l'animateur (Daniel Pinard) est totalement biaisée par le fait qu'il est déjà convaincu de la qualité et de la véracité des avancés de son invité, la possibilité pour le téléspectateur de pouvoir se faire un jugement clair sur les avancés du Dr de Lorgeril est nulle. Rappelé vous la phrase dans la présentation de cette émission par Radio Canada; contenu explosif qui fera réfléchir et amènera plus loin notre réflexion face à notre santé.
Plus loin, mais dans quelle direction ?
Peut-être aider le médecin à vendre plus de livres, mais je ne crois pas que c'était le but de monsieur Daniel Pinard.
Je crois que monsieur Pinard a adhéré 100% à la thèse du Dr. De Lorgeril en lisant son livre. Disons que monsieur Pinard aime la controverse. Ce livre qui a été publié en 2007 en France et depuis distribué à travers le monde a connu un certains succès n'est pas nécessairement inintéressant mais doit être lu avec discernation.
Quelques extraits de la presse internationale:
Le monde médical persiste et signe un manifeste pour rétablir la vérité. Un taux
élevé de cholestérol est une cause de maladie cardiovasculaire.
Oui, c'est incontestable, un taux élevé de cholestérol sanguin reste bel et bien un facteur de risque
cardiovasculaire, qu'il faut surveiller - et si nécessaire réduire - au même titre que les autres facteurs de
risque (tabagisme, hypertension artérielle, diabète de type 2...).
Tel est en substance le message que la Ligue cardiologique belge (LCB) entend faire passer, alors que, ces derniers mois,
certaines informations dangereusement contraires circulent. A tel point que la LCB, en collaboration avec des associations
représentatives du monde scientifique et médical belge et spécialisées dans le traitement et/ou la
prévention des maladies cardiovasculaires, a cru bon de devoir lancer une campagne de communication grand public.
Histoire de remettre les pendules à l'heure !
Laurence Dardenne - Publié le 16 mai 2008.
La Société Française de Cardiologie (SFC) dénonce les propos du cardiologue Michel de Lorgeril,
chercheur au CNRS dans un interview publié dans Le Monde du 13 juin et dans son livre "Dites à votre médecin
que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicament". La SCF qualifie les propos du docteur de
Lorgeril, qui "innocente" le cholestérol comme facteur des maladies cardio-vasculaires, de fantaisistes.
Elle rappeler que le traitement par statines (1) doit s'intégrer dans un ensemble de mesures d'hygiène de
vie: exercice physique, régime, arrêt du tabagisme chez les fumeurs, également indispensables pour
réduire le risque d'accidents cardio-vasculaires
Société Française de Cardiologie
Le Monde
PsychoMédia - Publié le 15 juin 2007
Pour conclure, voici un communiqué important pour tous ceux qui sont sous médication avec des statines.
L'interruption du traitement double le risque de mortalité, selon une étude de McGill:
Les patients qui décident de ne plus prendre de augmentent leur risque de décès au cours de
l'année, affirment des chercheurs de l'Université McGill et du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).
Leur étude paraissait dans un récent numéro de l'European Heart Journal.
En se servant de données sur des patients de Grande-Bretagne ayant survécu plus de trois mois à
un infarctus du myocarde, la Dre Stella Daskalopoulou et ses collègues en sont arrivés à la conclusion
que ceux qui interrompent un traitement aux statines ont un risque de 88 % plus élevé de mourir dans
l'année que ceux qui ne s'en sont jamais fait prescrire. "
Les statines constituent certainement une excellente médication ", a déclaré la Dre Daskalopoulou, qui travaille à la Faculté de médecine de McGill, au département de médecine et à la division
d'épidémiologie clinique du CUSM. " Les patients qui utilisaient des statines avant de faire une crise cardiaque
et ont continué de les prendre par la suite avaient 16 % moins de risque de mourir dans l'année que ceux qui n'en
avaient jamais pris. Par conséquent, même si les statines vous paraissent avoir été inefficaces pour
prévenir votre infarctus, il faut continuer de les prendre et il est même extrêmement dangereux d'abandonner.
"
Nouvelles du CUSM
www.cusm.ca
Lorsque l'on présente une émission de télévision visant le grand public, assurons-nous que plusieurs points de vue sont présentés. Pourquoi pas, monsieur Pinard , ne pas inviter un cardiologue de l'institut de cardiologie à votre émission, un point de vue différent du vôtre serait apprécié.
(1) Nouvelle émission de télévision présentée à Radio Canada tous les vendredi à 21 HRS p.m.
(2) Les statines (ou inhibiteurs de la HMG-CoA réductase) forment une classe d'hypolipidémiants,
utilisés comme médicaments pour baisser la cholestérolémie de personnes qui risquent une
maladie cardiovasculaire à cause de leur hypercholestérolémie.
Les statines comprennent :
- L'atorvastatine
- La fluvastatine
- La lovastatine
- La pravastatine
- La rosuvastatine
- La simvastatine
Dr Hyon Choi - Des statines pour les articulations ?
Colombie-Britannique, 28/01/2009
Est-ce qu'un médicament important pour le traitement des maladies cardiaques aide aussi les gens qui souffrent de polyarthrite rhumatoïde? Le Dr Hyon Choi, chercheur à l'Université de la Colombie-Britannique, affirme : certainement... peut-être.
Les statines sont une catégorie de médicaments largement utilisés pour réduire les taux de gras (lipides) dans le sang, et donc les risques de maladies cardiovasculaires. Mais plusieurs études indiquent que les statines ne font pas que réduire le taux de lipides, elles réduisent aussi l'inflammation qui est au coeur de la polyarthrite rhumatoïde.
Les statines semblent avoir non seulement un effet sur le taux de lipides, mais aussi des propriétés anti-inflammatoires, affirme le Dr Choi, rhumatologue à l'Hôpital général de Vancouver.
La grande question est de savoir si les statines pourraient vraiment prévenir ou ralentir l'apparition de la polyarthrite rhumatoïde ou en réduire la gravité. "
Cette maladie inflammatoire n'est pas que douloureuse, elle est aussi mortelle. Les personnes qui souffrent de polyarthrite rhumatoïde meurent souvent prématurément de maladies cardiaques. On pense que les molécules associées à l'inflammation affaiblissent aussi le système cardiovasculaire.Si les statines réduisent à la fois les taux de lipides et les niveaux d'inflammation, elles seraient doublement efficaces pour atténuer la douleur et prolonger la vie de milliers de Canadiens qui souffrent de douleurs inflammatoires des articulations.
Le Dr Choi dirige une étude globale financée par les IRSC afin de trouver la réponse. Il utilise les bases de données sur la santé de la Colombie-Britannique, qui contiennent des informations sur environ 4,5 millions de patients, et des outils statistiques évolués pour chercher des liens entre les statines et la polyarthrite rhumatoïde.
Si les résultats de l'utilisation des statines pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde sont favorables, le Dr Choi dit qu'une question de politique de la santé est déjà élucidée : médicament générique peu coûteux, les statines pourraient facilement être ajoutées aux médicaments antirhumatismaux pour aider à prévenir les maladies cardiovasculaires et les décès liés à la polyarthrite rhumatoïde.
www.cihr-irsc.gc.ca
Plus de lait maternel, moins de cholestérol plus tard ?
La synthèse de 17 études portant sur environ 17.500 adultes (dont 12.900 avaient été nourris au sein
maternel dans leur jeune âge et 4.600 par des préparations lactées pour enfants) suggère
aujourd'hui un bénéfice supplémentaire de l'allaitement maternel : il pourrait être " bon pour le
cholestérol " !
Le taux moyen de cholestérol semble en effet plus faible chez les personnes qui ont été allaitées
dans la prime enfance que chez celles qui ont consommé des formules lactées. Et l'allaitement maternel serait
d'autant plus " efficace " qu'il serait exclusif ! Bien sûr, cette hypothèse ne saurait faire oublier que
les laits pour enfants restent particulièrement utiles (et adaptés) lorsque l'allaitement n'est pas possible ou n'est
pas souhaité. (Nutrinews hebdo)
Source : American Journal of Clinical Nutrition, volume 88, n° 2, p. 305-314.
www.carevox.fr
La crainte vis-à-vis l'hormonothérapie substitutive serait sans fondement
Par Helen Branswell, La presse canadienne,Toronto
L'hormonothérapie substitutive est une solution sécuritaire et viable pour le traitement à
court terme des symptômes de la ménopause, estime la Société des obstétriciens et
gynécologues du Canada
La SOGC a publié jeudi de nouvelles directives dans le but de dissiper certaines craintes, qu'elle considère "non
fondées", à l'égard de ce traitement
Selon les obstétriciens et gynécologues canadiens, une étude américaine publiée en 2002 a
effrayé les femmes et les a poussées à éviter un traitement sécuritaire pour soulager les
symptômes de la ménopause, tels que les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes. Un essai
clinique sur un échantillon aléatoire ("Women's Health Initiative"), qui a comparé des femmes ayant
recours à l'hormonothérapie de remplacement à d'autres qui n'étaient pas exposées
à ce traitement, a noté un risque un peu plus élevé de crise cardiaque ou d'accident vasculaire
cérébral chez des femmes plus âgées qui avaient entrepris une hormonothérapie substitutive au
moment de la ménopause.
"Nous croyons que les femmes méritent de meilleurs conseils et soins que ceux qu'elles reçoivent depuis la
publication de la 'Women's Health Initiative'", a affirmé un porte-parole de l'organisation, le docteur Robert Reid.
Selon lui, les femmes n'étaient plus en mesure de faire des choix informés. "Les femmes ont été
terrifiées par la manière dont ces informations ont été présentées, tant dans la
littérature scientifique que dans les médias", a-t-il fait valoir jeudi. La Société des
obstétriciens et gynécologues recommande donc aux médecins qui suivent des patientes aux prises avec des
difficultés liées aux symptômes de la ménopause de suggérer l'hormonothérapie
substitutive pendant quatre à cinq ans, ou jusqu'à ce que les symptômes s'estompent.
Le docteur Reid, professeur d'obstétrique-gynécologie à l'université Queen's de Kingston, en Ontario, a toutefois recommandé aux femmes concernées d'en discuter avec leurs médecins.
Selon la SOGC, l'hormonothérapie substitutive devrait être entreprise dès le début de la
ménopause.
© La Presse Canadienne, 2009
Nouveau traitement offert au Canada pour soulager les symptômes de la ménopause
Angeliq est la seule hormonothérapie offerte au Canada contenant de la drospirénone
Toronto, le 22 octobre 2008 -
Bayer Inc. a annoncé qu’Angeliq®, une nouvelle combinaison orale d’œstrogène et de progestatif indiqué dans le traitement des symptômes associés à la ménopause tels que les bouffées de chaleur, est maintenant offert au Canada. Angeliq® est l'unique hormonothérapie substitutive (HTS) accessible aux Canadiennes qui contient de la drospirénone (DRSP), le seul progestatif de synthèse qui ressemble le plus à la progestérone naturelle.
Pour soulager les symptômes de la ménopause, les médecins peuvent prescrire une hormonothérapie substitutive (HTS) pour compenser la réduction naturelle des taux d'œstrogène. De nombreuses études ont confirmé qu'une HTS représente l'option la plus efficace pour traiter ce genre de symptômes. La DSRP procure d'autres avantages que le soulagement des symptômes ménopausiques. Elle contrebalance la rétention d’eau et de sodium associée aux œstrogènes, ce qui peut alors empêcher le gain de poids associé aux œstrogènes . Il a été démontré qu’Angeliq® peut aider à diminuer de façon significative le mauvais cholestérol (LDL), tout en augmentant le bon cholestérol (HDL).
À propos d’Angeliq®
Angeliq® est une combinaison d’œstroprogestatif à prendre par voie orale, en dosage continu, en tant qu’hormonothérapie substitutive (HTS).
Angeliq® contient du 17ß -estradiol (chimiquement et biologiquement identique à l'estradiol endogène
humain) et de la drospirénone (progestatif de synthèse). Le 17ß -estradiol remplace les hormones
manquantes pendant et après le climatère. L'ajout de la drospirénone prévient l'hyperplasie
endométriale, que l'on croit causée par les œstrogènes.
Commercialisée en Europe en 2002, approuvée aux État-Unis en 2005, maintenant disponible au Canada. Elle
sera inscrite pour approbation sur la liste des médicaments de juin 2009.
